De 1982 à 2000
En 1984 , John Napier Turner est premier ministre du Canada. Il est remplacé par Martin Brian Mulroney en septembre 1984. Kim Campbell est la première ministre du Canada pendant quelques mois seulement, de juin a novembre 1993. Le gouvernement libéral de Jean Chrétien est au pouvoir à compter de 1993.
Sur la scène nationale
Le dossier constitutionnel préoccupe beaucoup le gouvernement et les Canadiens pendant cette époque. En 1982, la reine Elisabeth II est en visite au Canada pour signer la nouvelle Constitution canadienne et une Charte des droits et libertés. En 1990, le Canada témoigne de l’échec de l’accord du Lac Meech et deux ans plus tard, les Canadiens refusent d’entériner l’accord constitutionnel de Charlotetown.
La période allant de 1982 à l’an 2000 contient plusieurs événements d’une importance capitale pour les communautés francophones minoritaires. Soulignons d’abord l’adoption de la Charte des droits et libertés de 1982. Grâce à l’article 23 de la Charte, les Franco-Albertains ont droit aux écoles homogènes françaises là où le nombre le justifie. Ils devront cependant attendre la décision de la Cour suprême du Canada dans la cause Mahé pour obtenir, dans les faits, le droit à la gestion de leurs écoles.
L’adoption, en 1988, de la deuxième loi sur les langues officielles marque aussi un jalon important pour les francophones minoritaires du Canada.
Le 1er janvier 1990, les dispositions du Code criminel, qui garantissent à un accusé ou à un témoin le droit d’être entendu par un juge (ou par un juge et un jury) qui parle sa langue, sont entrées en vigueur dans toutes les provinces.
Les francophones minoritaires accusent un recul en matière de radiodiffusion, cependant. Le rapport du Groupe de travail présidé par MM. Caplan et Sauvageau suggère qu’il n’y ait plus, du côté des services de télévision française de Radio-Canada, que quatre villes de l’est du pays dotées de centres de production : Ottawa, Montréal, Québec et Moncton.
Au Québec, lors du référendum de 1995, les Québécois rejettent la souveraineté une seconde fois mais par une faible majorité.
L’Alberta
Don Getty est le premier ministre de l’Alberta à compter de 1985. Il est remplacé par Ralph Klein en 1992.
La relation entre la minorité francophone et le gouvernement provincial connaît des hauts et des bas pendant la période allant de 1982 à l’an 2000. Les difficultés en ce qui a trait à l’éducation française et la décision de la province d’abolir certains droits historiques suscitent beaucoup d’amertume au sein de la communauté.
Deux événements sont liés à la perte des droits : l’affaire Piquette et l’affaire Mercure. L’affaire Piquette sera réglée suite à la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Mercure en février 1988 et l’adoption, en juillet 1988, de la loi 60 de l’Alberta qui fait de l’Alberta une province unilingue anglaise.
Pour ce qui est des droits à l’éducation française contenus dans l’article 23 de la Charte des droits et libertés, la nouvelle loi scolaire proposée par le gouvernement provincial en 1988 ne traite ni du régime d’application des droits ni de la gestion par les francophones.
Suite à la décision de la Cour suprême dans le cas Mahé, Jim Dinning, le ministre de l’Éducation, met sur pied un groupe de travail sur la gestion scolaire. Les nombreuses recommandations du comité seront à la base de la loi 8 acceptée à l’automne de 1993 et qui donne aux francophones trois conseils scolaires et trois conseils de coordination. En mars 1994, on procède aux élections des commissaires scolaires francophones pour les régions d’Edmonton/Legal, Rivière-la-Paix et Saint-Paul/Plamondon/Medley.
D’autres gains sont faits pendant la période concernée. Par exemple, le 6 octobre 1986, le premier procès en français à la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta a lieu et le 16 mars 1999, le gouvernement albertain crée un Secrétariat des affaires francophones.
Les associations francophones nationales
En 1986, après dix ans d’existence, la FFHQ décide de procéder à une révision de son organisation. En 1992, la Fédération publie « Dessein 2000 : pour un espace francophone, Hier, la francophonie ».
Pendant la Semaine nationale de la francophonie, l’Association canadienne d’éducation de langue française décerne les Prix de la francophonie canadienne et les Prix de la francophonie internationale. En 1996, le Prix de la francophonie canadienne dans la catégorie éducation, est décerné au primaire à Nicole Bugeaud-Croteau, directrice de l’école Notre-Dame, Rita Hébert, directrice de l’école Père-Lacombe et Michelle Tardif et Hélène Landry des Services pédagogiques du Conseil scolaire régional du Centre-Nord pour leur projet intitulé « Qui sommes-nous? »
L’Église
Pendant la période allant de 1982 à l’an 2000, l’Église et certaines communautés religieuses célèbrent plusieurs anniversaires importants. Les 24 et 25 octobre 1996, le diocèse catholique d’Edmonton célèbre le 125e anniversaire de son établissement par Mgr Grandin. En 1984, la congrégation des Filles de Jésus célèbre le 150e anniversaire de sa fondation. À l’occasion du centenaire de leur arrivée dans l’Ouest, les Soeurs de l’Assomption offrent les fonds nécessaires pour la création d’une nouvelle bourse d’entrée pour les étudiants en éducation de la Faculté Saint-Jean. Et en 1985, la paroisse Saint-Thomas d’Aquin célèbre le 25e anniversaire de fondation.
L’Église doit aussi se réorganiser pour répondre aux réalités du 20e siècle. Une réorganisation chez les Oblats de Marie-Immaculée fait en sorte qu’à compter du 1er mai 1986, les divisions oblates de Grouard-McLennan et du MacKenzie-Fort Smith sont intégrées à l’Alberta-Saskatchewan (établi en 1921) pour former la Province Grandin. En l’an 2000, les paroisses Saint-Thomas d’Aquin et Immaculée-Conception d’Edmonton sont amalgamées.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Plusieurs personnes se succèdent au poste de président de l’ACFA pendant la période 1982 à l’an 2000 : Gaston Renaud, Guy Goyette, Myriam Laberge, Me Georges Ares, France Levasseur-Ouimet Ph.D., Denis Tardif, Paul Denis, Me John Moreau, Louisette Villeneuve et Suzanne Dalziel. Le poste de directeur-général est occupé tour à tour par Denis Tardif, Ghislain Charon et Me Georges Ares.
Parmi les plus grands dossiers dont s’occupe l’ACFA pendant cette époque il y a celui de l’éducation française et celui des luttes qui se produisent suite aux affaires Piquette et Mercure. Le dossier constitutionnel va aussi occuper une grande partie des énergies. L’ACFA devra défendre les intérêts des francophones lors de nombreuses commissions d’études tel le Comité spécial sur la réforme constitutionnelle du gouvernement de l’Alberta et la Commission Bélanger-Campeau du Québec.
L’ACFA se préoccupe aussi des relations entre les trois grandes communautés nationales, autochtones, francophones et anglophones. À son congrès annuel de 1990, l’ACFA adopte une politique intitulée « Pour mieux vivre ensemble ». Cette politique sera adoptée de toute pièce par la FFHQ à titre de politique officielle sur le multiculturalisme.
En 1990, l’ACFA, la FPFA et FJA négocient une entente-cadre avec le gouvernement fédéral. La signature de l’entente Canada-communauté a lieu à Edmonton en 1994.
Les associations francophones de l’Alberta
Au Rond-Point de l’ACFA de 1982, FJA dévoile le drapeau franco-albertain créé par Jean-Pierre Grenier, étudiant à la Faculté Saint-Jean. La communauté franco-albertaine témoigne par la suite de la création d’un nombre important d’associations et de regroupements.
La Société acadienne de l’Alberta est fondée le 6 décembre 1986 afin de répondre aux besoins des Acadiens et Acadiennes d’Edmonton. Le 27 septembre de la même année, le Bureau d’éducation de l’ACFA crée la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), un organisme provincial qui se donne pour mission de favoriser la participation des parents à l’éducation de leurs enfants. C’est également en 1986 que la Société Mamowapik est fondée.
La Société éducative du projet conjoint de l’Alberta est fondée en juillet 1987. La Société éducative oeuvre dans le domaine de la formation aux adultes et en développement communautaire.
L’Association multiculturelle francophone de l’Alberta est un organisme fondé en 1989. Dix ans plus tard, en 1999, Alliance Jeunesse Famille de l’Alberta Society est créée. L’AJFAS a pour but de valoriser la diversité culturelle de la société canadienne.
Fondée en 1990, la Fédération des aînés franco-albertains comprend quatre regroupements provinciaux et plus de 1100 membres. L’Association des juristes d’expression française de l’Alberta est aussi fondée en 1990 tout comme l’est le Centre Marie-Anne-Gaboury qui a pour mission d’assurer la promotion de la culture francophone dans l’Ouest canadien.
La Société francophone de communication de l’Alberta est née en 1991 et a pour but d’offrir des services au niveau des nouvelles technologies de l’information. L’organisme gère également le réseau Internet francophone officiel de l’Alberta, FrancAlta, né en 1996.
En 1991, les enfants de M. Fernando Girard crée La Fondation Fernando-Girard en économie à la mémoire de leur père.
Du 8 au 11 novembre 1991 a lieu, à Edmonton, le premier Parlement franco-canadien de l’Ouest. Le 1er parlement jeunesse de l’Alberta va naître l’année suivante.
En 1992, la Fédération des parents francophones crée un Centre provincial de ressources préscolaires nommé, en janvier 1995, le Centre de ressources préscolaires Guy-Lacombe. L’Institut Guy-Lacombe est né en 1998. L’Institut poursuit aujourd’hui sa mission d’aider la famille francophone de toute origine culturelle vivant en Alberta.
En 1992, les 1er Jeux francophones de l’Alberta permettent aux jeunes sportifs francophones de faire valoir leur esprit d’équipe et de participation. La société des jeux francophones sera incorporée en 1994. FJA est l’hôte des 1er Jeux francophones de l’Ouest qui se tiennent à Beaumont en 1995. L’Alberta envoie quelque 70 jeunes aux premiers Jeux de la francophonie canadienne qui se déroulent au Nouveau-Brunswick en août 1999.
Créé en 1995 afin de répondre aux besoins évidents de l’industrie touristique de l’Ouest canadien, Destinations Canada Ouest veut promouvoir les produits et services touristiques patrimoniaux et culturels de l’Ouest canadien.
Incorporée en juin 1997, la Société francophone du centre d’arts visuels a pour mission la promotion des arts visuels ainsi que la promotion des artistes francophones de l’Alberta.
Le domaine économique
Dans le domaine économique, la communauté francophone de l’Alberta vit des succès et des pertes pendant la période allant de 1922 à l’an 2000. Du côté des pertes il faut souligner la fermeture, en 1982, de Carda et l’amalgation de la Caisse Francalta à la Capital City Savings en 1987. Il faut aussi souligner la fermeture, en 1993, de la Guingette, le premier bar francophone, ouvert à Edmonton en 1991.
Du côté des succès il faut inscrire l’achat, en 1986, de l’édifice du Centre 82 par un groupe d’investisseurs francophones, la fondation, en 1994, de l’Association des gens d’affaires d’Edmonton et l’incorporation, en 1997, de la Chambre économique de l’Alberta.
Les manoirs
Incorporée en 1975 sous le nom de Fraternité de l’âge d’or, la société initie le projet du Manoir Saint-Thomas officiellement ouvert le 1er octobre 1982. Le Housing Act de 1995 fait en sorte que l’opération du Manoir Saint-Thomas est consolidée à celle du Manoir Saint-Joachim situé au coeur du quartier Saint-Joachim depuis 1981.
Le livre
La Librairie le Carrefour située au 10014 de la 109e rue déménage au 8536 de la 109e rue dans le secteur Garneau du côté sud d’Edmonton. En février 1992, le Carrefour vient occuper un local tout près du Centre 82, sur l’Avenue Whyte.
La radio et la télévision
Le 1er mars 1986, Denis Collette, le directeur de CHFA, demande aux jeunes de participer à l’élaboration d’une programmation qui aurait pour but d’améliorer la présence des jeunes Franco-Albertains sur les ondes de CHFA. FJA propose alors une émission réalisée par les jeunes. L’émission reste sur les ondes de CHFA jusqu’en 1992.
À compter de 1996, cependant, Radio-Canada va connaître d’importantes compressions budgétaires et les Franco-Albertains devront subir la perte de plusieurs services tant à la radio qu’à la télévision.
Le centre francophone
La question d’un Centre français se posait déjà le 23 janvier 1944. Après de nombreuses tentatives au fil des ans, le projet se réalise enfin. En 1995, les responsables du projet de la Cité francophone reçoivent de Patrimoine Canada un premier versement de 500 000 $. À Noël de 1996, l’Unithéâtre et le Franco, les deux premiers locataires de la Cité déménagent dans leurs nouveaux bureaux. La Librairie le Carrefour suit au printemps. La Cité est officiellement ouverte en octobre 1997.
La Faculté Saint-Jean
En 1995, la professeure Claudette Tardif, une ancienne étudiante de Saint-Jean est nommée doyenne de la Faculté Saint-Jean. Elle remplace le professeur Jean-Antoine Bour, doyen de la Faculté Saint-Jean de 1985 à 1995.
Plusieurs nouveaux programmes et nouveaux postes sont créés à la Faculté Saint-Jean entre 1982 et l’an 2000. La U of A appuie la création, en 1982, du Centre de l’éducation permanente de la Faculté Saint-Jean. Quinze étudiants entreprennent le programme de maîtrise en éducation de la Faculté en 1993. En 1997, Saint-Jean crée la chaire Louis-Desrochers dans le domaine des études canadiennes. Le 2 avril 1998, la Faculté Saint-Jean et la Faculty of Business de la University of Alberta annoncent officiellement l’établissement du Professorat Bombardier en entrepreneuriat.
De nouveaux projets de construction sont menés à bon port. La Faculté inaugure sa nouvelle bibliothèque le 17 janvier 1997. L’Honorable Sheila Copps, vice-première ministre du Canada et ministre du Patrimoine canadien est l’invitée d’honneur. Les travaux de construction de la nouvelle résidence Saint-Jean commencent le 18 juin 1999 et sont terminés en mars 2000. Les travaux de la Phase II du projet, à savoir la transformation de l’ancienne résidence en centre académique et culturel sont déjà commencés à ce moment-là.
En 1998, la Faculté Saint-Jean reçoit le prix du 3-Juillet-1608 décerné par le Conseil de la langue française et la Ville de Québec. Ce prix a été attribué à la Faculté Saint-Jean en raison de son importante présence, son rôle mobilisateur et son implication communautaire dans la francophonie de l’Ouest.
Les écoles homogènes françaises
Après s’être vu refuser la création de l’école Bugnet par Edmonton Public School et le Edmonton Catholic School, le groupe Bugnet décide alors d’ouvrir une école privée. En 1983 on annonce l’ouverture de l’école Georges-et-Julia-Bugnet pour les élèves de la 1e à la 6e année.
Le 18 mai 1983, on forme un comité ad hoc pour le projet d’une école française catholique. L’école Maurice-Lavallée, une école homogène française, ouvre ses portes en septembre 1984 et reçoit alors 239 élèves de la maternelle à la 8e année. Les élèves de la 7e et de la 8e appartiennent aux programmes francophone et d’immersion. La nouvelle école occupe l’édifice de l’école J.H.-Picard. L’année suivante, les élèves du programme d’immersion déménagent à l’école J.-H-Picard. En 1989-90, l’école Maurice-Lavallée accueille les élèves du secondaire deuxième cycle.
En septembre 1989, le Conseil scolaire catholique d’Edmonton ouvre une nouvelle école élémentaire de langue française, l’école Notre-Dame, dans la partie ouest de la ville. L’école homogène francophone Sainte-Jeanne-d’Arc ouvre ses portes en 1991. Elle accueille les élèves de la maternelle à la 6e année. L’école homogène française Père-Lacombe ouvre ses portes l’année suivante, en 1992. Elle accueille, elle aussi, les élèves de la maternelle à la 6e année.
En 1988-89, la communauté franco-albertaine célèbre l’ouverture de l’école Héritage à Jean-Côté dans la région de Rivière-la-Paix sous la gestion du conseil scolaire de Saint-Isidore.
En 1996, le ministre de l’Education annonce que l’école Héritage de Falher aura un nouvel emplacement. Les Oblats ont vendu le Collège Notre-Dame de Falher au Conseil scolaire du Nord-Ouest afin d’y installer l’école Héritage. Les nouveaux locaux sont inaugurés le 12 février 1998.
On décide d’instaurer, dès septembre 1989, un programme de français langue première jusqu’à la 8e année à Fort McMurray.
L’ouverture officielle du Centre communautaire scolaire Boréal de Fort McMurray aura lieu en 1997.
À compter de septembre 1989, le Centre culturel de Saint-Paul héberge l’École enfantine, un service préscolaire privé en français. Les parents francophones de Saint-Paul qui tentent depuis cinq ans de convaincre le conseil scolaire de rassembler les étudiants de trois écoles dans une seule école de langue française obtiennent gain de cause. L’école du Sommet ouvre ses portes en septembre et accueille les élèves de la première à la sixième année. L’inauguration de l’école a lieu le 30 novembre 1990. L’école du Sommet déménage dans le Centre culturel de Saint-Paul en 1994.
En septembre 1990, une école homogène française ouvre ses portes à Legal. La municipalité de Legal lègue le centre récréatif pour abriter la nouvelle école. Elle accueille les élèves de la maternelle à la 8e année. En 1997, l’école Citadelle déménage dans l’ancien couvent de Legal, qui se veut maintenant le O’Meara Lodge.
En 2000, on débute la construction du centre scolaire communautaire de Legal.
Un groupe de parents francophones de la base des Forces canadiennes de Cold Lake se plaint au Commissaire aux langues officielles du fait que les services scolaires fournis par les autorités du district scolaire de Medley ne répondent pas aux besoins linguistiques de leurs enfants. Les parents ont gain de cause. En 1991, l’école francophone à Medley, l’école Voyageur, accueille quelque 150 enfants ayant droit à l’instruction en français.
La municipalité de Plamondon annonce en 1992 qu’elle aura elle aussi son école française, avec près de cinquante élèves de la maternelle à la 8e année. L’ouverture officielle de l’école du centre communautaire scolaire Beauséjour de Plamondon a lieu en 1995.
L’école homogène française, La Mission de Saint-Albert ouvre ses portes en septembre 1995. Elle accueille des étudiants de la maternelle à la 4e année. L’école est inaugurée officiellement le 16 mai 1996.
L’école homogène francophone de Lethbridge, l’école Lavérendrye, ouvre ses portes en septembre 1996. L’école accueille les élèves de la maternelle à la 7e année.
L’école homogène francophone de Red Deer, l’école La-Prairie, ouvre ses portes en septembre 1996. Elle accueille les élèves de la maternelle à la 7e année.
En 1996, le Conseil scolaire francophone du Centre-Nord approuve la mise sur pied d’un programme francophone public dans la région de Bonnie Doon pour la maternelle et la première année. La première école publique francophone ouvrira ses portes en septembre 1997 et portera le nom d’école publique Gabrielle-Roy.
L’éducation française se développe aussi à Calgary. L’école Saint-Antoine, la première école homogène française élémentaire, ouvrait ses portes en 1984.
En 1988, la Commission scolaire catholique de Calgary annonce que son école francophone offrira l’enseignement jusqu’en 12e année. En 1989, on crée le Comité de planification du futur centre scolaire communautaire de Calgary. À la fin de l’année 1990, la province autorise la construction d’une école francophone à Calgary. L’école fera partie intégrante du premier centre scolaire communautaire francophone dans l’Ouest. La construction du Centre scolaire communautaire de Calgary débute le 24 février 1996. Les écoles Sainte-Anne et celle du Pavillon Saint-Paul deviennent l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys en 1997. L’école fait partie du Centre scolaire et communautaire.
Le 7 mai 1998, on ouvre officiellement la première école francophone publique à Calgary, l’Ecole Queen’s Park. On annonce en 2000 que Calgary aura un conseil scolaire catholique francophone et un conseil scolaire public francophone.
Les villages et les régions
Plusieurs centres célèbrent des anniversaires importants pendant la période allant de 1982 à l’an 2000. En 1982, Bonnyville célèbre son 75e anniversaire. Dix ans plus tard, en 1992, on dévoile à Bonnyville une statue d’Angus Shaw, premier marchand de fourrure à s’installer sur les bords du Moose Lake en 1789. D’une hauteur de 20 pieds, la statue a été sculptée à la scie à chaîne. La Mission de Lac-la-Biche devient site historique provincial en 1987 et national en 1989. En 1987, on célèbre aussi le 75e anniversaire de Rivière-la-Paix. Pour marquer l’événement, on plante une croix avec les noms des pionniers et des pères fondateurs. La paroisse Sacré-Coeur de Donnelly célèbre son 75e anniversaire en 1997. Et en 1999, c’est la 50e
cabane à sucre à Edmonton.
On célèbre l’ouverture de centres culturels dans plusieurs endroits : à Lethbridge en 1982, à Saint-Paul en 1984, à Morinville-Legal en 1985, à Plamondon en 1994, à Saint-Isidore en 1987. L’ouverture officielle du Barbar à Saint-Isidore a lieu le 15 décembre 1989.
On remarque aussi plusieurs nouveaux services dans les régions. Le 17 janvier 1992, Saint-Isidore ouvre sa clinique francophone. Le 25 mars 1992 Saint-Paul ouvre le premier centre francophone d’alphabétisation en Alberta. La radio communautaire de Rivière-la-Paix est ouverte en octobre 1996. La Cité des Rocheuses à Calgary est ouverte en octobre 1997. Et en l’an 2000, Legal est déclarée ville bilingue.
Le théâtre
En 1983, l’ancienne église Saint-Thomas devient le local de la Boîte à Popicos. En 1985, Gisèle Lemire fonde le Théâtre du Coyote. Le nouveau groupe se donne le mandat de présenter des productions théâtrales bilingues.
Entre 1988 et 1992, le groupe Franco-Gang de Plamondon présente au public albertain une saga intitulée « Séraphin », création très appréciée dans la région.
En 1988, Pierre Bokor met en scène sa dernière pièce en tant que metteur en scène en résidence au sein du TFE, après 10 ans de travail avec la troupe. En 1992, le Théâtre Français d’Edmonton et la Boîte à Popicos fusionnent pour devenir l’UniThéâtre. Le nouveau groupe est sous la direction artistique de Guylaine Normandin alors secondée par Daniel Cournoyer.
A la même époque, le projet d’une formation professionnelle pour les comédiens francophones de la province voit le jour. Entrepris à la Faculté Saint-Jean par le professeur Roger Parent en collaboration avec le Conservatoire d’art dramatique de Québec, le projet s’intitule « Pour une théâtralité franco-albertaine ».
La musique
Alliance Chorale Alberta célèbre son 25e anniversaire de fondation en 1988. En septembre 1995, la chorale de la Faculté Saint-Jean renaît sous la direction de Laurier Fagnan. En 1999, dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire du poste CHFA, la chorale Saint-Jean lance son premier disque compact « Il y a longtemps que je t’aime… »
Créé dans le cadre des réjouissances du 40e anniversaire de CHFA Radio-Canada en 1989, le premier Gala de la chanson a lieu en mai 1989. Le premier Gala interprovincial de l’Ouest (aujourd’hui le Chant-Ouest) a lieu à Edmonton en juin 1990. C’est une production des organismes culturels provinciaux de l’Ouest en collaboration avec les quatre stations de radio de Radio-Canada dans l’Ouest.
Fondé en 1995, le Centre de développement musical (CDM) se donne pour mission de dépister et de développer le nouveau talent albertain d’expression française. Un nouveau local de rencontre et de répétition inauguré en 2000 permet de réaliser des enregistrements de maquettes.
Les fêtes, les célébrations et les événements spéciaux
En 1988, Les jeunes entrepreneurs francophones mènent une campagne pour faire renommer la 91e rue, en l’honneur de Marie-Anne-Gaboury, la première femme blanche à venir dans l’Ouest canadien, et aussi la grand-mère de Louis Riel. Le même organisme est aussi l’instigateur du projet de nommer, en l’honneur de Mgr Grandin, la station de métro qui dessert l’ancien quartier francophone d’Edmonton. La station Grandin du LRT à Edmonton est ouverte en 1989.
En 1990, quelques centaines de francophones participent à la première Fête franco-albertaine.
Nos bailleurs de fonds
