De 1905 à 1925
On organise à Saint-Albert au mois d’août 1910 en l’honneur du premier ministre Wilfrid Laurier. En 1911, Laurier est remplacé par Sir Robert Laird Borden. Le très honorable Arthur Meighen devient le premier ministre du Canada en 1920 et William Lyon-Mackenzie King reprend le pouvoir pour les libéraux en 1921.
Sur la scène national
À partir du 17 mai 1911, le Canadian Pacifie Railway offre un service quotidien express entre Edmonton et Winnipeg. En 1919, cinq compagnies ferroviaires s’unissent pour former le Canadien National (CN).
On adopte, au Canada, la première loi sur la télégraphie sans fil en 1905. La loi canadienne du télégraphe de 1913 a pour but de réglementer le tout nouveau domaine de la transmission de la voix. Les premières diffusions radiophoniques ont lieu en 1919 alors que la Canadian Marconi Company de Montréal fait une série de tests.
La Première Guerre mondiale est déclarée et le Canada entre en guerre au début du mois d’août 1914. En 1915, le major De Blois Thibaudeau entreprend la formation d’un bataillon canadien-français de l’Ouest. Mais les hommes sont incorporés à d’autres bataillons.
L’Alberta
Pendant la période allant de 1905 à 1925, PAlberta se développe rapidement. De nombreux services tel le système provincial de téléphone viennent s’ajouter à la poussée vers la modernisation, mouvement qui est appuyé par le développement dans le domaine des transports.
Par exemple, grâce au barrage construit par le gouvernement fédéral sur la Petite-Rivière-des-Esclaves, un bateau à vapeur de la compagnie Northern Transportation effectue, pour la première fois, le trajet entre Athabasca Landing et Grouard en 1910. Le 20 mai 1912, on fait l’inauguration de la nouvelle voie ferrée qui relie la capitale de l’Alberta à Athabasca Landing.
Le 21 février 1905, Sir Wilfrid Laurier présente au Parlement du Canada un projet de loi qui crée, dans les territoires, deux grandes provinces appelées la Saskatchewan et l’Alberta. Adoptée le 29 juin 1905, la loi n’entre en vigueur que le 1er septembre suivant.
Edmonton devient la capitale de l’Alberta et Régina celle de la Saskatchewan. M. A.-E. Forget est nommé le premier lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan et Georges-H.-V. Bulyea celui de l’Alberta. Bulyea nomme Alexander-Cameron Rutherford comme premier ministre de la nouvelle province. Deux mois plus tard Rutherford est confirmé dans son poste alors que les libéraux remportent 23 des 25 sièges de la Législature albertaine lors de la première élection provinciale.
C’est Rutherford qui choisit le site de la législature albertaine. L’ouverture du palais législatif de l’Alberta en 1913 coïncide avec l’ouverture de la première session du troisième parlement de l’Alberta.
Aux élections partielles de juillet 1909, le gouvernement Rutherford remporte la victoire. Arthur L. Sifton remplace Rutherford en 1910. En 1917, Charles Stewart est élu premier ministre de l’Alberta.
Au cours des années précédentes, le Parti libéral de l’Alberta dirigé par Charles Stewart s’est affaibli. En janvier 1919, le United Farmers of Alberta (UFA) se lance en politique active. Aux élections de 1921, Herbert Greenfield devient premier ministre de l’Alberta. En 1925, John Edward Brownlee remplace Greenfield comme premier ministre provincial. Le Parti des Fermiers-unis reste en place pour une période de 14 ans jusqu’en 1935 alors qu’il est défait par les créditistes.
En 1906, l’Alberta compte 72 841 habitants. En 1916, au moment de la parution du « Recensement des provinces des Prairies », la population totale de l’Alberta se chiffre à 496 525 habitants dont 24 286 habitants d’origine française.
Edmonton
Le deuxième recensement municipal de la ville, en 1913, indique que la population d’Edmonton se chiffre à 67 243 âmes. En 1912, on compte 53 611 habitants.
Edmonton est la ville canadienne qui a prospéré le plus rapidement au cours des trois dernières années. Les progrès sont importants dans le secteur du transport. Le chemin de fer du Canadian Northern arrive à Edmonton en 1905 et le Grand Trunk Pacific en 1909. En 1912, le Grand Trunk Pacific annonce le nom choisi pour son hôtel : le Macdonald.
L’année suivante, en 1910, la Compagnie du Canadien Pacifique se déclare prête à entreprendre la construction d’un pont reliant Edmonton et Strathcona. Le pont High Level est complété en 1913. Le premier train le traverse le 2 juin. Le pont est ouvert aux piétons et à la circulation des voitures le mercredi 15 octobre 1913.
En 1911,962 permis de construction sont émis à Edmonton. Il y a de plus en plus d’institutions publiques. L’année suivante, Edmonton et Strathcona fusionnent.
L’Église
L’archidiocèse d’Edmonton est érigé par Sa Sainteté le Pape Pie X le 30 novembre 1912. Mgr Legal déménage son siège episcopal à Edmonton. Le même jour, Rome érige un deuxième diocèse en Alberta, celui de Calgary. Ce nouveau diocèse est confié à Mgr John T. McNally le 2 avril 1913. Edmonton devient alors un archidiocèse. Décédé en 1920, Mgr Legal est remplacé par Mgr Henry O’Leary.
À Edmonton, la paroisse de Saint-Joachim est divisée en deux en 1913. La paroisse originale demeure française et la nouvelle, Saint-Joseph, devient anglaise. Les deux paroisses utilisent l’église Saint-Joachim jusqu’en 1925 alors que la cathédrale Saint-Joseph est achevée.
Les efforts que font l’Église et la communauté francophone dans le domaine de la colonisation portent fruits. Le nombre des fidèles augmente et il faut multiplier les paroisses. Les pères Oblats fondent la paroisse de l’Immaculée-Conception en 1906.
Le 19 juin 1910, la paroisse est divisée en deux; l’ancienne demeure française alors que la nouvelle, Sacred Heart, devient irlandaise. La paroisse Immaculée-Conception fermera ses portes en 2002 alors qu’elle est amalgamée à la paroisse Saint-Thomas d’Aquin.
En 1912, les Franciscains construisent l’église Saint-Francis dans le nord de la ville d’Edmonton. La paroisse Saint-François-Xavier commence en 1913 dans la chapelle du Collège des Jésuites. L’église Saint-René, nommée par la suite Assumption, est construite en 1913 au coin de la 90e rue et de la 95e avenue.
Les travaux de construction de l’Hôpital de la Miséricorde sous la direction des Soeurs de la Miséricorde débutent en 1905. La construction sera terminée cinq ans plus tard.
À la demande de Mgr Grouard, cinq religieuses des Soeurs de Sainte-Croix arrivent à Falher en novembre 1920 pour prendre en main l’éducation de la jeunesse. Au fil des années, elles s’occupent de l’éducation au niveau scolaire et collégial, de l’éducation des adultes, de pastorale paroissiale, de pastorale auprès des malades et des aînés et cela dans des dizaines de centres franco-albertains.
Arrivées à Pincher Creek en 1904, les Filles de Jésus achètent la maison d’un M. Lebel et la transforment en hôpital, institution que l’on nomme l’hôpital Saint-Vincent.
Le 15 août 1920, les Soeurs grises sont accueillies à l’église Saint-Emile de Legal. Elles vont servir d’institutrices pour les jeunes de Legal pendant de nombreuses années.
En 1925, Mgr O’Leary invite les Soeurs du Précieux-Sang à ouvrir une maison tout près de l’église Saint-Joachim au 11105 100e avenue.
Les politiciens francophones
L’élite de la communauté francophone crée le Club Laurier en mars 1910, un organisme politique destiné à représenter la communauté comme une entité distincte. Mais certains francophones choisissent plutôt de travailler pour le Parti conservateur. Après l’élection du gouvernement Borden en septembre 1911, on fonde le Club conservateur canadien-français.
Hector Landry, le deuxième vice-président de l’association conservatrice d’Edmonton, est le seul conservateur francophone à se porter candidat à un siège durant la période de 1905 à 1914. Lors de l’élection du 17 avril 1913, il est défait dans la circonscription de Saint-Albert au profit de Lucien Boudreau.
Plusieurs francophones de PAlberta seront nommés au Sénat : le docteur Philippe Roy, J.-L. Côté et P.-E. Lessard.
La scène politique albertaine intéresse aussi bon nombre d’hommes politiques francophones. Par exemple, aux élections partielles de juillet 1909, les francophones remportent trois sièges (Saint-Albert, Pékan et Athabasca) et aux élections provinciales de 1913, le francophones en remportent cinq : P.-E. Lessard pour Saint-Paul, Wilfrid Gariépy pour Beaver River, J.-L. Côté pour Grouard, Lucien Boudreau pour Saint-Albert et James Turgeon pour Ribstone. Aux élec-
tions provinciales de 1917, les cinq députés francophones conservent leur siège. Aux élections provinciales de 1921, deux libéraux francophones sont élus : J.-L. Côté dans Grouard et J. Miville-Déchène dans Beaver River. Deux députés francophones du UFA, Laudas Joly dans Saint-Paul (il siège jusqu’en 1930) et T. Saint-Arnaud dans Saint-Albert sont également élus.
Plusieurs francophones vont aussi occuper des postes ministériels. Un Canadien français entre au conseil des ministres albertains pour la première fois en 1909 lorsque P.-E. Lessard devient ministre sans portefeuille. En décembre 1913, Sifton donne le portefeuille des municipalités à W. Gariépy. Celui-ci démissionne de son poste le 28 septembre 1918 et Jean-Léon Côté hérite de son ministère.
Les francophones s’intéressent aussi à la politique municipale. Wilfrid Gariépy, un jeune avocat francophone, remporte les élections au conseil municipal de 1908. En 1917, Milton Martin remplace J.H. Picard comme représentant de la communauté francophone au Conseil municipal. Lucien Boudreau est élu maire de Saint-Albert en 1909. Il sera remplacé l’année suivante par H.B. Dawson qui, lui, sera remplacé par Léon Levasseur en 1911. Le Dr Giroux sera élu en 1915.
Pour la communauté francophone, la représentation à la Commission des écoles séparées est de première importance dans la lutte pour le maintien des droits du français à l’école. Jusqu’en 1926, la communauté réussit à faire entrer trois francophones à la commission formée de sept membres.
Les associations francophones
Fondée en 1892, l’Alliance nationale fait son apparition à Edmonton en 1911. La filiale albertaine des Artisans est créée quelques mois après la naissance de l’Alliance nationale. Ces deux filiales font partie d’un système fédératif qui se propose de rejoindre tous les catholiques francophones d’Amérique dans le but d’unifier leurs intérêts moraux et matériels.
Une réunion a lieu à l’église Saint-Joachim pour voir à l’organisation d’un comité paroissial de la Société du parler français fondée au Québec en 1902 dans le but de promouvoir la langue française et les intérêts de ceux qui la parlent. En 1911, la société québécoise prépare un grand congrès qui doit réunir tous les francophones du pays du 24 au 30 juin 1912. Le quatrième congrès de la Société du parler français prévu pour juin 1915 n’a pas lieu à cause de la guerre.
Fondée au Québec en 1904, l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française (ACJC) fait son apparition à Edmonton en 1913. La première réunion a lieu au collège des Jésuites. L’association portera le nom de Cercle Grandin. Un deuxième cercle de l’ACJC est organisé dans la paroisse Saint-Joachim en 1914. Le cercle porte le nom du père Lacombe.
En 1931, on établit deux nouveaux groupes locaux : un groupe au juniorat des Oblats et l’autre à l’intention des jeunes gens de la ville, le Cercle Bellarmin.
En 1919, quarante membres de la communauté se rencontrent et jettent les bases du Conseil Lavérendrye des Chevaliers de Colomb, le premier d’expression française dans l’Ouest.
Le Cercle Dollard-des-Ormeaux est créé en 1925 grâce au travail des jeunes gens de la paroisse de l’Immaculée-Conception. Le groupe se propose de travailler de concert avec la Société Saint-Jean-Baptiste à toutes les causes nationales en dehors de la politique.
En décembre 1925, cinq jeunes filles fondent le groupe des Bonnes amies. Le groupe va exister pendant plus de 25 ans. Les Jeunes Canadiens, un groupe de jeunes hommes célibataires, est formé en 1925-26, immédiatement après le cercle les Bonnes amies et a essentiellement les mêmes buts.
En 1925, plus de 400 personnes venues de tous les coins de la province assistent à un grand banquet à l’hôtel Macdonald afin d’y poser les bases d’une association générale regroupant toute la population francophone de l’Alberta. C’est la naissance de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).
Éducation
La loi de 1905, qui établit la province de l’Alberta, maintient la situation établie de 1892 en matière d’éducation. En 1915, le gouvernement albertain ramène à l’ordre les enseignants qui se permettent de faire trop d’explications en français à leurs élèves francophones à qui ils doivent, selon la loi, s’adresser en anglais tout en gardant le droit d’expliquer en français.
La clause 154 de la loi scolaire qui fait de l’anglais la langue d’enseignement est expliquée par un règlement publié en 1925 et réédité en 1936 et en 1945 par le ministère de l’Éducation. Le règlement rend officiel l’enseignement du fameux cours primaire de français.
En 1913, les trois districts d’écoles séparées d’Edmonton, Saint-Joachim No 7, Saint-Antoine No 12 et Edmonton-Nord No 19 fusionnent sous le nom de District No 7 des écoles séparées catholiques d’Edmonton. L’année suivante, on construit l’école Grandin près du site de la première école séparée d’Edmonton.
Le Juniorat Saint-Jean-Apôtre est fondé à Pincher Creek dans une paroisse desservie par les Oblats. En 1910, le Juniorat Saint-Jean déménage à Edmonton sur la 111e rue à deux pas de l’Eglise Saint-Joachim. La même année, on construit un édifice à trois étages en briques rouges inauguré le 27 décembre 1911.
Situé entre la 114e et la 115e avenues et entre la 128e et le chemin de Saint-Albert, le Collège des Jésuites est fondé en 1912. Son cours conduit au B.A. décerné par l’Université Laval de Québec. Le collège devra fermer les portes en 1942 pour des raisons financières.
Le premier concours littéraire du Cercle Jeanne-d’Arc est ouvert en mai 1918. Le prix principal est une bourse d’études pour l’École normale. L’édition du journal l’Union du 15 mai 1919 annonce que la participation de l’année précédente a été remarquable : plus de 600 élèves. En 1932, le nombre de concurrents s’élève à 2 500.
Théâtre
En 1911, on joue la « Représentation de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ » à Saint-Albert. Le projet regroupe 140 acteurs. La même année, le Juniorat Saint-Jean joue ses premières pièces de théâtre. En 1913, le père Simard s’occupe du Cercle dramatique Grandin de Saint-Albert.
En 1913, un petit groupe de jeunes Edmontoniens francophones fonde le Cercle dramatique Jeanne-d’Arc. Moins d’un an après sa fondation, le Cercle présente déjà sa quatrième pièce et chaque fois on joue la pièce en reprise à Morinville et à Saint-Albert.
Le Cercle Jeanne-d’Arc renaît en décembre 1917. Il a été complètement réorganisé. Il comprend des sections séparées de littérature, de musique et de théâtre. En 1923, le cercle regroupe toutes les activités françaises de la ville.
La musique
En 1913, les paroissiens de Plmmaculée-Conception font l’achat d’un orgue Casavant au prix de 3 500 $. L’orgue est inauguré le 21 décembre 1913 par un ré-cital des meilleurs musiciens de la ville. L’année suivante, la paroisse de Saint-Joachim fait aussi l’achat d’un orgue Casavant au prix de 4 500 $. L’inauguration a lieu en soirée le mardi le 12 mai 1914.
Les journaux
Le premier numéro du Courrier de l’Ouest est distribué le 14 octobre 1905. Le journal se veut le porte-parole des catholiques et en politique, le journal se fait un devoir de soutenir le Parti libéral. On veut aussi faire connaître au monde francophone les avantages qu’offrent les plaines de l’Ouest. Le journal ferme ses portes en janvier 1916 à cause de la crise économique engendrée par la Première Guerre mondiale.
Le journal Le Progrès dont la direction et la rédaction sont assurées par Orner Saint-Germain est lancé au cours de la campagne électorale de février 1909. Il a été fondé par Wilfrid Gariépy. En décembre 1913, le journal change son nom et devient le Progrès Albertain, un organe de promotion pour la colonisation et un porte-parole des revendications des Franco-Albertains. Le dernier numéro date probablement du 19 août 1915.
L’Avenir de l’Ouest est fondé par M. L.-A. Giroux en 1911. Un seul numéro est publié. Cette même année, Wilfrid Gariépy fonde le journal L’Ouest Canadien avec la devise « Aux énergiques l’avenir ». Ce journal n’est pas publié longtemps. Joseph P. Lafranchise crée le journal bilingue L’étoile de St Albert The St. Albert Star, deux éditions d’un même journal, publiées du 13 novembre 1912 à 1914. La dernière édition de ce journal date du mois de juin 1914.
En 1915, la Société Saint-Jean-Baptiste entreprend la publication de son propre journal Le Canadien français surtout à l’instigation et aux frais du Dr Joseph Boulanger, président de l’association de 1915 à 1918.
En 1917, un nouveau journal, L’Union, devient la voix de la population canadienne-française de l’Alberta. Il est la propriété de P. Féguenne et a pour devise « Bien faire et laisser dire ». Le journal ferme ses portes en avril 1929.
Les villages et paroisses francophones
Pendant la période allant de 1905 à 1925, les villages et les paroisses francophones se multiplient. Par exemple, en 1905, Trochu est le rendez-vous du fils d’un amiral, de plusieurs nobles français et de jeunes officiers italiens.
En 1906, le père Therien va au Québec recruter des colons canadiens-français pour la colonie de Saint-Paul-des-Métis. Saint-Paul-des-Métis devient un hameau en 1909. Il sera nommé village en 1912.
La paroisse Saint-Vincent est fondée en 1906. La même année, les premiers colons arrivent à Saint-Edouard et quelques familles s’aventurent jusqu’au lac Froid.
Vers la fin de mai 1907, les huit premiers colons sont arrivés dans la région du Moose Lake. C’est le début du village de Bonnyville.
Le village de Chauvin, situé au sud-est d’Edmonton, voit le jour en 1908 et doit son nom à George Von Chauvin de Londres qui était directeur de la Grand Trunk Railway. Le 7 mai 1908, un groupe de Franco-Américains part du Michigan avec à sa tête M. Joseph Plamondon. Ils arrivent à Plamondon 16 jours plus tard, le 28 juillet 1908.
La paroisse Saint-Benoît de Picardville est fondée en 1910.
Le 29 mars de la même année, les familles d’Alexis et Maxime Levasseur, de Joseph Bouchard et de Willie Michaud arrivent à Vegreville. Ils se rendent ensuite à l’endroit qui va devenir Fort Kent.
Les premiers colons sont arrivés à Falher en 1912 sous la conduite des pères Constant Falher et Henri Giroux. Le 1er juin 1912 les premiers colons arrivent au terrain de la croix à quatre milles et demi au sud de Donnelly. Le deuxième groupe arrive le 13 août et le troisième le 19 septembre.
La paroisse Sainte-Lina est fondée en 1914. La même année, la population de Grouard dépasse les 2 000 habitants. Mais le chemin de fer ne passe pas à Grouard. C’est un dur coup et le village décline à presque rien.
La paroisse Saint-Laurent de Brosseau est fondée en 1915 et la paroisse Saint-Bernard de Lafond est fondée en 1916.
La première église-chapelle est construite à Donnelly en 1917. La paroisse Notre-Dame des
Victoires de Vimy est fondée en 1920.
Le 22 novembre 1922, par un décret de Mgr Grouard, la paroisse du Sacré-Coeur de Donnelly est canoniquement érigée.
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