De 1968 à 1981

Le gouvernment libéral de Pierre Elliott Trudeau est au pouvoir de 1968 à 1979. Remplacé par le gouvernement conservateur de Charles Joseph Clark de 1979 à 1980, le gouvernement de Trudeau est réélu en 1980.

 

 

Sur la scène nationale

La nouvelle loi de 1968 sur la radiodiffusion confie à la SRC le soin d’assurer un service national de radiodiffusion avec mandat de promotion de l’unité nationale. La loi crée aussi le Conseil de la radiotélévision canadienne (CRTC). En 1969, le Parlement canadien adopte la Loi sur les langues officielles. L’anglais et le français sont reconnues comme étant les langues officielles du Canada. En 1971, suite à la publication du livre IV du Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, le gouvernement énonce une politique sur le multiculturalisme dans un Canada officiellement bilingue.

La loi sur les langues officielles crée le poste du commissaire aux langues officielles. M. Keith Spicer, le premier commissaire aux langues officielles, entre en fonction en 1970. Le Bureau régional du commissaire aux langues officielles est ouvert à Edmonton en octobre 1981.

Le financement des communautés francophones et de l’éducation en français compte parmi les retombées de la loi sur les langues officielles.

En 1978, le Parlement du Canada adopte le projet de loi C-42 qui modifie le Code criminel de façon à permettre aux parties à un procès devant un juge ou un jury d’être entendues dans l’une ou l’autre des langues officielles.

La Commission Laurendeau-Dunton publie le deuxième livre de son rapport en 1968. Les recommandations de ce deuxième livre sont à l’origine de l’article 23 de la Charte des droits et libertés de 1982. En 1977, à la Conférence interprovinciale de St. Andrews, neuf premiers ministres acceptent en principe l’idée que l’instruction dans la langue de la minorité soit offerte là où les nombres le justifient.

En 1980, le gouvernement du Canada dépose un projet de résolution constitutionnelle ayant pour but le rapatriement de la Constitution. La résolution contient la Charte canadienne des
droits et libertés qui traite du droit à l’instruction dans la langue de la minorité à l’article 23. En 1981, le Parlement britannique approuve la résolution constitutionnelle du Parlement canadien et donne effet à la loi constitutionnelle de 1982.

 

L’Alberta

En 1968, le gouvernement Social Credit de Harry E. Strom est au pouvoir. En 1971, les conservateurs sous la direction de Peter Lougheed remportent la victoire lors des élections provinciales, victoire qu’ils répètent en mars 1975.

Un changement à la loi scolaire adopté en avril 1968 permet l’enseignement en français à 50 % de la journée. En 1976, un deuxième changement à la loi scolaire permet l’utilisation du français comme langue d’enseignement jusqu’à 80 % de la journée.

 

L’Église

En 1976, suite à la vente du Collège Saint-Jean, les Oblats mettent à la disposition de l’ACFA les revenus d’un fonds de fiducie considérable, lesquels revenus doivent servir à faire avancer certains programmes d’éducation française.

 

Les associations francophones nationales

Plusieurs associations nationales tiennent leur congrès annuel à Edmonton dans la période allant de 1968 à 1981. En 1968, Edmonton est choisie comme site du quatrième congrès de l’Association des commissaires d’écoles de langue française du Canada. Le Conseil canadien de la coopération tient son congrès annuel à Edmonton en 1968 et en 1974. Le congrès annuel de l’ACELF a lieu à Edmonton en 1969. La Fédération canadienne-française de l’Ouest tient son assemblée annuelle à Edmonton en août 1970.

Le 26 novembre 1975, la Fédération des francophones hors Québec est fondée. Cette fédération regroupe les associations provinciales et interprovinciales francophones hors-Québec.

 

L’Association canadienne-française de l’Alberta

Pendant la période allant de 1968 à 19S1, l’ACFA s’occupe d’un très grand nombre de dossiers importants : la télévision, le référendum québécois, le collège de pédagogie à Saint-Jean, l’animation sociale et bien d’autres.

L’association se développe aussi. En 1978, l’exécutif de l’ACFA recommande au Conseil général l’incorporation de la région de Plamondon à titre de nouvelle régionale sous la charte de l’ACFA. Lethbridge et Red Deer deviennent des régionales de l’ACFA la même année et Fort McMurray devient une régionale de l’ACFA en 1980.

En 1969, le Dr Roger Motut est élu à la présidence de l’Association comme successeur de M. Gérard Diamond. En 1971, deux candidats se présentent à la présidence de l’ACFA : le Dr Joseph Moreau et M. Jules Van Brabant de Saint-Paul. C’est Van Brabant qui l’emporte. En 1973, François McMahon accepte de se porter candidat à la présidence de l’ACFA. Il est remplacé en 1975 par Hervé Durocher. Celui-ci est réélu l’année suivante alors que l’ACFA célèbre son 50e anniversaire. Roger Motut est à nouveau élu président de l’ACFA en février 1978. M. Roger Lalonde le remplace en 1980.

Plusieurs personnes occupent le poste de secrétaire-général de l’ACFA pendant cette période : Jean Patoine, Guy Lacombe, Léo Bosc et Paul Poirier.

En 1969, l’ACFA adopte l’Animation sociale comme méthode de travail. Le bureau de direction du Service d’animation sociale sera dissout en octobre 1973 et les structures de l’animation sociale seront intégrées à celles de l’ACFA.

L’ACFA s’occupe aussi des dossiers de la télévision, de la fondation de l’ACFA, de la Société de prêts aux étudiants et de l’Imprimerie La Survivance.

L’ACFA achète l’Imprimerie La Survivance en décembre 1975 et devient alors propriétaire du journal le Franco-albertain. En 1973, la Société de prêts aux étudiants cesse son service de prêts.

Gérard Pelletier rencontre l’ACFA le 10 avril 1969. Les représentants profitent de l’occasion pour lui présenter un mémoire dans lequel il est question de la télévision française en Alberta. On lui présente aussi une pétition de 28 000 noms demandant un poste de télévision française à Edmonton.

En 1977, l’ACFA accepte une résolution concernant la vente du terrain de l’ancien émetteur de CHFA à Consor Builders Ltd. Le contrat de vente est signé en septembre. L’ACFA va transférer tous les capitaux à une fondation dont les directeurs seront les sept derniers anciens présidents de l’ACFA.

Mais de tous les dossiers de l’ACFA, c’est sans doute celui du référendum québécois qui marque le plus la période entre 1968 et 1981. Le référendum sur l’avenir du Québec a lieu en 1980 : environ 60 % des Québécois rejettent la proposition de souveraineté-association du gouvernement Lévesque.

 

Les regroupements de jeunes

Le groupe des Jeunes de l’ACFA est remplacé en 1969 par le groupe Jeuneactualité. En 1972, quatre jeunes représentent l’Alberta au 25e congrès de l’ACELF. En décembre 1972, ils réunissent des représentants des régions francophones et lancent le mouvement Francophonie jeunesse de l’Alberta.

 

Les associations francophones de l’Alberta

Le 23 avril 1970 a lieu la séance de fondation d’un Club Richelieu. En 1972, le club lance le Fonds commémoratif Jean-Patoine. Ce fonds a pour but d’établir une bourse annuelle décernée à un étudiant francophone albertain. En septembre 1974, la fiducie du Fonds commémoratif Jean-Patoine invite pour la première fois la population francophone de l’Alberta âgée de 15 à 30 ans à participer au premier concours pour le Prix Jean-Patoine.

En 1973, on parle de la fondation officielle du scoutisme francophone à Edmonton. C’est une renaissance car un premier groupe de scouts francophones date de 1935. La formation officielle du district scout francophone en Alberta a lieu le 24 novembre 1973.

En 1968, la réunion annuelle du Conseil albertain de la coopération a lieu à Edmonton en novembre sous la présidence de M. Fernando Girard. Le CAC regroupe les divers organismes coopératifs, caisses populaires, magasins d’expression française ou bilingue.

Fernando Girard devient le premier coordonnateur du Conseil albertain de la coopération en 1978. Ce conseil unit l’Alberta avec les coopérateurs du monde entier. Lors de sa réunion annuelle en 1981, le CAC crée le trophée « Fernando-Girard » en l’honneur de M. Girard, leader de la coopération en Alberta, décédé le 1er mars 1980.

 

La radio 

En juin 1969, CHFA améliore son rendement dans la région de Rivière-la-Paix avec l’ouverture du poste CBXY installé par la SRC.

Le 26 novembre 1971, Radio-Canada entreprend des pourparlers avec CHFA. Le projet tel que soumis prévoit que Radio-Canada se porterait acquéreur des postes de l’Ouest. Le contrat de vente de CHFA à Radio-Canada est signé le 9 octobre 1973 et le transfert s’effectue le 1er avril 1974. La vente est ratifiée par le CRTC en avril 1974. Guy Pariseau, natif de Rivière-la-Paix, est alors nommé le premier directeur de la radio française de la SRC en Alberta en 1974. Il est remplacé en août 1982 par Denis Collette.

En 1974, la Société Radio-Canada lance le Plan accéléré de rayonnement (PAR) qui a pour but d’améliorer le service existant ou pour le rendre enfin accessible là où il n’existait pas.

Peu avant Noël de 1975, le poste CHFA de la SRC quitte ses anciens bureaux situés dans l’édifice de La Survivance, au coin de la 100e avenue et de la 109e rue et vient occuper les 15e
et 16e étages d’un édifice à appartements dans le quartier Bonnie Doon, Sir William Place.

 

La télévison 

Le 6 août 1969, le Franco-albertain annonce que le Conseil de la Radio-télévision canadienne a donné son approbation à l’installation d’un nouveau poste de télévision à Edmonton opéré par la Société Radio-Canada et diffusant partiellement des programmes français et éducatifs (en anglais). La partie française de la programmation originera du réseau français à Montréal alors que la partie éducative sera la responsabiltié de MEETA (Metropolitan Edmonton Educational Television Association). Le CRTC a octroyé le permis aux fins de télévision française et éducative pour une période de trois ans après quoi la nouvelle station deviendra exclusivement française et partie intégrante du réseau français de télévision de la Société Radio-Canada.

La télévision française entre en ondes le dimanche 1er mars. Ce poste sera identifié par les lettres CBXFT canal 11 et il couvrira le territoire compris dans un rayon de 60 milles autour de la ville. Jacques Boucher, un ancien de CHFA, devient directeur des programmes de CBXFT en 1972. Il sera remplacé par Guy Pariseau à la fin de l’année.

Le contrat de MEETA étant terminé, la télévision française est à l’antenne 17 heures par jour. Avec la télévision en direct commence l’expansion des services et du personnel. Le directeur des Services français région de l’Alberta est M. Paul Dumaine. Il sera remplacé par Denis Lord.

En 1972, le Comité de télévision française de la Rivière-la-Paix adressait une pétition à l’honorable Gérard Pelletier, ministre au Secrétariat d’Etat. Le samedi 15 avril de la même année, le Comité de télévision de Rivière-la-Paix, appuyé de l’ACFA, organise une manifestation devant l’édifice de Radio-Canada à Edmonton.

 

Le journal 

En 1972, Le Franco-albertain gagne trois prix au congrès des hebdomadaires de langue française du Canada. Le Franco-albertain est l’un des 50 journaux à participer à ce concours national.

L’année suivante, Le Franco-albertain remporte le trophée du meilleur hebdomadaire de langue française au Canada dans la catégorie des moins de 24 pages. En 1974, Le Franco se classe premier au concours des hebdos du Canada lors du congrès qui réunit à Québec les représentants de presque tous les hebdomadaires du Canada français. Le Franco mérite aussi deux autres trophées, soit celui de la page éditoriale et celui de la langue française.

 

Le livre 

La librairie de l’ACFA, le troisième projet de ce genre depuis 1946, commence humblement à la fin de 1972. Son loyer est partagé par Carda et par la Caisse Francalta.

En 1974, l’ACFA a l’idée d’un bibliobus. Il s’agit d’un camion multi-fonctionnel qui offrirait à la fois un service de librairie et un certain nombre d’activités culturelles à domicile. Mais des difficultés mécaniques et des actes de vandalisme immobilisent le bibliobus pendant plusieurs mois. En 1976, le Centre culturel mobile de l’ACFA est à vendre.

En 1977, le Carrefour adopte le nom « Le Carrefour ». La librairie se compose, à l’époque, d’un magasin et de comptoirs dans plusieurs régions (Bonnyville, Falher, Saint-Paul, Morinville-Legal, Calgary). On parle alors de la possibilité d’ouvrir un deuxième magasin à Edmonton. Les locaux seraient adjacents à la Caisse Francalta (Edmonton-Sud). En 1978, la régionale de Lethbridge annonce l’ouverture prochaine d’un comptoir du Carrefour dans la région. Le 11 octobre 1980 a lieu l’ouverture du Carrefour de Fort McMurray.

Le 15 juin 1977, le feu ravage le Carrefour situé au 11217 avenue Jasper. Le Carrefour occupe ses nouveaux locaux situés au 10014 109e rue à compter de 1978.

 

Le film 

Un club du film français dont le nom est Toutimage est fondé à Edmonton en 1972. « C’est l’nom de la game », un film documentaire produit par l’Office national du film et réalisé par Sylvie Van Brabant, est présenté au Salon du livre au théâtre du Collège Saint-Jean le 3 février 1978.

 

Les manoirs 

Au début avril 1979, les travaux de construction du manoir Saint-Joachim commencent. Le comité de la Société du manoir accepte les applications des futurs résidents du manoir à compter de janvier 1980. Le Manoir Saint-Joachim ouvre officiellement ses portes le 27 novembre 1981.

Le commerce 

En janvier 1972, on parle d’organiser une nouvelle caisse populaire à Edmonton, la Caisse Francalta. L’ouverture officielle de la Caisse Francalta d’Edmonton a lieu le 17 février 1973.

Le 5 janvier 1974, les directeurs de la Caisse Francalta ont officiellement accepté le plan d’ouvrir une succursale à Falher. L’ouverture officielle a lieu le 17 octobre 1974. En janvier 1975, on parle aussi du comptoir à Saint-Isidore.

En 1976, la Caisse Francalta ouvre une nouvelle succursale à Edmonton-sud à l’intersection de la 88e avenue et de la 91e rue. En opération depuis le 4 novembre 1976, le 12 mars 1977, la Caisse Francalta-sud célèbre l’ouverture officielle de ses nouveaux locaux situés au 88o6-92e rue.

En 1976, Carda, la Coopérative d’aménagements régionaux et de développement agricoles d’Edmonton a ses locaux au 8935 82e avenue. En 1978, la coopérative Carda de Saint-Paul fusionne avec la coopérative Carda de la Rivière-la-Paix pour devenir Carda Ltée. Or, Carda d’Edmonton est une succursale du bureau de Saint-Paul. Carda Ltée compte 1 000 membres et 15 employés en 1978.

En juin 1979, Carda ouvre ses nouveaux locaux dans l’édifice South Centre d’Edmonton. Un mois auparavant, la succursale de Saint-Paul s’installait dans un édifice flambant neuf. Carda compte à l’époque cinq succursales à travers la province et a un actif qui dépasse les deux millions.

L’Alberta aura son premier annuaire des organismes et des commerçants francophones de la province en 1980.

 

L’éducation 

D’abord affilié à l’Université Laval en 1961, le Collège de pédagogie de Saint-Jean est affilié à la University of Alberta, pour une période de cinq ans à compter de septembre 1963. Le 22 septembre 1968, l’entente d’affiliation est prolongée jusqu’au 22 septembre 1970.

En 1968, le Collège Saint-Jean reçoit l’école des infirmières de l’Hôpital général d’Edmonton et inaugure le seul cours bilingue de Sciences infirmières dans l’Ouest et le seul cours de deux ans à Edmonton. Le programme est terminé en septembre 1972.

Le 27 novembre 1970, une entente officielle est signée entre la U of A et le Collège Saint-Jean en vertu de laquelle le Collège devient un collège universitaire en mesure d’offrir les programmes de l’université.

En 1974, les Oblats annoncent leur décision de vendre le Collège Saint-Jean. Le 14 avril 1976, un accord entre le gouvernement de l’Alberta, la U of A, les Oblats et le gouvernement fédéral est signé. La U of A prend possession du terrain et des édifices le 1er mai 1976.

Le deuxième rapport McCalla recommande que Saint-Jean devienne une faculté. Le General Faculties Council accepte la recommandation en juin 1977. La recommandation est aussi adoptée par le Bureau des gouverneurs de la UofA en septembre 1977. Saint-Jean ne portera le nom de faculté qu’une année plus tard, le 5 mai 1978 alors que le changement de nom est approuvé par le Bureau des gouverneurs. En mai 1979, on célèbre l’inauguration officielle de la Faculté Saint-Jean au Convocation Hall de l’édifice des Arts.

Gamila Morcos est nommée doyen de la Faculté Saint-Jean en 1980, poste qu’elle occupe jusqu’en 1985. Elle remplace François McMahon qui avait été nommé doyen du Collège universitaire Saint-Jean en 1971.

En 1970, la Commission scolaire catholique d’Edmonton décide de construire une école secondaire bilingue qui regoupe les élèves du secondaire au Collège Saint-Jean et les étudiantes de l’Académie Assomption. La nouvelle école bilingue sera nommée école J.H.-Picard.

La première conférence provinciale de l’organisme Canadian Parents For French se déroule à l’auditorium de l’école J.H.-Picard en 1978. Mme Elaine Kuhlemeyer, présidente provinciale, accueille plus de 200 participants.

En avril 1979, l’Alberta Teachers’ Association sous la présidence de M. Kryzanowski, a adopté une motion voulant que tout enfant, en Alberta, ait le droit de recevoir son éducation en français ou en anglais.

En 1980, 125 enseignants d’Edmonton se réunissent pour le lancement du premier guide pédagogique pour l’enseignement du français de la 1e à la 12e année.

Le Franco-albertain annonce que le Concours de français de l’ACFA de 1970 est quelque peu différent de ce qu’il a été au cours des années passées. En 1975, on annonce que les 725 participants de 1973 sont passés à plus de 1 200 en 1974.

Pierre Calvé visite l’Alberta en 1970. Pauline Julien donne un concert à Edmonton le dimanche 8 septembre 1974 et Gilles Vigneault est l’invité spécial à la 25e Cabane à sucre le 27 avril 1974.

 

La danse 

La troupe de danse les Blés d’Or est fondée en 1972. En 1976, elle participe à un grand festival international en France. Grâce aux efforts de la régionale d’Edmonton, elle participe aussi aux
cérémonies d’ouverture des Jeux du Commonwealth qui ont lieu à Edmonton en 1978. Le 29 novembre 1979, à Saint-Paul, les Blés d’or lancent le projet Héritage franco-albertain. Le projet a pour but de retrouver les traditions de nos pionniers canadiens-français.

En 1980, on rapporte que trois troupes de danse folklorique et de gigue canadienne-française existent maintenant à Edmonton. Il s’agit de Les Alouettes de l’école Saint-Thomas d’Aquin, Les Arc-en-ciel de l’école J.H.-Picard et de La Girandole une troupe de gigueurs de la Faculté Saint-Jean sous la direction de Gilbert Parent.

 

Le théâtre

En 1970, le Théâtre français d’Edmonton est sous la direction de Julien Forcier. Il sera remplacé par France Levasseur-Ouimet qui sera remplacée à son tour par Jean Fortier. En 1976, Claire Ifrane est la nouvelle directrice artistique du TFE. Elle sera remplacé par Eve Marie.

En 1980, Pierre Bokor le directeur artistique du Théâtre français d’Edmonton, récemment embauché comme professeur d’art dramatique à la Faculté, fonde la troupe le Théâtre à la Carte.

Le Cercle dramatique de Saint-Paul célèbre son 25e anniversaire en 1980. Fondée en 1978, la Boîte à Popicos est une troupe professionnelle ayant pour mandat de présenter un théâtre de qualité au jeune public. La troupe est aussi l’instigatrice d’un Festival de théâtre jeunesse en 1989.

À Calgary en 1981, deux troupes réunissent de nombreux amateurs de théâtre : le Tréteau des Rocheuses, une troupe de l’Alliance française de Calgary et la Société de théâtre de Calgary connue aussi sous le nom de la Troupe des avant-cimes.

 

L’histoire 

Plusieurs paroisses et villages célèbrent leur anniversaire de fondation pendant la période allant de 1968 à 1981. La paroisse de Girouxville célèbre son 50e anniversaire en 1978. Saint-Isidore célèbre le 25e anniversaire de sa fondation la même année.

D’autres vivent des événements importants de leur histoire. Par exemple, en 1973 Beaumont devient un village avec une administration autonome. Mère Térésa sera de passage à Saint-Paul en 1980.

Ailleurs, on prend le temps de s’occuper de l’histoire de la région. Le musée de Girouxville, fondé par les pères Oblats et construit à l’automne 1968, ouvre ses portes en 1969. L’église Saint-Joachim d’Edmonton est déclarée « monument historique » en 1978. En 1981, on dévoile, pour l’ouverture du Palais de Justice de Saint-Albert, une plaque commemorative de l’honneur de François-Xavier Plante, premier magistrat de la municipalité. En 1971, l’ACFA régionale de Saint-Paul loue la première école secondaire de Saint-Paul et la transforme en centre culturel. Le feu met fin aux rénovations en 1981, malheureusement.

En 1974, Soeur Alice Trottier et M. Kenneth Munro du Département d’histoire de la U of A fondent le Salon d’histoire franco-albertain. Le but du Salon est de faire connaître l’histoire des Franco-Albertains.

 

Dans les villages et dans les villes 

En 1971, la Coopérative Sainte-Famille de Calgary célèbre son quart de siècle. C’est également en 1971 que la Caisse populaire Sainte-Famille est amalgamée à la Calcath Credit Union. En 1972, le parc Beauchemin devient un lieu de rendez-vous pour tous les Canadiens français de Calgary. Fondée en 1970, la Société franco-canadienne de Calgary devient la représentante de l’ACFA à Calgary en 1973. L’année suivante, la Société franco-canadienne de Calgary réalise son rêve. Le projet d’un foyer pour personnes âgées la Villa Franco est complété au mois d’août.

Les francophones de Bonnyville célèbrent plusieurs ouvertures officielles entre 1972 et 1977 : les nouveaux locaux de la Caisse populaire Saint-Louis ouverts le 28 octobre 1972, le Centre culturel ouvert le 27 février 1976, le bureau de Carda ouvert le 21 décembre 1977.

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