Chronologie
De 1949 à 1967
1949
Le Canada
Le très honorable Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada, rend visite à Edmonton pour la première fois le 11 avril 1949.
Les autres provinces et territoires
Terre-Neuve est la dernière province à se joindre à la Confédération.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le 21 octobre l’ACFA, la Société d’enseignement postscolaire et Radio-Edmonton présentent un mémoire conjoint à la Commission royale Massey, commission sur les arts, sciences et lettres. Cette commission fait une enquête publique à travers tout le Canada, en particulier dans le domaine de la radio.
L’ACFA reçoit Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l’Université Laval. Il est de passage à Edmonton où il vient de recevoir un doctorat honorifique de la University of Alberta. Le Dr G.F. McNally est alors chancelier de l’université. Lors d’une visite au Collège Saint-Jean, il va inviter la chorale du Collège à faire une tournée au Québec.
Les services francophones
La radio – Le premier gérant du poste CHFA est Romain LeClair. Mais le 2 novembre, La Survivance annonce à ses lecteurs que celui-ci est entré à l’hôpital. Il laisse la direction du poste à M. Télesphore Gareau, le gérant-adjoint. En octobre 1950, La Survivance annonce que M. J.A. Gallant, contrôleur du poste CHFA, a été nommé gérant. En 1953, Léo Rémillard est nommé gérant de CHFA. En 1956, Bernardin Gagnon remplace Rémillard. Gagnon sera gérant jusqu’à la vente du poste.
L’ouverture du poste CHFA a lieu le 20 novembre 1949. Un programme spécial a été organisé pour l’occasion. La Survivance publie un numéro spécial consacré entièrement à la station. L’événement a lieu au théâtre Garneau d’Edmonton. La bénédiction du poste CHFA a lieu le 19 décembre 1949. La cérémonie est présidée par Mgr Routhier et l’allocution de circonstance est prononcée par Mgr Baudoux.
L’éducation
L’AEBA annonce l’organisation de trois semaines de cours d’été dans le but de venir en aide aux instituteurs et institutrices catholiques de langue française. Ces cours seront donnés au Collège Saint-Jean. Les cours vont remporter un succès qui dépasse toutes les espérances. Environ 125 membres se sont inscrits et ils proviennent de tous les coins de la province et même quelques-uns du Manitoba et des États-Unis.
Edmonton – Au Collège Saint-Jean, le père Mercure organise les studios radiophoniques Maria-Goretti la même année que l’ouverture du poste CHFA.
Rivière-la-Paix – L’édition du 16 novembre 1949 de La Survivance annonce que les Canadiens français de la Rivière-la-Paix bâtiront leur collège dès le printemps prochain.
Bonnyville
En 1949, Alphonse Brosseau, Raoul Lapointe, Jacques Demers et Jake Josvanger forment une compagie et construisent Bonnyville Hotel qui ouvre ses portes le 11 février 1950.
Rivière-la-Paix
En 1949, la compagnie Imperial Oil creuse le premier puits dans la région de Rivière-la-Paix, soit le Normandville no 1 situé sur le terrain appartenant à Arthur Bégin.
Saint-Albert
À Saint-Albert, les pensionnaires indiens sont partis et toute la maison des Soeurs grises est organisée pour les vieillards et devient officiellement le Foyer Youville.
La musique
Près d’un millier de personnes sont présents au Festival français d’Edmonton le 29 mai.
En 1949, suite à l’invitation de Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l’Université Laval en visite à Edmonton, le Collège Saint-Jean délègue à Québec une chorale d’environ 65 collégiens sous la direction des pères Gaudet, Pépin et Douziech. Grâce à la générosité du magasin Eaton, les jeunes chanteurs portent un costume spécial : pantalon gris, veston bleu avec l’écusson du Collège sur lequel on peut lire la devise « Lévate oculos ». Le voyage dure un mois. On visite Montréal, Valleyfield, Sainte-Agathe-des-monts, Juliette, Louiseville, Trois-Rivières, Shawinigan, Québec, Chicoutimi, Saint-Georges, Sherbrooke, Magog, Granby, St-Hyacinthe et Ottawa. En fin de compte, les choristes présentent 313 chants au cours de 59 exécutions officielles devant approximativement 33 000 personnes et cela n’inclut pas les arrêts dans les gares, les arrivées et les départs ainsi que tout le trajet où les spectacles improvisés se multiplient.
1949-50
Les fêtes, les célébrations et les événements particuliers
La première Cabane à sucre a lieu à Edmonton en avril 1949. L’idée a été lancée par le père Breton et M. Jean-Marie Fontaine était ledirecteur du premier comité organisateur. M. Côté, un des fondateurs, avait amené trois milles petits pots de tire qu’il avait fait chez lui. On avait loué le pavillon des ventes.
L’année suivante, près de 1 500 Canadiens français venus des paroisses environnantes viennent célébrer. En 1952, les 2 900 participants ont droit au grand concours de la Reine des
Canadiens français de l’Alberta. La gagnante est Mlle Yvonne LeClair, la représentante de la paroisse Saint-Joachim. En 1953, la gagnante est Claire Pariseau de Saint-Joachim.
La Cabane va aboutir au Sportex et puis au Fort Edmonton. La Cabane d’Edmonton fut la première cabane tentée à l’extérieur de l’est du pays.
1950
L’Association canadienne-française de l’Alberta
L’ACFA célèbre ses 25 ans et le premier anniversaire du poste CHFA.
Les associations francophones de l’Alberta
L’idée de la Relève albertaine est lancée en 1950 à l’exécutif de l’Association des éducateurs bilingues de l’Alberta (AEBA) et en 1952, un comité est nommé afin de rédiger une ébauche de constitution. C’est le père Forget qui en rédige le premier texte. Le 5 novembre 1954 a lieu le premier congrès provincial et l’initiateur de ce congrès est le jeune Jean Papen de Prud’homme, élève au Collège Saint-Jean. Plus de 300 délégués y participent. Le groupe organise des concours provinciaux, des échanges épistolaires, une chronique hebdomadaire publiée dans La Survivance et des émissions radiophoniques. Il y a de très nombreuses rencontres. Le congrès de 1956 a lieu au Collège Saint-Jean et il regroupe plus de 600 participants. Le congrès de 1959 sera le dernier congrès de la Relève.
Beaumont
Depuis 1901, Beaumont peut communiquer par téléphone avec Strathcona, Edmonton, Saint-Albert et Morinville. Pour téléphoner, il faut faire appel à une centrale téléphonique qui compose le numéro désiré. En 1950, la compagnie Mutual Telephones installe d’autres lignes de téléphone à Beaumont. On peut maintenant faire directement des appels locaux. Cependant 14 à 16 maisons doivent se partager une ligne téléphonique. En 1971, AGT achète le système de téléphone.
Jean-Côté
Depuis quelques années, le gouvernement provincial s’est lancé dans un mouvement de centralisation des divisions scolaires. Alors qu’en plusieurs endroits, Donnelly, Falher,
Girouxville, on a centralisé les écoles sur la base paroissiale, le district scolaire de Jean-Côté est demeuré soumis à la Grande Division de High Prairie que dirige le Dr Wood.
En 1937, les parents de Jean-Côté ont construit à leurs frais et au coût de 30 000 $ un dortoir près de l’église afin d’améliorer les conditions de leurs enfants qui sont restés sans instituteurs pendant plusieurs mois. Or, les gens sont assurés d’avoir des instituteurs qualifiés pour les 120 enfants si les écoles sont centralisées à Jean-Côté, près du dortoir. On s’attend alors à ce que les écoles de ce district soit transportées près du dortoir.
Cela ne se produit pas car la Division laisse entendre qu’elle n’a pas les fonds nécessaires pour effectuer le transport. Les parents de Jean-Côté prennent alors sur eux-mêmes de déplacer les deux écoles concernées pour les rapprocher du nouveau dortoir. Seize membres de la Police montée sont intervenus et ont, de force, fait retourner les écoles à leur ancienne location. Peu après l’une des écoles était la proie des flammes.
Marie-Reine
La paroisse Marie-Reine est fondée en 1950.
Rivière-la-Paix
Depuis 1950, la Canadian Coachways offre un service d’autobus à la région de Peace River. En 1968, Greyhound Lines achète Canadian Coachways Ltd.
La musique
En 1950, on parle d’un nouveau groupe de jeunes chanteurs, « Les gais troubadours » du Collège Saint-Jean sous la direction du père Douziech. En 1956, le groupe se compose de 27 voix. Le groupe sera très actif jusqu’en 1961 alors que Paul Belley dirige le groupe.
1951
Edmonton
Le Edmonton Bulletin cesse d’être publié.
Les politiciens francophones
Roméo Desfossés, candidat libéral de Falher, est élu lors d’une élection partielle dans le comté de Grouard. Il remplace le Dr Wood de High Prairie qui avait défait André Déchène en 1948. Desfossés est réélu de 1952 à 1959.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province de Québec est à Edmonton. Le cercle local de l’ACFA le reçoit à l’hôtel King Edward.
Les services francophones
La radio en Saskatchewan – Le 1er juin on inaugure le nouveau poste de Gravelbourg en Saskatchewan. Un poste de 1 000 watts a aussi été octroyé pour Saskatoon.
La radio – CHFA organise un spectacle de variétés au théâtre Garneau à l’occasion de son deuxième anniversaire.
La radio – À la réunion des directeurs de CHFA le 3 février 1951, Mgr Routhier propose la création du Club de la radio comme solution à long terme au problème financier du poste. Les fonds recueillis par la cotisation des membres seront versés dans un compte à part et serviront uniquement à amortir la dette de construction qui n’a pas été toute payée. Au départ, l’idée est de demander à chaque région de la province de trouver 1 000 membres et de leur demander une cotisation annuelle de 5 $ en échange d’une carte de membre. Le 7 mars, le Club a déjà attiré deux cents membres. Le 21 novembre 1951, le Club de la radio compte 630 membres et a recueilli 3 185 $. La carte donne à ses membres une chance de participer à un tirage.
L’éducation
Le 3 juillet 1951, environ 90 professeurs bilingues de l’Alberta et de la Saskatchewan assistent aux cours d’été de l’AEBA offerts au Collège Saint-Jean.
Edmonton – Le Collège Saint-Jean lance une grande campagne de financement pour l’expansion et la rénovation du Collège.
Fahler – Le collège de Falher ouvre ses portes aux élèves et jusqu’en 1971, il accueillera des centaines de jeunes. Le projet avait été confié au père Joseph Forget.
Bonnyville
Les pères Oblats prennent la responsabilité de la paroisse Saint-Louis de Bonnyville.
Girouxville
Girouxville est officiellement reconnu comme village le 31 décembre 1951. La première réunion du conseil a lieu le 7 février 1952.
1952
L’Église
Le père Patoine organise la paroisse Sainte-Anne de Jasper Place. Il a obtenu de l’archevêque MacDonald la permission de fonder une desserte de Saint-Joachim et de bâtir une chapelle à laquelle on donne le nom de Sainte-Anne. Les paroissiens de Saint-Joachim et leur curé coopèrent activement et financièrement à la construction de la nouvelle église qui est desservie de Saint-Joachim jusqu’en septembre 1953.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Lors du 15e congrès général de l’ACFA tenu en avril 1952, M. J.-O. Pilon, vétéran des questions scolaires de l’Alberta est élu président général.
Les services francophones
La radio – Le 19 octobre 1952, CHFA est officiellement relié au réseau de Radio-Canada suite au rapport de la Commission Massey sur les lettres, arts et sciences au Canada, qui recommandait que la SRC songe sérieusement à utiliser les postes de langue française de l’Ouest canadien comme débouchés pour les émissions d’envergure nationale en français.
Rivère-la-Paix
Avant de devenir un district municipal, le territoire de la Rivière-la-Paix est connu sous le titre District de la Rivière-la-Paix. La Municipalité Smoky River no 130 est établie en janvier 1952.
Une personnalité intéressante
Gédéon Pépin est décédé à l’âge de 73 ans. Il a été organiste et maître de chapelle à Saint-Joachim pendant 25 ans. Organiste depuis 1883 alors qu’il n’a que 10 ans, Pépin se rend dans l’Ouest au plus fort de la ruée vers l’or du Klondike. Il se rend d’abord à Dawson City au Yukon où il fonde une fanfare et devient un des instigateurs de la Société de l’Opéra de Dawson City. En 1912, il s’établit à Edmonton où il devient organiste à l’église de l’Immaculée-Conception. En décembre 1923, il déménage à Saint-Joachim. Expert de l’orgue, il est le représentant de la firme Casavant dans l’Ouest. Il dirige un commerce de piano et d’orgues avec ses fils. Ils seront responsables de la rénovation des orgues au Convocation Hall de la U of A. Il joue du piano, de l’accordéon, du violon et du violoncelle.
Une personnalité intéressante
En juin 1952, à l’occasion du Troisième congrès de la langue française en Amérique, l’Université de Montréal décerne un doctorat honoris causa au Dr Mousseau. L’Université Laval décerne un doctorat honorifique à Mgr Baudoux devenu évêque-coadjuteur à Saint-Boniface, à Mgr Henri Routhier, évêque-coadjuteur de Grouard et au Dr L. Beauchemin, président de Radio-Ouest.
1952-53
L’Église
On fonde la maison de retraite à Saint-Albert, « L’étoile du nord », construite sur le site exact de la première école-couvent-orphelinat des Soeurs grises.
1953
L’Église
Le père Guy Michaud est curé de la paroisse Saint-Joachim de 1953 à 1956 alors qu’il devient provincial de la province oblate de l’Alberta-Saskatchewan.
Les services francophones
Les journaux – Jean Patoine est nommé directeur en chef de La Survivance. Sauf pour une courte période d’avril 1964 à juin 1965 alors qu’il est remplacé par le père C. Tourigny, Jean Patoine sera à La Survivance jusqu’en 1972.
L’éducation
Edmonton – Au Collège Saint-Jean, on inaugure un nouveau pavillon qui abrite des dortoirs, des salles de douche et un gymnase qui se transforme au besoin en théâtre et en salle de conférences. L’édifice coûte 150 000 $ don t 75 % sont financés par l’administration provinciale des Oblats de l’Alberta et le quart restant provient des contributions recueillies lors d’une grande campagne de prélèvement de fonds.
Calgary
Fondation du Club français de Calgary.
Girouxville
La paroisse de Girouxville célèbre son jubilé d’argent le 20 décembre 1953 et son jubilé d’or les 23 et 24 juin 1978. Le 10 juin 1988, la paroisse célèbre son 60e anniversaire.
Saint-Isidore
La fondation de Saint-Isidore.
La musique
Louis A. Desrochers devient directeur de la chorale Saint-Joachim. Mme Brissette, fille de G. Pépin, est l’organiste.
1953-54
Saint-Albert
Le village de Saint-Albert reçoit l’eau et les services d’égoûts. Les services comptent quarante-trois utilisateurs.
1954
Les associations francophones de l’Alberta
L’idée du mouvement des jeunes, la Relève albertaine, est lancée en 1950 à l’exécutif de l’AEBA. En 1952, un comité est nommé afin de rédiger une ébauche de constitution. C’est le père Forget qui en rédige le premier texte. La Relève a pour but de préparer les chefs de demain. Sur son blason officiel, on remarque un flambeau, symbole d’idéal et invitation constante à garder la foi et la langue, deux feuilles d’érable, symbole national, deux épis de blé, symbole des prairies, la rose des armoiries de l’Alberta, deux fleurs de lys, symbole des origines françaises, et la devise, « Soyons nous-mêmes ».
L’association se compose de trois paliers : le local, le régional et le provincial. Parce que la Relève veut former ses chefs grâce à l’étude et à l’action, le programme annuel comporte un
thème d’étude et des activités spéciales à réaliser en coopération avec les autres mouvements et groupements. On encourage aussi la correspondance pour cimenter l’amitié et la solidarité, l’échange de circulaires mensuelles d’écoles à écoles puis des lettres de jeune à jeune. Il doit y avoir de petits congrès régionaux, des réunions mensuelles, des comités régionaux, des soirées familiales mensuelles avec thème et questionnaire et des loisirs. Et chaque année, il y le concours provincial pour le trophée Poirier. Les jeunes ont aussi une émission sur les ondes de CHFA et publient des articles dans La Survivance.
Le premier congrès provincial a lieu le 5 novembre 1954 et l’initiateur de ce congrès est Jean Papen, un élève du Collège Saint-Jean. Le congrès a lieu au Collège Saint-Jean et réunit 300 délégués. Au fil des années, les congrès ont lieu à Falher en novembre 1955 (300 délégués), au Collège Saint-Jean en octobre 1956 (600 participants), à Saint-Paul en novembre 1957 (on limite les participants à 150), en octobre 1958 au Collège Saint-Jean (300 participants) et en novembre 1959 au Collège Saint-Jean. Le congrès de 1959 sera le dernier congrès de la Relève.
Les services francophones de l’Alberta
M. Eugène Trottier devient propagandiste de La Survivance. Un mois plus tard La Survivance rapporte qu’elle a 97 nouveaux abonnés.
Atmore
La paroisse Saint-Philippe d’Atmore est fondée en 1954.
Bonnyville
A Bonnyville a lieu la bénédiction de l’école élémentaire Notre-Dame.
Fahler
À Falher il y a un incendie de l’école de quatre classes construite en 1920. Le 28 août, une nouvelle école de six classes est ouverte. Pour célébrer l’occasion, il y a un concert d’orgue et de chants sacrés avec Claire Pépin et M. et Mme Jean Létourneau.
Saint-Albert
Cinquantenaire de l’incorporation du village de Saint-Albert.
1955
L’Alberta
Construction de deux auditoriums Jubilee, un à Edmonton et l’autre à Calgary.
L’Église
Mgr Anthony Jordan devient archevêque-coadjuteur d’Edmonton.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
M. Eugène C. Trottier, ancien propagandiste de La Survivance, est engagé comme propagandiste de l’ACFA. Il prendra sa retraite en 1983.
M. André Déchène devient président de l’ACFA lors du congrès de l’association en février 1955. Il occupe le poste jusqu’en octobre 1961.
Le juge Déchène siège à la Cour du banc de la Reine de l’Alberta et il est ancien président du Conseil de la vie française en Amérique. Il participe à toutes les élections tant fédérales que provinciales qui sont tenues en Alberta de 1935 à 1962. Il est candidat à trois reprises et membre du comité exécutif de l’Association libérale de l’Alberta pendant un bon nombre d’années. Il est le petit-fils de Joseph-Hormidas Gariépy qui a été échevin au conseil de ville d’Edmonton pendant de nombreuses années ainsi que membre de la Commission scolaire séparée.
L’éducation
Pendant la période de 1955 à 1961 le père St-Arnault est visiteur d’écoles. En septembre 1957, l’abbé Lemelin fait la visite dans le diocèse de Saint-Paul et le père Turenne celle dans le diocèse de Grouard. En 1959, Mgr Lussier nomme les abbés Ricard, Croteau et Poulin. Dans le vicariat de Grouard le père Forget fait la visite en 1960.
Depuis 1955, l’Université Laval donne des cours d’été en pédagogie au Collège Saint-Jean et ces cours sont reconnus par la University of Alberta. On y offre aussi assez régulièrement des cours d’été destinés à l’enseignement de la religion.
Edmonton – Au Collège Saint-Jean, on décide de remplacer la double affiliation au ministère de l’Education de l’Alberta et à l’Université d’Ottawa par un cours unique, affilié à l’Université d’Ottawa selon les règlements du ministère de l’Éducation de l’Ontario, et aussi reconnu par le ministère de l’Éducation de l’Alberta à la University of Alberta.
Bonnyville
Le 30 septembre 1955, Mgr Lussier bénit l’annexe de l’Hôpital Saint-Louis à Bonnyville.
Donnelly
En 1955, Donnelly devient un village.
Fahler
En 1955, Fahler devient un village.
Girouxville
La Chambre de commerce de Girouxville est fondée en 1955 alors que certains citoyens veulent obtenir l’installation de la Banque de commerce à Girouxville. Une des plus grandes réalisations de la Chambre a été la construction d’un pont sur la rivière Petite Smoky, projet pour lequel la Chambre de Commerce a revendiqué.
Saint-Albert
À Saint-Albert, une nouvelle Grotte de Notre-Dame de Lourdes remplace l’ancienne de 1920.
Les soeurs prennent résidence dans la vieille église. Le 10 octobre 1956, les commissaires, les syndics paroissiaux et Mgr Routhier décident de reconstruire le pensionnat des soeurs. Le nouveau couvent est béni le 19 juin 1960.
1956
Saint-Albert
À la mission de Saint-Albert, un immense hangar est détruit par les flammes. La partie centrale de ce hangar était la dernière partie du vieux fort Edmonton. Elle servait jadis aux
officiers du fort. Elle avait été transportée à Saint-Albert par M. Hardy, facteur de la Compagnie de la baie d’Hudson. Après cet incendie, il ne reste plus rien du fort Edmonton.
Le théâtre
Le 24 juin 1956, à l’occasion des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, la troupe du Théâtre français d’Edmonton présente « Le Voyage de Monsieur Perrichon » à la salle de l’école Saint-Joseph. Laurier Picard est le directeur et interprète le rôle du serviteur. Léo Rémillard tient le rôle de M. Perrichon. La réalisation est accueillie par une foule de près de 600 personnes. La foule compte de nombreux invités d’honneur dont M. l’Ambassadeur et Mme Francis Lacoste de France.
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
La 7e Cabane à sucre a lieu au Pavillon des ventes, nouvelle annexe. Parmi les invités d’honneur il y a Mgr Anthony Jordan archevêque-coadjuteur d’Edmonton, son honneur le maire William Hawrelak, le « calleur » M. Gabriel Forest, l’orchestre de Jos Dubuc de Vegreville et les Gais troubadours du Collège Saint-Jean. M. Irénée Turcotte est le maître des sucres.
1957
Le Canada
John George Diefenbaker est premier ministre du Canada de 1957 à 1963 (gouvernement conservateur du 21.06.1957 au 22.04.1963).
L’Alberta
En décembre 1957, l’honorable A. J. Hooke, secrétaire provincial, forme une commission royale d’enquête sur tout le système scolaire de l’Alberta. L’honorable Donald Cameron, sénateur, est nommé président. On invite alors ceux qui le désirent à présenter des mémoires.
Le 30 avril 1958, l’ACFA et l’AEBA présentent leurs mémoires. Celui de l’ACBA est entendu le 12 septembre. Le rapport final de la Commission n’est pas du tout favorable aux francophones et aux catholiques. Tellement que John Cormack, q.c, un des membres de la commission Cameron, rédige un rapport minoritaire. Entre autres, la Commission propose de réduire de moitié l’heure d’enseignement consacré au français de la 3e à la 6e année. Il s’ensuit une lutte serrée entre le président Cameron et l’ACFA. Par la suite, le gouvernement provincial va juger bon de permettre d’autres discussions avant de passer à l’implantation des recommandations du rapport Cameron.
Les politiciens francophones
Marcel Lambert est député d’Edmonton-Ouest à Ottawa. Il est le petit-fils de L.-J.-A. Lambert qui représentait le comté de Saint-Albert au Conseil des Territoires du Nord-Ouest en 1903. Il a tour à tour été président de la chambre et ministre des Affaires des anciens combattants. Il est président de la chambre en 1962-63. Pendant quelque temps, il occupe le poste de ministre des Affaires des anciens combattants. Il prend sa retraite en 1984.
Les associations francophones nationales
Le congrès de l’ACELF a lieu à Edmonton en 1957.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Au congrès de février 1957, les membres de l’ACFA acceptent une résolution qui a pour but de rappeler au gouvernement canadien les droits de la population française en matière de télévision. L’idée d’un poste privé de télévision bilingue à Edmonton naît en septembre 1957 lorsque le dossier de la télévision l’emporte sur celui du centre français. Mais les problèmes abondent : les coûts sont très élevés, il est difficile d’avoir un permis, et on a du mal à se trouver un site. Le 27 juin 1958, lors d’une réunion de l’exécutif, l’ACFA accepte une motion à l’effet que le projet d’un poste privé de télévision doit être abandonné.
En 1960, l’ACFA décide d’appuyer la demande que fait la Société Radio-Canada au Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion pour l’établissement d’un poste de télévision à Edmonton. Radio-Canada promet cinq heures de français par semaine et laisse entrevoir la possibilité à l’avenir d’établir un poste satellite. Dans l’édition du 27 septembre 1961, La Survivance annonce du français au nouveau poste CBXT. À compter du 7 octobre, CBXT offrira un choix d’émissions françaises les samedis et les dimanches.
L’éducation
Au Collège Saint-Jean, on construit une nouvelle boutique et un nouveau garage. On construit également l’annexe derrière le gymnase, ce qui deviendra plus tard le Centre de documentation pédagogique.
Beaumont
Les paroissiens de Beaumont organisent un club de jeunes, le Club Laflamme. Parmi les réalisations du Club Laflamme il faut compter la présentation d’un spectacle en trois actes
intitulé « Contre le flot », dirigé par Sr Ephrem et présenté à l’occasion du 33e anniversaire de naissance de l’abbé Robert.
Bonnyville
La paroisse Saint-Louis de Bonnyville célèbre son jubilé d’or.
Cold Lake
Les Soeurs Oblates arrivent à Cold Lake. Sr Saint-Martial est la première directrice de la nouvelle école Saint-Dominic.
Grand Centre
La paroisse de l’Assomption de Grand-Centre est fondée en 1957.
Le théâtre
En mai 1957, le Cercle dramatique de Saint-Paul présente une pièce intitulée « Durant et Durant ».
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
La 8e Cabane à sucre a lieu. On compte 1 500 participants. La Cabane a été organisée par Eugène Trottier prêté par l’ACFA provinciale au Cercle Edmonton de l’ACFA, exprès pour ça.
1958
Le Canada
Le gouvernement fédéral approuve la traduction simultanée des débats de la Chambre des communes. Une motion semblable concernant le Sénat est approuvée en 1960.
Lac-la-Biche
Au Lac-la-Biche, le magasin de la baie d’Hudson qui était fermé pendant les années 30 est remis en marche en 1946. En 1958, on dira que le magasin de la Baie d’Hudson est ouvert depuis 159 ans puisque Peter Fidler ouvrait le magasin de la baie d’Hudson en septembre 1799.
Le théâtre
En novembre 1958, le Cercle dramatique de Saint-Paul présente « Le contrôleur des wagons-lits ».
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
La 9e « Cabane à sucre » a lieu en avril 1958. Il y a 2 000 participants et une exposition d’art domestique complète le décor. C’est Eugène Trottier qui en est l’organisateur.
1959
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le plan d’Assurance-vie Desjardins de l’ACFA est lancé officiellement lors du congrès de novembre 1959. On en parle et on y travaille depuis 1956. Pour réaliser le projet, l’ACFA s’est alliée à l’Assurance-vie Desjardins du Québec dont le gérant-général est, à l’époque, Alfred Rouleau. À l’ACFA, le projet sera mis en oeuvre par Eugène Trottier qui en sera le principal artisan.
L’éducation
En 1959, les visiteurs catholiques des provinces de l’Ouest tiennent leur 5e congrès à Edmonton. Sont présents à cette réunion les visiteurs de Maillardville, de Gravelbourg, de La Salle au Manitoba, de Prince-Albert, de Falher ainsi que M. Lavallée, président de l’AEBA. Ils se réunissent au salon paroissial de Saint-Joachim. Ils étudient la possibilité d’uniformiser les programmes de français, d’histoire du Canada et de catéchisme. Ils étudient aussi la possibilité de publier une revue pédagogie interprovinciale et de réunir en fédération les associations de professeurs canadiens-français.
Girouxville
La première réunion des Dames de Sainte-Anne de Girouxville a lieu le 20 juillet 1958. Le père Benoit Frigon en est le fondateur. Le 25 janvier 1977, les Dames de Sainte-Anne et les Dames auxiliaires sont amalgamées et l’organisme est connu sous le nom de Dames chrétiennes. En 1979, le groupe est affilié à la Fédération des femmes canadiennes-françaises. En 1982, l’équipe des Dames de Girouxville se joint au groupe diocésain du Mouvement des femmes chrétiennes Grouard-McLennan.
Le théâtre
Le Cercle Dollard joue « Le médecin malgré lui » en juin 1959.
1960
Le Canada
La Déclaration canadienne des droits garantit à toute personne le droit à l’assistance d’un interprète dans des procédures où elle est mise en cause ou est partie ou témoin, devant une cour, une commission, un office, un conseil ou autre tribunal.
L’Église
En août 1957, ce sont les familles René Biais et François Baillargeon qui ont d’abord l’idée de fonder une paroisse francophone au sud de la rivière Saskatchewan. En septembre de la même année, avec l’appui de plusieurs autres familles, ils créent le Comité canadien-français d’Edmonton sud qui obtient la permission de fonctionner comme paroisse à titre d’essai à compter d’août 1959. La messe dominicale a d’abord lieu à la chapelle du Collège Saint-Jean. La paroisse Saint-Thomas d’Aquin située dans la région de Bonnie Doon à Edmonton est fondée le 2 décembre i960. Saint-Thomas d’Aquin occupe la nouvelle église depuis 1980.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
En novembre 1960, le projet d’une Fédération canadienne-française dans les Prairies est lancé lors d’une réunion des représentants des associations francophones des quatre provinces de l’Ouest qui a lieu à Régina. En mai 1961, on rapporte que la Fédération est définitivement fondée. Léo Rémillard en est le président et le père Jean Patoine est nommé secrétaire-trésorier. Un des premiers gestes de la Fédération est la préparation d’un mémoire à l’adresse du ministère Culturel du Québec.
En octobre 1960, l’ACFA organise une enquête sur tout ce qui touche au présent et au futur de l’Association. En plus d’un questionnaire expédié à quelque 800 personnes, on organise
aussi des ralliements régionaux à Edmonton, à Saint-Paul, à Bonnyville et à Falher. Lors de ces ralliements, il y a audition de mémoires et discussion en groupes des principaux problèmes posés par le questionnaire. La Survivance du 6 septembre 1961 publie les conclusions tirées de l’enquête. Pour chacune des onze catégories du questionnaire, on présente une série de constatations et de recommandations.
Les services francophones
Le 15 juillet 1960, les Editions Fides de Montréal ouvrent les portes d’une succursale à Edmonton. Située au 11540 avenue Jasper, celle-ci va remplacer la libraire française de l’ACFA et de l’AEBA (la première qui se spécialise dans les ouvrages de littérature et la seconde dans la vente de manuels scolaires).
M. Léo Dufault est le premier gérant. Fides sera bilingue et aura, en plus des livres, un rayon de papeterie et de disques.
Fides ouvre aussi un dépôt exclusif à Saint-Paul. La librairie du Centre d’information de Saint-Paul, qui comprend une librairie et une bibliothèque installées depuis un an, devient dépositaire exclusif des Editions Fides pour tout le diocèse de Saint-Paul. C’est l’abbé Hervé Tanguay qui en est responsable.
L’éducation
Edmonton – Le 20 avril 1960, le pavillon des classes du Collège Saint-Jean est inauguré. L’édifice contient des laboratoires de chimie et de physique, une bibliothèque d’une capacité de 50 000 volumes, une salle de lecture attenante, des salles de musique et onze salles de classe. On estime le coût de la construction à 400 000 $ qui sera payé en partie par les sommes recueillies suite à une campagne de financement publique et nationale largement organisée et menée par le père Jean Patoine sous l’égide de la Fraternité française, organisme composé de représentants du Conseil de la vie française en Amérique et de la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec.
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
La II e Cabane à sucre est caractérisée par un nouvel apport : la Cabane des jeunes. L’orchestre de Gaby Hass a remplacé celui de Jos Dubuc. On note surtout la visite impromptue du gouverneur-général Georges Vanier et de Madame Vanier.
1961
Les politiciens francophones
De 1961 à 1971, Roméo Lamothe de Bonnyville est élu membre de la législature albertaine.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Me Louis A. Desrochers devient président général de l’ACFA en octobre 1961. Il remplace Me André Déchène.
Pendant les premières années d’opération de l’Association canadienne-française de l’Alberta, les membres de l’association sont groupés en cercles paroissiaux composés de l’ensemble des francophones dans une paroisse. En 1961, l’ACFA provinciale décide de remplacer les petits cercles paroissiaux par cinq grands cercles régionaux dont la régionale d’Edmonton.
Les services francophones
La radio – L’ouverture officielle des nouveaux studios de CHFA a lieu le 23 mars 1961. Les coûts se chiffrent à 27 053 $. Les Oblats et CHFA ont construit un deuxième étage à l’édifice La Survivance pour y loger les nouveaux studios et les nouveaux bureaux.
L’éducation
Edmonton – Le Collège Saint-Jean célèbre son cinquantenaire du 17 au 19 novembre 1961.
En 1969, la Commission publie le deuxième livre de son rapport et celui-ci traite d’éducation française. Plusieurs recommandations du rapport traitent de la création d’écoles françaises et d’écoles d’immersion. La 19e recommandation indique le besoin de créer un établissement de formation des maîtres pour répondre aux besoins des quatre provinces de l’Ouest.
1963
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Me Lionel Tellier a complété la partie légale pour l’établissement du Centre d’abonnements des revues de l’ACFA. Ce service a pour premier but d’encourager la lecture en français.
Le commerce
Le bilan des 19 Caisses populaires françaises en date du 31 mars 1963 révèle un total de 5 740 membres, des prêts en vigueur pour un total de 1 548 822 $ dont 736 656 $ en comptant et placement et un actif total de 2 243 204 $.
M. Fernando Girard participe à la fusion de la SER de Saint-Paul à la Caisse d’établissement « L’avenir Ltée » pour en faire la CARDA de Saint-Paul. Il assume la gérance de cette coopérative de services pendant cette période.
Les services francophones
Le film – Henri Moquin devient représentant de la section française de l’Office nationale du Film.
L’éducation
Le Conseil d’administration de l’AEBA étudie la formation d’un Conseil de spécialistes de professeurs bilingues au sein de l’ATA. Ceci marque les tous débuts du Conseil français de l’ATA.
D’abord affilié à l’Université Laval en 1961, à compter de septembre 1963 le Collège de pédagogie de Saint-Jean est affilié à la University of Alberta et le contrat d’affiliation lui confère le statut de « junior college ». L’entente d’affiliation est en vigueur pour une période de cinq ans. Le 22 septembre 1968, l’entente est prolongée jusqu’au 22 septembre 1970.
Legal
La paroisse de Legal célèbre son soixantième anniversaire de fondation en juillet 1963.
Rivière-la-Paix
Le 23 juin, plus de 5 000 personnes rendent hommage aux pionniers de la Rivière-la-Paix. Organisé par l’ACFA, c’est le plus grand rassemblement de Canadiens français jamais vu en Alberta. La fête du jubilé d’or célébrant l’arrivée des pionniers canadiens-français de la région de la Rivière-la-Paix se tient à la Croix des pionniers, à trois milles au sud de Donnnelly. Une magnifique arcade a été dressée à l’entrée du terrain. Chacune des paroisses bilingues de la région a préparé un char allégorique pour le défilé. C’est un éclatant succès de louanges envers le premier contingent de 14 pionniers de 1912. Félix Leclerc est parmi les invités spéciaux. Il débute son concert avec la chanson « Moi mes souliers ».
En 1963, on compte plus de trente écoles catholiques et une quinzaine d’écoles bilingues dans la région. Le vicariat possède quatre hôpitaux catholiques (à McLennan, High Prairie, Fort Vermillon et Spirit River). Construit en 1951 à Falher, le Collège Notre-Dame-de-la-Paix est sous la direction des père Oblats.
La musique
Sous la direction d’Albert La France, la première chorale mixte du Collège Saint-Jean donne plusieurs concerts. Le groupe compte 59 membres.
Le théâtre
À compter de 1963, les Collégiens comédiens sous la direction de Reginald Bigras sont particulièrement actifs. Leur premier spectacle s’intitule « La maison du printemps » de F. Millard présenté à l’auditorium de l’Académie Assomption les 4 et 5 avril 1963. L’année suivante, la troupe présente « L’Avare » de Molière ainsi qu’un spectacle composé de trois petites pièces : »Les précieuses ridicules », « Les irascibles » et « La farce du cuvier ».
Une personnalité intéressante
Me André Miville-Déchène est nommé juge pour tout le nord de l’Alberta.
1964
Le Canada
La Commission du service civil met sur pied le Programme d’enseignement des langues et offre pour la première fois une formation linguistique (en français et en anglais) aux fonctionnaires fédéraux.
Les associations francophones nationales
La Fédération canadienne-française de l’Ouest tient son assemblée annuelle à Edmonton le 13 juin 1964.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
En 1964, les congressistes de l’ACFA remercient Radio-Canada d’avoir mis à leur disposition cinq heures de français par semaine aux postes CBXT et CBAXT tout en regrettant que ces émissions françaises soient placées à des heures où une bonne partie de la population francophone ne peut en profiter. Également, les congressistes se souviennent que lors de l’octroi d’un permis de télévision à Edmonton par le Bureau des gouverneurs de la radio et télévision, l’ACFA avait compris qu’avant longtemps un canal émettant des émissions exclusivement françaises serait établi en Alberta et ils espèrent que ce service leur soit accordé sans retard.
Me Lucien Maynard C.R. est élu président de l’ACFA. Il est réélu en 1965.
L’ACFA déménage son secrétariat dans les anciens bureaux de M. Ayotte au second étage de l’édifice La Survivance.
M. Gérard Diamond est réélu président de la Société des prêts de l’ACFA aux étudiants. Cette organisation s’appelait anciennement le Comité des Bourses. C’est une société incorporée sans buts lucratifs et autonome dont le premier but est de découvrir les bourses d’études ou les prêts qu’un jeune Franco-Albertain peut obtenir et faire connaître l’existence de ces bourses. Le deuxième but est d’établir, de maintenir et d’administrer un fonds qui permette de faire des prêts pour fin d’éducation. Le troisième but est de consentir à même le capital accumulé des prêts à toute personne qui remplit les conditions imposées par la Société.
Le 19 mai, l’ACFA fonde le Club Parlez-vous dont le but est d’aider ceux qui le veulent à pratiquer la conversation française. A la première rencontre de septembre au Collège Saint-Joseph du campus universitaire, il y a plus de 200 personnes qui se sont réunies pour pratiquer le parler français. En mai 1965, le Club compte tout près de 125 membres.
Le projet de loi demandant l’incorporation légale de l’ACFA a été adopté à l’unanimité par les membres de la législature. Il faut alors préparer les règlements et constitutions qui transformeront l’ACFA en une corporation légale dont les actionnaires sont les membres en règles de l’ACFA. La clause XI prévoit que tout organisme qui se rattache d’une façon ou d’une autre à l’ACFA est couvert par cette incorportaion tout en restant autonome.
En mai 1964, l’ACFA envoie une lettre de remerciements au Edmonton Journal pour avoir publié le rapport de la deuxième journée du congrès en première page.
Le commerce
La Fédération des Caisses populaires bilingues de l’Alberta est fondée en août 1964 et M. Arthur St-Pierre d’Edmonton a été élu président.
Les services francophones
Le livre – L’ACFA a décidé d’organiser une compagnie indépendante qui se portera acquéreur de la succursale de la Librairie Fides à Edmonton. Le 20 décembre 1963, la Corporation des éditions Fides annonçait à l’ACFA son intention de fermer sa succursale d’Edmonton. L’ACFA mettait alors sur pied un comité responsable d’établir la liste des actionnaires éventuels de la nouvelle société. Le comité va trouver 36 personnes qui vont souscrire 500 $ chacune et ces actionnaires vont céder 40 % de leurs actions communes à l’ACFA. Ils vont décider que cette société portera le nom de Librairie Schola Bookstore Limited selon la proposition qui avait été faite lors d’une assemblée de l’exécutif le 8 janvier 1964.
Les journaux – Le père Clément Tourigny est nommé rédacteur de La Survivance.
Les profits de la vente de l’Almanach franco-albertain se chiffrent à 210 $. Les recettes de l’Almanach franco-albertain de 1965 se chiffrent à 1100 $ et ceux de 1966 à 650 $.
L’éducation
L’ACFA et les autorités du Collège Saint-Jean approchent le ministère de l’Education de l’Alberta dans le but d’affilier la 10e, 11e et 12e année du Collège Saint-Jean à condition que le
principe du bilinguisme soit respecté. Si ce projet était accepté cela entraînerait la dissolution de l’affiliation à l’université d’Ottawa. En mars 1965, on rapporte que les démarches se poursuivent favorablement dans le but d’obtenir que le français devienne langue d’enseignement tant au Collège Saint-Jean qu’à l’Académie Assomption.
L’Académie Assomption et la Commission des écoles séparées d’Edmonton concluent une entente pour l’intégration des années 7, 8 et 9 dans le système scolaire subventionné.
En mai 1964, le Collège Saint-Jean annonce un nouveau projet de construction. Le nouvel édifice contiendra les bureaux de l’administration, des salles de cours, des laboratoires, des réfectoires et des salles de réunions. Le coût qui totalise tout près d’un million de dollars est financé en partie par le gouvernement canadien, la congrégation des pères Oblats et la province de Québec.
L’ACFA a obtenu un octroi de 2 500 $ de la part du Service du Canada français d’outre-frontières qui servira à payer une partie des dépenses du Voyage interprovincial de l’AEBA
de 1964. Une trentaine de jeunes vont aussi participer au voyage en 1965.
Fahler
La nouvelle église paroissiale Saint-Anne de Falher est bénie par Mgr Routhier en juin 1964.
La première messe de la colonie Saint-Jean-Baptiste a lieu dans la maison de Donat Forgues le 11 août 1912. Le père Falher est le célébrant. Le premier curé de la colonie est le père Dréau (1912-1919). Mgr Joussard choisit alors le terrain sur lequel va s’élever l’église et tous les bâtiments paroissiaux. Le père Dréau arrive à Grouard le 2 octobre 1912.
La population augmente grâce au recrutement fait par le père Giroux. À l’automne de 1913, on commence la construction de l’église provisoire, un simple « shack ». On célèbre la belle église neuve en 1914. En 1915, on apprend que la voie ferrée va passer à trois milles au nord de l’église. En 1916, on construit une aile de 60 pieds sur 22 augmentée d’une sacristie. Saint-Jean-Baptiste devient une paroisse le 14 juin 1917. Mais comme il y a déjà une mission Saint-Jean-Baptiste à McMurray on nomme la nouvelle paroisse Sainte-Anne. On déplace la nouvelle aile de l’église en 1820 et la nouvelle église est bénie en août 1920. En 1940, on ajoute une sacristie. En 1962, le feu endommage l’église qu’il faut recontruire en 1963.
Girouxville
L’ouverture officielle du Pont bleu situé sur la route 744 à 10 milles au sud de Girouxville a lieu le 24 juin 1964. Mgr Henri Routhier fait la bénédiction de la structure qui traverse la rivière Little Smoky.
L’histoire et la recherche
On rapporte que M. Alphonse Sylvestre met de l’ordre dans tous les vieux documents de l’ACFA. On suggère que les plus intéressants de ces textes soient publiés dans La Survivance ou dans l’Almanach franco-albertain.
Le comité régional de l’ACFA de la Rivière-la-Paix lance un grand projet de parc historique à Donnelly dans le but de perpétuer la mémoire des pionniers canadiens-français de la région.
La musique
M. Jean Létourneau est le directeur musical de The Edmonton Professional Opera Association et le grand responsable de l’opéra « Rigoletto » de Verdi présenté à l’Auditorium du Jubilé en octobre 1964. La célèbre soprano de chez nous, Cécile Vallée-Jalbert de Bonnyville, y participe.
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
En juillet 1964, Gilles Vignault, artiste invité de « Fête au village », se rend à Falher avec l’équipe de Radio-Canada. « Fête au village » est une émission de Radio-Canada commanditée par l’Assurance-vie Desjardins.
Une personnalité intéressante
La Survivance annonce le décès du père Paul-Emile Breton, un ancien rédacteur de La Survivance, ancien secrétaire-général de l’ACFA et un des principaux artisans de la fondation du poste CHFA.
Une personnalité intéressante
M. Roger Motut est nommé assistant doyen de la Faculté des Arts de la University of Alberta. Il est également professeur de français au Département des Langues romanes.
Une personnalité intéressante
Le petit-fils de Basile Routhier, compositeur des paroles de notre hymne national « O Canada », Mgr Henri Routhier évêque du Vicariat de Grouard, reçoit la médaille de l’Ordre de la fidélité française du Conseil de la vie française en Amérique.
1965
Le Canada
Lester B. Pearson, le premier ministre du Canada, visite Edmonton.
Le deuxième rapport Fowler traitant de la radio et de la télévision au Canada dépose son rapport. Le premier rapport Fowler remonte à 1958. Le 2e rapport est favorable aux quatre postes de l’Ouest qui devraient, selon Fowler, recevoir des fonds plus substantiels.
C’est le 15 février 1965, sur la colline du Parlement à Ottawa, que s’est déroulée la cérémonie d’inauguration du drapeau canadien, en présence du gouverneur général Georges Vanier, du premier ministre Lester B. Pearson et des membres du Cabinet, ainsi que de milliers de citoyens. La feuille d’érable est en fait l’emblème du Canada depuis la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1834. À Edmonton, les Franco-Albertains installent le nouveau drapeau sur l’édifice La Survivance. Sur les douze coups de midi, le drapeau est attaché à son mât par le gérant de La Survivance et hissé au sommet.
La Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme a siégé à Edmonton le 6 décembre 1965. Elle a reçu un mémoire de l’Association canadienne-française de l’Alberta, de la Fédération canadienne-française de l’Ouest, de l’Association des éducateurs bilingues de l’Alberta et des étudiants universitaires du Collège Saint-Jean. Le porte-parole du groupe était France Levasseur-Ouimet, l’auteure de la présente étude, et elle en garde un magnifique souvenir. On rapporte qu’un intérêt particulier s’est manifesté au cours de l’audition du mémoire des jeunes qui ont été invités à rencontrer les membres de la Commission le soir même à l’hôtel Macdonald, où la discussion a continué pendant plusieurs heures. Au cours de la présentation du mémoire de l’ACFA, il fut question, entre autres, d’un projet d’université bilingue dans l’Ouest canadien.
Edmonton
La ville d’Edmonton compte ouvrir un nouvel hôtel de 36 étages en 1966, le Château Lacombe. Le nom que l’on a choisi pour le nouvel hôtel rend hommage au célèbre voyageur en robe noire, le père Lacombe.
Les politiciens francophones
M. Marcel Lambert est réélu membre du parlement fédéral comme représentant d’Edmonton-Ouest. M. Lambert était Orateur de la Chambre dans le gouvernement de M. Diefenbaker.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le congrès de l’ACFA a lieu à Bonnyville les 5 et 6 novembre 1965.
L’ACFA offre un déjeuner à l’honorable Jean Lesage, premier ministre du Québec à l’hôtel Macdonald. Plus de 150 personnes ont répondu à l’appel de l’ACFA.
Le 12 avril 1965, il est décidé que le terrain et l’édifice du transmetteur seront vendus à l’ACFA pour le montant de la dette que CHFA doit à l’ACFA, soit 15 000 $. En retour, CHFA paiera un loyer représentant le montant des taxes, des assurances et de l’entretien. En 1970, les services d’urbanisme provinciaux et municipaux se montrent intéressés à acquérir le terrain. À l’époque, l’ACFA et CHFA sont en pourparlers avec la SRC pour la vente possible de CHFA. Pour établir l’éventuelle disposition du terrain de l’émetteur, l’ACFA nomme un comité d’étude. Celui-ci suggère que le terrain soit vendu ou loué à bon terme et que l’on établisse avec les profits un plan fiduciaire dans lequel seul l’accès aux revenus du fonds serait possible et que le fonds lui-même servirait de fondation pour l’ACFA. Les antennes de CHFA seront fauchées en avril 1976 et les nouvelles tours construites sur un terrain situé juste au nord-ouest de l’aéroport international seront alors mises à l’oeuvre avec une puissance émettrice doublée.
L’ACFA se donne une nouvelle constitution.
Suite à la mort du sénateur Blais en novembre 1964, l’ACFA fait de nombreuses démarches pour faire reconnaître le principe selon lequel le successeur du Dr Blais devrait être canadien-français. Le premier ministre du Canada ne jugera pas opportun de nommer un Franco-Albertain au Sénat.
Les associations francophones de l’Alberta
Le Comité des jeunes du Cercle Edmonton de l’ACFA est créé le 25 octobre 1965 sous la présidence de Gabriel Audy. Ce dernier sera remplacé en juin 1966 par France Levasseur. C’est à ce groupe que nous devons la réception pour Jean-Pierre Ferland, l’organisation de la Cabane à sucre des enfants et la première boîte à chanson qui a lieu au sous-sol de l’église
Saint-Joachim en 1968. Le premier spectacle aura lieu le 17 février 1968 et sera animé par Jean Patenaude de CHFA. Le programme comprend deux spectacles : celui de Michelle Diamond et celui de la chorale « Vent d’Ouest » sous la direction de Léonard Rousseau. En décembre 1966, le Comité des jeunes est mandaté pour préparer l’organisation d’un regroupement provincial. Il est aussi invité à devenir membre du Conseil général de l’ACFA provinciale et à participer aux réunions de l’exécutif provincial. Le groupe est aussi responsable de l’organisation d’un congrès de 40 jeunes francophones des quatre provinces de l’Ouest qui aura lieu à Banff en octobre 1967.
Les services francophones de l’Alberta
Les journaux – M. Maurice Olivier devient rédacteur du journal La Survivance en juin 1965.
L’éducation
L’AEBA demande d’être incorporée sous la charte officielle de l’ACFA.
Le gouvernement provincial a nommé M. Philip Lamoureux coordonnateur de l’enseignement du français pour toute la province. Il entrera en fonction en septembre 1966.
L’ACFA a obtenu le privilège que l’Académie Assomption puisse se servir du français comme langue d’enseignement de la 1oe à la 12e année. De plus, l’ACFA rencontre la Commission des écoles séparées pour obtenir que l’Académie, tout en demeurant une institution privée, soit reconnue officiellement par les Ecoles séparées comme une école spécialisée dans l’enseignement du français. Ce qui veut dire que d’une part la Commission scolaire paierait les professeurs et louerait les locaux de l’Académie, et que d’autre part, les élèves d’Edmonton qui fréquentent l’Académie seraient acceptés gratuitement. On espère établir une entente semblable pour le Collège Saint-Jean. Malheureusement le ministre de l’Éducation est tombé malade et la session parlementaire a pris fin avant que la demande puisse être etudiée.
En février 1964, le Juge Déchène et Me Maynard se sont rendus à Québec pour rencontrer Georges Lapalme ministre des Affaires culturelles, afin de solliciter un don substantiel en faveur du Collège Saint-Jean qui prépare la construction d’une aile nouvelle pour héberger le collège bilingue d’éducation. L’honorable Lapalme promet la somme de 100 000 $. Le don de la province de Québec sera versé à l’ACFA afin que celle-ci le remette au Collège. Le 15 juin 1965, l’ACFA reçoit un chèque au montant de 500 000 $ des Affaires culturelles. Un autre chèque sera émis en août 1966.
Calgary
Fondation du Ciné-Club français de Calgary.
L’histoire et la recherche
L’ACFA prépare une vaste compilation de notices biographiques qui servira éventuellement à la préparation d’un dictionnaire franco-albertain.
La musique
Jean-Pierre Ferland, artiste du Québec, visite Edmonton le 12 novembre à la salle des convocations de la University of Alberta. Le concert a été organisé par le Cercle Edmonton de l’ACFA.
Une personnalité intéressante
L’ACFA félicite un de ses anciens présidents, Me André Déchène, nommé juge de la Cour suprême de l’Alberta. La même année, il est élu président du Conseil de la vie française.
1966
Le Canada
La présentation à la Chambre des communes d’Ottawa du « Livre blanc sur la radiodiffusion » en 1966 donne lieu à de nouveaux espoirs pour les communautés francophones. On parle de plus en plus d’établir des services de réseaux nationaux complets dans les deux langues officielles du Canada.
Les autres provinces et territoires
Le Québec – La province de Québec organise des États-généraux. Une assemblée préliminaire a lieu le 26 novembre 1966 sous la présidence de M. Jacques-Yvan Morin. Quinze délégués francophones de l’Alberta dont six jeunes ont été invités à y participer. Malheureusement la grève d’Air Canada permet seulement à deux des quinze de s’y rendre. La prochaine rencontre est prévue pour novembre 1967. L’ACFA a droit à 24 délégués qui s’y rendront cette fois. Une dernière session doit avoir lieu en novembre 1968. Il y aura plusieurs rencontres par la suite. Par contre, l’importance accordée aux minorités à l’extérieur du Québec sera assez minime, malheureusement.
L’Alberta
La University of Calgary devient complètement autonome. En effet, auparavant elle se voulait une branche de la University of Alberta.
Les associations francophones nationales
M. Paul Chauvet de Legal est élu président de l’Association des commissaires d’écoles catholiques de langue française du Canada.
Le congrès annuel de la Fédération des associations canadiennes-françaises de l’Ouest a lieu à Edmonton en juin 1966. M. Roméo Paquette de Maillardville, Colombie-Britannique, est réélu président.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le Dr Joseph P. Moreau d’Edmonton est élu président de l’ACFA.
Le congrès annuel de l’ACFA est tenu à Falher les 11 et 12 novembre 1966. Le thème porte sur la jeunesse franco-albertaine et Me Pierre Gravelle d’Ottawa est l’orateur invité. Le nombre d’inscriptions se chiffre à 350 personnes dont 140 jeunes.
Les associations francophones de l’Alberta
Le Conseil albertain de la Coopération est maintenant une réalité et son président M. Fernando Girard est heureux d’en communiquer la nouvelle. Onze caisses populaires, deux coopératives d’aménagement et cinq coopératives de consommation ont participé à la fondation du conseil et lui ont promis leur appui.
Les services francophones
Le livre – L’édition de La Survivance du 4 mai 1966 publie la manchette « Schola en détresse ». Il s’agit de la librairie française, Schola. Le 13 juillet 1966, les manchettes disent « Schola va survivre! »
La télévision – L’ACFA fait parvenir une lettre à M. Alphonse Ouimet, président de la Société Radio-Canada, pour lui réitérer la demande d’un poste français de télévision à Edmonton. M. Ouimet répond que Radio-Canada reconnaît en principe qu’un poste de télévision français devrait exister à Edmonton mais qu’en pratique, il faut attendre que Radio-Canada ait les moyens d’établir un tel poste. C’est la réponse que l’ACFA reçoit depuis nombre d’années. En 1967, Me Louis Desrochers et le Dr Moreau rencontrent M. Ouimet qui leur indique que les études techniques au sujet de la télévision française en Alberta sont fort avancées.
L’éducation
La Survivance du 1er juin 1966 annonce que le cours des Arts du Collège Saint-Jean est maintenant affilié à la University of Alberta. Cela signifie que le Collège Saint-Jean devient un Junior College bilingue, le seul du genre en Alberta affilié à la U of A.
A compter de septembre 1966, le Collège Saint-Jean est en mesure de dispenser la première année du cours des Arts conduisant à l’obtention du BA. de la University of Alberta. Cela met fin à l’affiliation du Collège avec l’Université d’Ottawa. La permission d’offrir la deuxième année du cours des Arts sera accordée en 1968.
Calgary
Fondation du Lycée Louis-Pasteur à Calgary.
L’histoire et la recherche
Le juge André Déchène rapporte que le Comité du projet du centenaire (de la Confédération) de l’ACFA a fait une demande au Conseil du centenaire pour obtenir une subvention en vue d’établir un centre d’archives canadiennes-françaises de l’Ouest. La subvention a été refusée. La Fédération canadienne-française de l’Ouest a demandé au Conseil du centenaire de subventionner un dictionnaire historique des quatre provinces de l’Ouest. Cette subvention a été également refusée.
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
M. Claude Ryan, directeur du journal Le Devoir de Montréal, présente une conférence aux membres de l’Assemblée générale annuelle de l’ACFA le premier avril 1966.
Une personnalité intéressante
Deux Canadiens français, Me Lucien Maynard et Me Louis A. Desrochers sont nommés au Bureau des gouverneurs de la University of Alberta. Tous deux sont des anciens présidents de l’ACFA. Me Maynard est aussi un ancien procureur général de la province. Me Desrochers faisait déjà partie du précédent Bureau des gouverneurs.
1967
Le Canada
Roland Michener, né à Lacombe en Alberta, devient le troisième gouverneur-général du Canada d’origine canadienne et occupera ce poste jusqu’en 1974. En effet, avant 1952, les gouverneurs-généraux étaient d’origine britannique.
Alberta
Fondation de la University of Lethbridge.
L’ouverture officielle du nouveau Musée provincial de l’Alberta à Edmonton a lieu le 6 décembre 1967. Le musée doit faire revivre l’histoire naturelle et humaine de la province depuis ses tous premiers débuts.
L’Église
La paroisse de Saint-Joachim achète le couvent et la propriété des Fidèles compagnes de Jésus. L’édifice sert de presbytère jusqu’en 1974, l’ancien presbytère devenant la résidence Saint-Vital et la Maison provinciale des Oblats. L’ancien couvent sert aussi de centre de rencontre et de nombreux groupes louent des locaux dans le vieil édifice. À compter de septembre 1969, l’ancienne école est louée au ministère des Travaux publics. En novembre 1972, le loyer de l’école est renouvelé avec le ministère de l’Éducation de la province de l’Alberta pour y loger NAIT.
Les associations francophones nationales
L’ouverture officielle du poste CBUF-FM, la nouvelle station radiophonique de langue française de la SRC, a lieu à Vancouver le 1er décembre 1967.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
En 1967, l’ACFA recevait, entre autres, Gérard Pelletier le 6 février 1967, Claude Ryan le 8 février 1967, René Lévesque le 11 avril 1967, le cardinal Léger le 11 mars 1967 et Me Jacques-Yvan Morin, le directeur général des États-généraux du Québec le 5 mai 1967.
L’ACFA se donne un nouvel écusson. Suite à un concours d’écussons, l’ACFA reçoit 38 dessins. Le gagnant est un élève de l’école Grandin, le jeune Pigeau.
Grâce aux démarches de l’ACFA, quatre jeunes francophones de l’Alberta sont choisis comme hôtes et hôtesses au Pavillon canadien de l’Expo. Il s’agit de Mlles Louise Baril et Alice Lavoie et de MM. Robert Motut et André Gareau.
Le congrès de l’ACFA a lieu les 10 et n novembre à Saint-Paul. Entre autres résolutions, les congressistes se sont opposés energiquement aux revendications d’un Québec qui restreindrait le Canada français au seul territoire de cette province.
Lors de l’assemblée générale annuelle de 1967, le Dr Joseph-P Moreau est réélu président général. Mais avant l’assemblée du Conseil général du 3 juin 1967, celui-ci se voit dans l’obligation de démissionner comme président. M. Gérard Diamond est choisi pour le remplacer. Le Conseil général du 11 mai 1968 confirme son élection.
Les associations francophones de l’Alberta
Le Conseil albertain de la coopération s’affilie au Conseil canadien de la coopération. Le CAC a aussi conclu une entente avec la Credit Union League of Alberta au sujet de la participation financière qui doit exister entre les deux organismes.
Une quarantaine de jeunes du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique se réunissent à la fin octobre pour un congrès de deux jours. Le congrès est rendu possible grâce à des octrois consentis par la Commission du Centenaire, le ministère de la Citoyenneté et le ministère de la Jeunesse de l’Alberta. Le congrès a lieu à l’Ecole des Beaux-
Arts de l’Université de Calgary à Banff. Le congrès est sous la présidence de France Levasseur.
Les services francophones
La radio – On rapporte que l’émission « Salut les Copains » de CHFA animée par André Roy est de plus en plus populaire auprès des jeunes et attire un auditoire nouveau.
Les journaux – Le journal La Survivance change de nom et de forme. Dorénavant, il sera connu sous le titre de Franco-albertain et sera publié format tabloïd à 16 pages. La première édition du nouveau journal le Franco-albertain est publiée le 15 novembre 1967.
Le livre – En septembre 1967, les actionnaires de la Librairie Schola décident de fermer les portes de la librairie.
L’éducation
Dans son rapport annuel, le président de l’ACFA, le Dr Moreau, informe les membres que l’ACFA a rencontré le sous-ministre et le ministre de l’Éducation à trois occasions pour leur expliquer les besoins des francophones en ce qui a trait à l’Acte scolaire. Le Dr Moreau rapporte que les structures nécessaires à l’amendement proposé sont établies et que les nouvelles de l’Ontario et du Manitoba augurent bien pour l’Alberta. Les changements prévus permettent l’usage du français comme langue d’enseignement.
Dans son rapport aux membres de l’assemblée générale annuelle de l’ACFA, le père A. Lacerte rapporte qu’au cours de sa prochaine assemblée, le 15 mai, la Commission scolaire séparée d’Edmonton décidera probablement que les élèves de la 10e à la 12e année qui désirent apprendre le français pourront aller gratuitement au Collège Saint-Jean et à l’Académie Assomption, tout comme cela se fait actuellement pour les 7e, 8e et 9e année.
Le 13 octobre, l’ACFA rencontre le ministre de l’Éducation, R. Rierson dans le but de continuer les démarches en ce qui a trait à l’emploi du français comme langue d’enseignement. Le ministre lui affirme qu’il a l’intention de présenter au Cabinet un projet de résolution qui prévoit les changements suivants : 1er et 2e année complètement en français, 3e année en français moins une heure d’anglais par jour; de la 4e à la 12e année inclusivement un maximum de trois heures de français par jour. La décision de pratiquer ce changement serait laissée aux autorités scolaires du district ainsi que le choix des matières qui seraient enseignées en français. Si le Cabinet accepte le projet de résolution d’amendements, celui-ci sera alors présenté à la prochaine Législature. En mars 1968, le ministre de l’Éducation annonce un projet de loi visant à changer la loi scolaire en faveur de l’enseignement en français. L’amendement est adopté en avril.
Saint-Edouard
La paroisse de Saint-Edouard célèbre son 60e anniversaire. La première messe a été célébrée par le père Leclainche sur le territoire de l’actuelle paroisse en juin 1907. La messe avait eu lieu dans la maison de M. Georges Marcoux et le toit de terre et de chaume de la maison laissait passer la pluie.
Saint-Paul
Comme projet de centenaire, Saint-Paul construit une plaque d’atterrissage pour les objets volants non-identifiés. Au coin sud-est de la façade, une capsule scellée est installée pour être ouverte en 2067 lors du 200e anniversaire du Canada. Saint-Paul est alors déclaré « Ville centenaire » et étoile du Canada pour ses projets centenaires.
La musique
La Survivance rapporte que l’organisation des chorales « À coeur joie » vient remplacer l’ancienne formule des festivals de la chanson française qui ont graduellement perdu leur prestige.
Dans son editorial du 8 février 1967 écrit par une jeune Franco-Albertaine, Jeannine Côté, La Survivance parle de deux groupes très spéciaux : les Copines, un groupe qui réunit les voix de sept jeunes filles de la ville, qui offre un répertoire de chants anglais et français d’un genre surtout folklorique et Les Mikis, groupe instrumental (avec soliste). Les Copines apparaissent à la télévision pour une série de six émissions et ont acquis un public enthousiaste tant dans les milieux anglais que français. Pour ce qui est des Mikis, ils ont été formés grâce à M. André Roy qui se mit à la recherche de talents francophones. Le groupe se compose de Denis Lord, Jim Mickolas, Clément Girard, Denis Magnan et Maurice Soulodre. André Roy (responsable de l’émission « Salut les Copains ») est maître de cérémonie et directeur musical. Paul Ledet est le gérant du groupe.
Le théâtre
En 1967, on relance la compagnie du Théâtre français d’Edmonton. Le nouveau TFE regroupe Jean Fortier, Reginald Bigras, Laurent Godbout, Louise Rousseau, Léonard Rousseau, France Levasseur-Ouimet et plus tard Claude Ouimet. Léonard Rousseau est le premier président du TFE. Le premier succès du TFE est « L’auberge des morts subites » de Félix Leclerc. Tout près de 2 000 spectateurs auront l’occasion d’assister aux nombreuses représentations qui ont lieu partout en province. Dès 1970, on cherche les moyens d’embaucher un directeur artistique à temps plein. Julien Forcier entrera en fonction en août 1971 comme premier directeur artistique salarié du TFE. Entre 1967 et 1992, plusieurs personnes occupent le poste de directeur artistique du Théâtre français d’Edmonton : Julien, Forcier, France Levasseur-Ouimet, Jean Fortier, Claire Ifrane, Eve Marie et Pierre Bokor.
France Levasseur-Ouimet, une ancienne étudiante devenue enseignante au Collège Saint-Jean, fonde la troupe de théâtre Le Rideau rouge. La troupe se compose d’étudiants universitaires de Saint-Jean. Leur première pièce s’intitule « Les jours heureux ».
Une personnalité intéressante
Le cardinal Léger est à Edmonton du 8 au 13 mars 1967. Il doit recevoir un doctorat honorifique de la part de la University of Alberta le 10 mars. Le 11 mars, il rencontre les Franco-Albertains au Collège Saint-Jean lors d’une réception organisée par l’ACFA. Plus de 500 francophones se rendent au Collège pour l’accueillir.
Une personnalité intéressante
Le père Arthur Lacerte et M. Laurent Gareau sont membres du sénat de la University of Alberta.
Une personnalité intéressante
Arrivé au Collège Saint-Jean en 1957, le père Arthur Lacerte fait ses adieux en 1967. Il a été nommé provincial des Oblats au Manitoba. Son nom passe à l’histoire à titre de fondateur de l’école de pédagogie du Collège Saint-Jean. Suite à son départ, le poste de recteur du Collège Saint-Jean est octroyé au père François McMahon qui l’occupe jusqu’en 1971 alors qu’il est nommé doyen, poste qu’il occupe jusqu’en 1980.
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