De 1926 à 1948
En 1926, le très hononorable Arthur Meighen est premier ministre du Canada. Il est remplacé en septembre 1926 par William Lyon Mackenzie King qui occupe le poste jusqu’en 1930. Le gouvernement conservateur du très honorable Richard Bedford Bennett est au pouvoir de 1930 à 1935. Le gouvernement libéral de Mackenzie King reprend le pouvoir en 1935. Louis Stephen Saint-Laurent remplace MacKenzie King en 1948.
Sur la scène canadienne
Pendant la période allant de 1926 à 1948, le gouvernement entreprend plusieurs démarches en ce qui a trait au bilinguisme. Par exemple, en 1927, le mot ‘postes’ apparaît pour la première fois sur les timbres commémoratifs du 60e anniversaire de la Confédération et sera maintenu par la suite. Le gouvernement fédéral crée le Bureau des traductions en 1934 et émet les chèques d’allocations familiales bilingues au Québec en 1945. La pratique est étendue au
Canada en 1962.
Le dossier de la radio évolue rapidement pendant cette époque. Créée le 26 mai 1932, la Commission canadienne de la radiodiffusion (CCR) a deux fonctions : assurer aux radiophiles canadiens un service national de radiodiffusion et régir toute radiodiffusion au Canada. La CCR est dissoute et remplacée par la Société Radio-Canada en 1936.
Les associations francophones nationales
Le Deuxième congrès de la langue française a lieu à Québec le 27 juin 1937. Le Comité permanent du deuxième congrès devient le Comité permanent de la survivance française en Amérique chargé de porter à la connaissance des autorités religieuses et civiles les problèmes des minorités françaises. L’âme dirigeante est l’abbé Paul-Émile Gosselin.
Le Congrès des coopérateurs de l’Ouest est tenu à Edmonton en novembre 1946. Les soixante délégués représentent toutes les branches de la coopération des quatre provinces de l’Ouest.
En 1957, à l’occasion de son 10e anniversaire, le congrès de l’ACELF a lieu à Edmonton dans les édifices de la University of Alberta qui a gracieusement offert son campus.
L’Alberta
En janvier 1933, l’aile gauche United Farmers of Alberta (UFA) s’affilie officiellement à la Cooperative Commonwealth Federation (CCF) qui vient d’être fondée en août 1932.
Le gouvernement United Farmers de Richard Gavin Reid entre au pouvoir en 1934. En 1935, William Aberhart et son gouvernement Crédit social défait les Fermiers-unis au pouvoir depuis 1921. Les créditistes gardent le pouvoir de 1935 à 1971. En 1943, Ernest C. Manning devient le premier ministre de l’Alberta.
Imperial Oil découvre du pétrole à Leduc en 1947, provoquant une importante croissance démographique et une nouvelle ère de prospérité pour la région et la province.
Edmonton
À Edmonton, en 1926, il y a trois postes de radiodiffusion : le Edmonton Journal exploite CJCA, le International Federation of Bible Students exploite le poste CHCY et Jim Taylor et Hugh Pearson, propriétaires de Radio Supply Co. Ltd., exploitent le poste CFCK qui sera vendu à la University of Alberta pour devenir CKUA le 21 novembre 1927.
En 1939, on célèbre le cinquantenaire des écoles catholiques d’Edmonton.
Les politiciens francophones
Plusieurs politiciens franco-albertains ont déjà été nommés sénateurs. Le 29 janvier 1940, le docteur Aristide Biais est nommé sénateur à son tour.
Mais il est important aussi d’assurer la représentativité des francophones de l’Alberta à la Chambre des communes. Ainsi, aux élections fédérales en octobre 1935, René-Antoine Pelletier de Falher, candidat du Parti crédit social dans la circonscription d’Athabasca, devient le premier Canadien français résident de l’Alberta à siéger à la Chambre des communes. Joseph-Miville Déchêne est élu au Parlement fédéral en 1940 et y siège jusqu’en 1958.
Mais c’est sur la scène provinciale que les politiciens francophones de l’Alberta sont les plus actifs. Aux élections provinciales de 1926, Léonidas-A. Giroux est élu dans le comté de Grouard et L. Boudreau, à Saint-Albert pour le Parti libéral. Pour le UFA, L. Joly est élu à Saint-Paul et A. Delisle dans le comté de Beaver River.
Aux élections provinciales en juin 1930, trois députés libéraux francophones sont élus : L.-A. Giroux dans Grouard, J. Miville-Déchène dans Saint-Paul et H.H. Dakin dans Beaver River. Un seul candidat francophone du United Farmers of Alberta, l’ancien libéral Orner Saint-Germain, se fait élire dans la circonscription de Saint-Albert.
L.-A. Giroux est réélu dans Grouard aux élections provinciales du mois d’août 1935. La même année, J.W. Beaudry gagne au Crédit social le siège de Saint-Paul (il sera réélu en 1948) et Lucien Maynard gagne pour le Parti crédit social dans le nord-est de l’Alberta où il organise les deux circonscriptions de Beaver River et de Saint-Paul. Le premier ministre Aberhart l’invite dans son conseil en 1936. Il est nommé ministre sans portefeuille. En 1943, il devient procureur général, poste qu’il occupe jusqu’en 1957.
Aux élections provinciales de 1940, en plus de Beaudry et de Maynard, Lionel Tellier est élu dans le comté de Saint-Albert comme député indépendant et A.-V. Bouvier dans celui du lac Sainte-Anne. Dans le comté de Grouard, Harry Tremblay est réélu alors qu’il est au service de l’armée canadienne. Il avait d’abord été élu dans Grouard lors d’une élection partielle après le décès de L.-A. Giroux.
Les francophones de l’Alberta ne négligent pas non plus de veiller sur leurs intérêts au sein de la Commission scolaire des écoles séparées. En 1926, deux des sept membres de la Commission scolaire des écoles séparées sont des francophones : C.-E. Barry et C.-E. Gariépy. Barry est remplacé par J.O. Pilon en 1927. Ce dernier est réélu en 1934 et en 1938.
En 1944, M. Pilon est réélu président de l’Association des commissaires d’écoles de langue française de l’Alberta. En novembre, lors de l’assemblée annuelle des commissaires d’écoles catholiques, directeur catholique sur l’exécutif de Alberta School Trustees’ Association.
Les associations francophones de l’Alberta
En juin 1926, l’Association des anciens élèves du Collège des Jésuites voit le jour. L’association d’anciens a des buts sociaux, sportifs et dramatiques.
Trois nouveaux cercles des Avant-Garde sont créés en 1935 : le Cercle Pierre-Boucher, le Cercle Madeleine-de-Verchères et le Cercle Therien. Le groupe des Avant-Garde est né en 1932-1933.
L’année 1935 marque le début des Scouts francophones. Cette première troupe francophone porte le nom Troupe 27e. Les premières Guides prononcent leur promesse au début mai 1937. Le groupe porte le nom la 19e troupe des Guides.
La Fédération des coopératives franco-albertaines est fondée en avril 1946 et le président est M. Paul Sicotte de Falher. Les buts de la Fédération sont de réunir les organismes locaux, régionaux ou provinciaux et de collaborer avec le Conseil canadien de la coopération.
L’Église
Par décision de Rome, la province oblate de l’Alberta-Saskatchewan devient française en 1927 et, par le fait même, le Juniorat Saint-Jean devient une institution de langue française à compter de 1928.
En 1938, son Excellence Mgr John-Hugh MacDonald est nommé archevêque d’Edmonton, succédant à Mgr O’Leary. En septembre 1945, le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, consacre Mgr Anthony Jordan comme archevêque coadjuteur d’Edmonton.
Le vicariat apostolique de Grouard avait été créé en 1927 et Monseigneur J. Guy en était le premier titulaire. En 1938, Monseigneur U. Langlois est nommé à Grouard. En 1943, il transporte le siège du vicariat de Grouard à McLennan où il construit une cathédrale et un évêché. En 1944, Mgr Routhier est nommé évêque coadjuteur de Mgr Langlois.
En 1948, on annonce la création d’un nouveau diocèse à Saint-Paul et la nomination de Mgr Maurice Baudoux comme premier titulaire. Celui-ci sera remplacé par Mgr Louis-Philippe Lussier en 1952.
En 1941, les Oblats de Marie-Immaculée célèbrent le centième anniversaire de l’arrivée de leurs premiers missionnaires en terre canadienne.
Les communautés religieuses continuent aussi leur travail.
En 1926, les Soeurs grises prennent en main les soins de santé à Saint-Paul. Arrivées à Beaumont en août 1932, les Filles de Jésus ouvrent un hôpital au Lac-la-Biche et font construire le couvent Notre-Dame-de-la-Paix en 1939. Les soeurs de Sainte-Croix arrivent à Fort Kent en 1938 et à Lafond en 1939. Elles s’installent à Girouxville en 1946. Les Soeurs de l’Assomption arrivent à LaCorey en 1941. Le 22 août 1938, les Soeurs de l’Assomption arrivent à Bonnyville. Les Soeurs de la Charité d’Évron occupent le nouvel hôpital à Bonnyville à compter de 1929.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
La première réunion du comité provisoire de l’ACFA a lieu à Saint-Joachim le 19 janvier. Le Dr Amyot est élu président. M. Rioux accepte la position de secrétaire-général le 5 mai 1926 au salaire de 2 400 $ par année. L’ACFA est officiellement fondée lors du premier congrès qui a lieu du 15 au 18 juillet.
M. Boileau est élu président lors du deuxième congrès en juillet 1927. Le Dr Petitclerc est élu président de l’ACFA le 21 juillet 1928 et réélu en 1929. Suite à sa réélection en 1932, Petitclerc démissionne en mai parce qu’il quitte la province. Le juge Lucien Dubuc le remplace le 8 juin 1932. Celui-ci est réélu en juillet 1933 lors du septième congrès de l’ACFA et encore en juillet 1934. Suite à sa démission en août 1934, Dubuc est remplacé par le Dr Beauchemin. Ce dernier occupera le poste jusqu’en 1946 et deviendra l’un des grands défenseurs de la radio française dans l’Ouest. Il sera remplacé en 1946 par le Dr L.-P. Mousseau.
Le premier cercle paroissial de l’ACFA est formé à Villeneuve en mai 1926. En décembre 1926, il y a déjà vingt-sept cercles paroissiaux. Edmonton en a trois : Immaculée-Conception, Saint-Joachim et Saint-Edmond. Six ans plus tard, en 1935, l’ACFA compte quarante et un cercles paroissiaux.
L’éducation
Lors du premier congrès de l’ACFA du 15 au 18 juillet 1926, les maîtres bilingues, les commissaires et les secrétaires d’écoles organisent le comité provisoire de l’Association des instituteurs bilingues de l’Alberta (AIBA). L’AIBA est remplacée par l’Association des éducateurs bilingues de l’Alberta (l’AEBA) en 1946.
En 1929, l’ACFA accepte la responsabilité du concours de français. Avec l’appui de l’AEBA, l’ACFA organise le concours à l’échelle provinciale. Plusieurs personnes vont y travailler au début dont M. Racette qui en assure l’organisation lors de la première année, M. Lavoie, secrétaire de PAIBA, le père Routhier, M. Poirier et Lucien Maynard. En octobre 1933, on engage M. Maurice Lavallée. Il va s’y dévouer pendant de très nombreuses années.
En 1929, P. Baker, le ministre de l’Instruction publique, dépose devant l’Assemblée législative un projet de loi qui vise à rassembler en vingt grands districts les nombreuses petites divisions scolaires de la province. Le projet est mis de côté et en 1930, Baker dépose un projet modifié. Lors de la session de 1931, les députés francophones se rendent compte qu’ils ont obtenu tous les changements possibles et ils appuient le projet.
En 1936, le gouvernement albertain introduit à nouveau un projet de loi ayant pour but le fusionnement des districts scolaires locaux et l’adoption de soixante grandes unités scolaires centralisées. Après trois mois de travail et de pourparlers, l’ACFA obtient que le gouvernement insère des clauses sauvegardant les droits des catholiques et des Canadiens français.
En 1935, les francophones fondent l’Association des commissaires d’écoles de langue française de l’Alberta (ACBA). Son premier président est M. J.-O. Pilon. En 1941, on compte environ 200 commissaires d’écoles de langue française et 95 écoles où le français est enseigné une heure par jour.
En 1933, l’ACFA annonce des cours de pédagogie pour les instituteurs et institutrices bilingues. En 1936, on annonce que ces cours sont officiellement inclus dans le programme des cours d’été à la University of Alberta. Après deux ans, l’université a suspendu le cours parce que le nombre d’institutrices qui le suivaient était insuffisant. De 1939-1943, l’ACFA revient à la charge et organise un cercle d’élèves catholiques de langue française de l’École normale et leur offre des cours sur l’enseignement du catéchisme et du français.
A l’occasion du congrès général de l’ACFA en 1941, on établit les bases de la Société d’enseignement postscolaire, section française de la Société d’éducation adulte. Cet organisme a pour but le perfectionnement de l’éducation des adultes et l’amélioration de la condition des francophones à tout point de vue.
En 1936, le ministère de l’Education de l’Alberta publie le nouveau programme de français autorisé dans les écoles bilingues. L’ancien programme date de 1925. En 1944, suite à plusieurs démarches, le ministère de l’Education nomme un comité pour faire réviser le programme de français de la ie à la 8e année. L’année suivante, le Ministère permet que l’heure journalière de français soit maintenant enseignée jusqu’en 9e année.
En 1928, le Juniorat Saint-Jean devient une institution de langue française officiellement affiliée à l’Université d’Ottawa. En 1931, Saint-Jean adopte le programme du ministère de l’Education de l’Alberta jusqu’en 12e année. On maintient l’affiliation à l’Université d’Ottawa pour les Belles-lettres et la Rhétorique. Suite à la fermeture du Collège des Jésuites d’Edmonton en 1942, Saint-Jean devient un collège classique.
La radio française
La première émission française est diffusée en Alberta le 19 décembre 1928. À compter de novembre 1930, sous les auspices de l’ACFA, CJCA diffuse des concerts d’une demi-heure en français deux fois par mois. En 1932, CKUA radiodiffuse un cours de français en cinquante leçons. L’année 1932 est la plus riche en production d’émissions françaises locales.
Le 25 février 1933, l’ACFA demande que les programmes de la CCR soient bilingues. L’utilisation du français déclenche un déluge de protestations. La CCR est dissoute en 1936.
La Ligue des radiophiles franco-canadiens est créée en 1937. Le 18 mai 1937, elle fait une demande de permis pour l’exploitation d’une station radiophonique française. La demande est rejetée. La Ligue disparaît après 1937. En 1943, les trois associations nationales de l’Ouest créent Radio-Ouest française (ROF).
En Alberta, le comité provincial de la radio de l’ACFA se réunit pour la première fois le 3 janvier 1944. La réunion a pour but de commencer l’organisation de la campagne de collecte de fonds pour la création d’un poste de radio privé en Alberta. En tout, les 45 000 Franco-Albertains ont versé 140 000 $ pour le poste CHFA.
En février 1944, la ROF dépose quatre demandes de permis au Bureau du contrôleur de la radio à Ottawa. Le Bureau des gouverneurs de la SRC accepte d’octroyer un seul permis, celui de Saint-Boniface.
Les gouverneurs accèdent à la requête d’établir un poste en Alberta lors de leur réunion des 18-19 mars 1948. Le 30 juin 1948, La Survivance annonce que le poste français d’Edmonton se nommera CHFA.
Le journal
Le journal La Survivance est publié pour la première fois le 16 novembre 1928. Il a été fondé par l’ACFA sous la présidence du Dr Petitclerc avec l’aide des Oblats. Le journal est publié par la Western Veteran Publishing Co. Ltd. En janvier 1929, l’Imprimerie La Survivance est créée et devient responsable de la publication du journal. La Survivance change de nom en 1967 et devient Le Franco-albertain. En 1979, le journal devient Le Franco.
Le centre francophone
On peut sans doute dire que le premier centre francophone est l’édifice de La Survivance bénit par Mgr Guy en 1930. Mais l’idée d’un centre de rencontre pour les Canadiens français se pose de façon définitive en janvier 1944 lors d’une réunion de l’ACFA. Mais le plan ne fonctionne pas. En 1957, on fait encore un autre essai mais le projet est remplacé par celui de la télévision française.
Le livre
La Librairie française de l’ACFA à Edmonton est inaugurée en 1946. C’est plus un service qu’un commerce et celui-ci est relié au concours de français et à l’AEBA.
En 1947, le journal La Survivance annonce la parution prochaine d’un almanach français propre à l’Alberta.
Le développement économique
L’édition du 30 mai 1945 du journal La Survivance rapporte que les Franco-Albertains ont à leur service vingt caisses populaires toutes très florissantes. La première caisse populaire, la Caisse Sainte-Famille, a été établie en Alberta par le Dr L.-O. Beauchemin de Calgary en 1935. Lorsque le parlement provincial légifère sur les caisses, la caisse française de Calgary compte déjà deux années d’existence.
La Fédération des coopératives franco-albertaines est fondée en 1946 grâce au travail de l’ACFA et de la Société d’enseignement postscolaire.
Le théâtre
La chorale de Saint-Joachim présente une opérette. Gédéon Pépin s’occupe de la musique, Alphonse Hervieux du théâtre et Gérard Baril, le régisseur du Cercle Jeanne-d’Arc, s’occupe de la mise en scène. En mai 1833, un nouveau groupe, le Théâtre français, sous la direction de Laurier Picard prend la relève suite à la retraite d’Alphonse Hervieux du Cercle Jeanne-d’Arc.
En octobre 1934, les membres de la chorale de Saint-Joachim interprètent une pièce inédite franco-albertaine de Mme Emma Morrier : « Bon sang ne ment pas ». La pièce sera jouée au festival de théâtre à Calgary en février 1935. Le club français est vainqueur du concours régional et se rend au concours national d’Ottawa en avril.
En mars 1938, le Cercle Molière d’Edmonton obtient la première place pour son interprétation des « Trois Masques ». Le groupe représente alors l’Alberta au Festival national de London en Ontario.
La musique
Le premier festival de la Bonne chanson a lieu en 1947 sous l’égide de l’AEBA.
Les régions et les villages
Un très grand nombre de nouvelles paroisses catholiques sont fondées pendant la période allant de 1926 à 1948 : la paroisse Sainte-Famille de Calgary fondée en 1928; les paroisses Sainte-Anne de Joussard et les Saints-Martyrs canadiens de Tangent fondées en 1930; les paroisses Saint-Guy de Guy et Sacré-Coeur de Jean-Côté fondées en 1932; la paroisse Sainte-Agnès de Therien fondée en 1933; Saint-Michel de LaCorey fondée en 1937; la paroisse Saint-Charles de Nampa fondée en 1938; la paroisse Saint-Jean de Brébeuf de Mallaig fondée en 1941 et la paroisse Saint-François-Xavier d’Eaglesham fondée en 1943.
Les villages déjà fondés se développent davantage. Saint-Paul-des-Métis devient un village en 1936, Falher et Bonnyville en 1929. Bonnyville sera incorporée comme ville le 16 février 1948.
On célèbre déjà certains anniversaires importants. La paroisse de Donnelly célèbre le 25e anniversaire de sa fondation en mai 1948.
À Plamondon, un monument est élevé en l’honneur de son fondateur à l’occasion du 25e anniversaire de sa mort en juillet 1948.
Pendant cette même période de nombreuses caisses populaires sont fondées un peu partout dans les centres francophones : la Caisse populaire de Saint-Paul (1939), la Caisse populaire Saint-Louis de Bonnyville (1940), la Caisse populaire de Girouxville et district (1941), la Caisse populaire de Mallaig (1942), celle de LaCorey (1943), la Caisse populaire Saint Bernard de Lafond (1943), celle de Plamondon (1943) et la Caisse populaire de Saint-Albert (1944).
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