Chronologie
De 1968 à 1981
1968
Le Canada
Pierre Elliott Trudeau est premier ministre du Canada de 1968 à 1979 (gouvernement libéral du 20.04.1968 au 04.06.1979).
La nouvelle loi sur la radiodiffusion confie à la SRC le soin d’assurer un service national de radiodiffusion avec manda t de promouvoir l’unité nationale. La loi crée aussi le Conseil de la radiotélévision canadienne (CRTC), chargé de réglementer la radio-télédiffusion et de délivrer les permis.
La Commission Laurendeau-Dunton publie le deuxième livre de son rapport. Ce deuxième tome porte sur l’éducation bilingue au pays et le droit des groupes minoritaires officiels (français ou anglais) d’obtenir des écoles où la langue d’enseignement serait leur langue maternelle. Les recommandations du rapport sont à l’origine de l’Article 23 de la Charte des droits et libertés de 1982. Entre autres, on recommande la création d’une université française pour l’Ouest canadien (la recommandation 19).’ Cette recommandation va jouer un rôle important dans le développement du Collège Saint-Jean.
L’Alberta
Harry E. Strom est le premier ministre de l’Alberta (gouvernement Social Credit qui entre au pouvoir le 12.12.1968).
Les lois – En avril 1967, le nouveau ministre de l’Éducation, Raymond Rierson, se prépare à présenter un changement à la loi scolaire. Dorénavant, la loi permettrait que le français devienne langue d’enseignement dans les régions où les Canadiens français sont assez nombreux. On propose aussi que la 1ère année et la 2e année soient complètement en français et que la 3e année soit en français avec une heure d’anglais par jour. De plus on propose un maximum de trois heures de français par jour de la 4e à la 12e année inclusivement. Le projet est adopté en avril 1968 permettant, en somme, l’enseignement en français 50 % du temps d’enseignement.
Les associations francophones nationales
Edmonton est choisie comme site du quatrième congrès de l’Association des commissaires d’écoles de langue française du Canada et le secrétariat de l’ACFA contribue largement aux préparatifs.
En juin, le Conseil canadien de la coopération est en congrès à Edmonton. C’est un congrès itinérant, ses participants se déplaçant d’Edmonton à Morinville, à Bonnyville, à Saint-Paul, à la Rivière-la-Paix, à Calgary et dans les Rocheuses.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le congrès de l’ACFA a lieu à Calgary les 2 et 3 novembre. Le thème du congrès est « L’école française, une utopie? »
La Société des prêts aux étudiants devient un comité de l’ACFA.
Les associations francophones de l’Alberta
Le groupe des Jeunes de l’ACFA se donne un nouvel exécutif. Jean Patenaude est nommé président. Deux jeunes représentent le comité des jeunes à l’exécutif provincial de l’ACFA et au conseil général de l’association et deux autres représentent le comité au conseil régional d’Edmonton.
La réunion annuelle du Conseil albertain de la coopération (le CAC) a lieu à Edmonto n en novembre sous la présidence de M. Fernando Girard. Parmi les invités de marque il y a M. Martin Légère, président du Conseil canadien de la coopération. Le CAC regroupe les divers organismes coopératifs, caisses populaires, magasins d’expression française ou bilingue.
L’éducation
D’abord affilié à l’Université Laval en 1961, le Collège de pédagogie de Saint-Jean est affilié à la University of Alberta pour une période de cinq ans à compter de septembre 1963. Le 22 septembre 1968, l’entente d’affiliation est prolongée jusqu’au 22 septembre 1970.
Le Collège Saint-Jean reçoit l’école des infirmières de l’Hôpital général d’Edmonton et inaugure le seul cours bilingue de Sciences infirmières dans l’Ouest et le seul cours de deux ans à Edmonton. La dernière cérémonie de remise des diplômes du programme aura lieu le 17 septembre 1972.
L’histoire et la recherche
L’abbé Jean Papen, ancien élève du Collège Saint-Jean, écrit une thèse de doctorat sur M. Georges Bugnet de Legal. La thèse gagne le prix Champlain du Conseil de la vie française.
La musique
Le mouvement « A coeur joie » vient d’apparaître sur la scène musicale canadienne. Deux grands concerts « Choeur à coeur » ont lieu en Alberta en 1968 : un concert à Edmonton le 16 mars et un deuxième à Bonnyville le 23 mars. Plus de 120 choristes participent au spectacle de Bonnyville qui regroupe plusieurs chorales dont les « 67 » de Bonnyville, les Chantamis d’Edmonton et la chorale du Collège SaintJean. Ces trois chorales se rencontrent à nouveau lors d’un autre spectacle « Choeur à coeur » qui a lieu le 8 mars 1969 au Students’ Union Theatre de la University of Alberta. Le spectacle réunit 175 voix.
On félicite Radio-Canada pour le programme intitulé « Michelle » et mettant en vedette Michelle Diamond, une chanteuse franco-albertaine.
1969
Le Canada
Le Parlement canadien adopte la Loi sur les langues officielles. L’anglais et le français sont reconnues comme étant les langues officielles du Canada « pour tout ce qui relève du Parlement et du gouvernement du Canada; elles ont un statut des droits et des privilèges égaux quant à leur emploi dans toutes les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada. La Loi prescrit que les institutions fédérales doivent offrir leurs services au public en français et en anglais là où la demande est important e et décrit leurs obligations à cet égard. » (Commissariat pp. 15-16). Elle prescrit aussi le rôle du Commissaire aux langues officielles et prévoit la création de districts bilingues, idée qui sera abandonnée en 1977.
En 1969, le livre blanc intitulé « La Constitution et le peuple du Canada » propose une première formulation des droits linguistiques en matière scolaire. Fidèle à l’esprit du livre II (1968) du rapport Laurendeau-Dunton de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, on préserve le libre choix et on accorde le droit à l’instruction dans la langue de la majorité dans les régions où la langue d’instruction est choisie par un nombre de personnes suffisant pour justifer la création d’écoles.
Ayant promis aux minorités l’appui du gouvernement fédéral depuis plusieurs mois, un représentant de l’honorable Gérard Pelletier remet trois chèques constituant un premier versement d’octrois lors de la rencontre annuelle de la Fédération des associations canadiennes-françaises de l’Ouest. Un premier chèque a été remis à la Fédération de l’Ouest (6 000 $), un deuxième à l’ACFA pour fins spécifiques du programme d’animation sociale et un troisième (10 000 $) à l’ACFA comme telle pour son secrétariat permanent.
Edmonton
Le Franco-albertain du 25 juin 1969 publie le texte d’une proclamation lue par le maire d’Edmonton, Ivor Dent. Il proclame le 24 juin comme « Journée officielle du Canada français » à Edmonton.
Les associations francophones nationales
Le congrès annuel de l’ACELF a lieu à Edmonto n à l’hôtel Macdonald du 18 au 21 août 1969. Le gouvernement provincial va remettre une subvention de 1 000 $ seulement alors qu’en 1957 il avait payé le banquet de clôture au complet. Le congrès réunit 478 participants. Le thème est « La technologie en éducation ». C’est la deuxième fois que cet organisme tient ses assises à Edmonton, la première ayant eu lieu en 1957. A la suite du congrès, on décide de faire une enquête sur la situation de la formation des maîtres dans les quatre provinces de l’Ouest.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
C’est par un vote unanime que les participants à l’assemblée générale de l’ACFA ont élu le Dr Roger Motut à la présidence de l’Association comme successeur de M. Gérard Diamond.
L’honorable Gérard Pelletier rencontre l’ACFA le 10 avril 1969. Les représentants profitent de l’occasion pour lui présenter un mémoire dans lequel il est question de la télévision française en Alberta, de subvention pour l’animation sociale et des bourses aux étudiants. Au banquet, on lui présente une pétition de 28 000 noms demandant un poste de télévision française à Edmonton. Cette pétition a été organisée par le Comité féminin du Cercle Edmonton de l’ACFA.
Suite à l’adoption de la loi sur les langues officielles, le gouvernement fédéral confie au Secrétariat d’Etat le soin d’aider les groupes minoritaires. Le Secrétariat d’État organise alors un Service d’action socio-culturelle sous la direction de M. René Préfontaine. Ce service établit différents domaines dans lesquels les groupes minoritaires pourraient être aidés financièrement. L’un de ces domaines, c’est l’animation sociale. Le Secrétariat d’État décide d’aider financièrement les associations nationales provinciales à établir dans leur province un projet d’animation sociale. Le 27 septembre 1969, le conseil général de l’ACFA tient une session d’information à laquelle on a invité deux spécialistes de l’Institut coopératif Desjardins à venir donner des renseignements sur l’animation sociale. À la suite de cette session, l’ACFA adopte l’Animation sociale comme méthode de travail. En octobre, l’ACFA nomme un comité de six personnes responsables de lancer l’action. On envoie alors cinq Albertains suivre une session de formation à l’Institut coopératif Desjardins. Il s’agit de Laurent Beaudoin de Beaumont, Laurent Lemire de Falher, Jacques Moquin de Bonnyville, Daniel Creurer d’Edmonton et Jean Patoine d’Edmonton. Au début de décembre, le comité engage deux animateurs à temps partiel: Daniel Creurer et Adrien Tremblay. Le 18 janvier, on décide d’incorporer légalement le Service animation sociale. Le comité d’administration du SAS est composé de 30 membres soit de trois représentants de chacune des régions francophones de l’Alberta, des deux animateurs sociaux et de six représentants de l’ACFA. En novembre 1969, Le Franco-albertain rapporte que la première véritable session d’animation sociale a eu lieu en fin de semaine.
L’ACFA organise une pétition pour l’obtention de la télévision française en Alberta.
L’ACFA est reçue par l’honorable Harry Strom, le premier ministre de l’Alberta. Les membres de l’ACFA sont présentés par M. Roméo Lamothe, député de Bonnyville. Entre autres, on demande l’aide du gouvernement provincial dans le but de faire reconnaître le Collège de pédagogie bilingue Saint-Jean comme école officielle de pédagogie pour l’Ouest. On demande aussi au gouvernement d’être l’hôte des congressistes de l’ACELF au banque t de clôture du congrès. L’accueil est très cordial et le premier ministre promet l’appui du gouvernement et demande au ministre de l’Éducation, M. Clark aussi présent, de faire mettre la question du Collège de pédagogie Saint-Jean à l’agenda de la prochaine rencontre des ministres de l’éducation des quatre provinces de l’Ouest. Le 9 septembre 1970, le président de l’ACFA rapporte que la question de la formation des maîtres a été étudiée par les quatre ministres de l’Éducation de l’Ouest. Il a été décidé que les provinces doivent s’entendre sur l’endroit où sera établie une seule maison de formation. L’ACFA exprime son désaccord auprès du gouvernement fédéral. Le fédéral indique que si les ministres d’éducation s’entendent sur la nécessité de fonder deux institutions, la somme qui serait mise à la disposition d’une institution serait alors partagée. En octobre 1970, le secrétaire de l’ACFA rapporte qu’un comité spécial se rendra à Winnipeg afin de discuter la question de deux institutions. Le 28 octobre 1970, les représentants des francophones de l’Alberta et du Manitoba n’ont pas su s’entendre sur la question. Le 3 avril, un groupe d’environ 500 Franco-Manitobains sont descendus dans la rue pour manifester et ont présenté un mémoire au premier ministre du Manitoba et au ministre fédéral James Richeson. La première demande du mémoire souligne l’importance de créer deux centres étant donné les distances qui séparent la population francophone de l’Ouest canadien. Mais l’affaire traîne en longueur et en avril, le secrétaire d’État recommande qu’une commission d’arbitrage soit chargée d’étudier le problème. Se rendant à l’évidence, cette commission recommande que le Secrétariat d’État aide financièrement et le Collège de Saint-Boniface et le Collège Saint-Jean.
Les associations francophones de l’Alberta
Le groupe Jeuneactualité est fondé. Son mandat est de faire l’étude nécessaire en vue d’organiser u n centre culturel. Le groupe se compose de dix membres et parle au nom des jeunes Franco-Albertains de la ville. Le président est M. Paul Denis appuyé dans son travail par Daniel Poulin, Georgette Salley, Gérard Lavigne et Lucille Belzile. Le groupe obtient un octroi de 5 000 $ du Secrétariat d’État, octroi qui va leur permettre d’aménager la Salle Laurier louée à Saint-Joachim. Cette salle va servir de Boîte à chanson ou discothèque. La Boîte chez Pierrot restera à Saint-Joachim jusqu’en septembre 1972.
Les services francophones
La radio – En juin 1969, CHFA améliore son rendement dans la région de Rivière-la-Paix avec l’ouverture du poste CBXY installé par la SRC. Le nouveau poste a une puissance de 40 watts et vient régler un problème qui existe depuis l’ouverture de CHFA en 1949 : le signal de CHFA atteint mal la région de la Rivière-la-Paix. À tour de rôle, les francophones de la région ont demandé soit u n poste de relais, soit une antenne-satellite. Le poste sera alimenté par le poste CHFA (37 % des émissions) et par le réseau de Radio-Canada (63 % des émissions).
La télévision – Le 6 août, Le Franco-albertain annonce que le Conseil de la Radio-télévision canadienne a donné son approbation pour l’installation d’un nouveau poste de télévision à Edmonton opéré par la Société Radio-Canada et diffusant partiellement des programmes français et éducatifs (en anglais). Le nouveau poste utilisera le canal II. La partie française de la programmation viendra du réseau français à Montréal alors que la partie éducative sera la responsabilité de MEETA (Metropolitan Edmonton Educational Television Association). Le CRTC a octroyé le permis aux fins de télévision française et éducative pour une période de trois ans après quoi la nouvelle station deviendra exclusivement française et partie intégrante du réseau français de télévision de la Société Radio-Canada.
L’éducation
Le pensionnat est éliminé au Collège Saint-Jean.
L’ACFA rencontre le président de la U of A, le Dr Johns, afin de discuter les implications de la 19e recommandation du Rapport de la Commission Laurendeau-Dunton qui propose que l’on crée un établissement de formation des maîtres pour répondre aux besoins des quatre provinces de l’Ouest. Le Dr Johns se dit très intéressé à appuyer le Collège Saint-Jean dans ce sens. L’ACFA rencontre aussi le sousministre et le ministre de l’Éducation.
Le voyage VIA des jeunes (Voyage interprovincial de l’Alberta) se poursuit toujours.
Falher
Ouverture à Falher de l’école G.P.-Vanier qui a coûté 1 250 000 $.
Girouxville
Le musée de Girouxville, fondé par les pères Oblats et construit à l’automne 1968, ouvre ses portes en 1969. La gestion du musée est transférée au village de Girouxville en 1984.
Saint-Paul
En juin, la Caisse populaire de Saint-Paul célèbre son 30e anniversaire en emménageant dans un nouvel édifice. Le gérant de la caisse est Germain Desaulniers et le président est Adrien Chamberland.
1970
Le Canada
M. Keith Spicer, le premier Commissaire aux langues officielles, entre en fonction.
Un fonds fédéral destiné à subventionner en partie l’enseignement dans la langue de la minorité et l’enseignement de la langue seconde est établie suite à une entente fédérale-provinciale qui est renouvelée tous les cinq ans.
L’Alberta
Les lois – En avril 1970, on annonce que la nouvelle loi scolaire contient le texte suivant : « A board may authorize that French be used as a language of instruction in addition to the English language in all or any of its schools » (ACFA, 1970). La nouvelle loi permet l’enseignement en français et sa mise en application va exiger que les enseignants aient une formation pédagogique. Le Collège universitaire Saint-Jean est l’endroit idéal pour assurer une telle formation.
L’innovatrice University of Athabasca ouvre ses portes.
Les associations francophones nationales
La Fédération canadienne-française de l’Ouest tient son assemblée annuelle à Edmonton du 18 au 23 août.
Les associations francophones de l’Alberta
Le 23 avril 1970 a lieu la séance de fondation d’un Club Richelieu. M. Hervé Durocher est élu président. L’ACFA s’est chargée de mettre l’affaire en marche. Le but du Club est l’épanouissement de la personnalité de ses membres et l’aide à l’enfance. Ces clubs ont été créés à Ottawa il y a 25 ans.
La Boîte chez Pierrot fait suite à la Toile d’araignée et son ouverture officielle a lieu le 20 juin 1970. La Boîte chez Pierrot ouvre ses portes tous les vendredis et samedis soir et présente toute une série d’activités culturelles.
Les services francophones
Les journaux – L’éditorial du journal Le Franco-albertain du 28 octobre 1970 est signé Roger Motut, le président de l’ACFA. Celui-ci vient d’apprendre que l’édition du Franco-albertain paru le jour même contient le manifeste du FLQ publié il y quelques jours par les autorités à la demande du FLQ. L’ACFA déplore ce malheureux incident et en place la responsabilité uniquement sur les épaules du rédacteur qui sera remplacé.
La télévision – Au Conseil général de l’ACFA le 7 février, M. Jacques Boucher, directeur de l’information au poste de Radio-Canada d’Edmonton, rapporte que la télévision française entrera en ondes à Edmonton, le dimanche 1er mars à 14I130. Ce poste sera identifié par les lettres CBXFT canal 11 et il couvrira le territoire compris dans un rayon de 60 milles autour de la ville. Le poste sera officiellement inauguré en mars par une soirée de gala à l’auditorium du Jubilé. Le spectacle sera télédiffusé en direct et passera sur tout le réseau français. Parmi les artistes de marque on remarque Huguette Tourangeau, Danielle Oderra, Pierre Calvé, Marek Jablonsky et Bernard Turgeon. Le Canal 11 télédiffusera à raison de 100 heures par semaine dont soixante heures seront en français exclusivement et 40 heures au service de la télévision éducative de la Metropolitan Edmonton Educational Television Association (MEETA).
Les journaux – Jean-Maurice Olivier quitte son poste de rédacteur du Franco-albertain. Il est remplacé par Normand F. LeClerc, natif de Katevale au Québec.
L’éducation
Le 13 novembre 1970, le Bureau des gouverneurs approuve l’intégration du Collège Saint-Jean à la University of Alberta. Le 27 novembre 1970, une entente officielle est signée entre la U of A et le Collège Saint-Jean en vertu de laquelle le Collège devient un collège universitaire en mesure d’offrir les programmes de l’université. Cette entente est rétroactive au 1er septembre 1970. La première réunion officielle du Conseil académique du Collège universitaire Saint-Jean a lieu le 29 avril 1971. Le 12 décembre 1970, alors que Louis Desrochers annonce la nouvelle entente entre le Collège Saint-Jean et la University of Alberta au conseil général de l’ACFA, il en profite pour expliquer que les pourparlers se poursuivent encore entre le ministre de l’Education appuyé par l’ACFA et le Secrétariat d’Etat dans le but d’amener ce dernier à reconnaître l’existence du Collège universitaire Saint-Jean surtout en ce qui concerne sa faculté d’éducation. Cette reconnaissance permettrait au Collège de recevoir sa part des sommes budgétées par le Secrétariat d’Etat en vue de l’établissement d’une école de pédagogie. Une rencontre au niveau des ministres de l’Education des quatre provinces de l’Ouest et de l’honorable Gérard Pelletier doit avoir lieu à Régina pour discuter et régler ce problème. Me Desrochers assistera à cette rencontre.
Le Franco-albertain du 14 janvier 1970 annonce que Maurice Lavallée a remis sa démission comme secrétaire du concours de français de l’ACFA, poste qu’il occupe depuis plus de trente ans. Ancien rédacteur de La Survivance, président de l’AEBA pendant 18 ans et responsable de la librairie de l’ACFA, il sera décoré de l’Ordre de la Fidélité française par le Conseil de Vie française en Amérique à l’été de 1970. Le secrétariat du concours sera transféré au secrétariat de 1ACFA. Un comité d’étude est mis en place pour trouver une autre formule.
Le Franco-albertain annonce que le concours de français de l’ACFA de 1970 est quelque peu différent de ce qu’il a été au cours des années passées. En effet, il y a deux listes de concurrents : une dont l’en-tête est « Examen provincial » (écrit par un à cinq concurrents par année et par école qui ont passé un même examen préparé à leur intention par les membres du comité du programme de l’AEBA) et une autre intitulée « Examen local », (les concurrents qui ont passé un examen local préparé et corrigé par les professeurs des écoles mentionnées).
En 1970, la Commission scolaire catholique d’Edmonton décide de construire une école secondaire bilingue qui regoupe les 191 élèves du secondaire au Collège Saint-Jean et les étudiantes de l’Académie Assomption. L’école sera terminée en 1972. La nouvelle école vient s’ajouter à la liste des 27 écoles bilingues fréquentées par 5 214 élèves francophones en 1971. En mars 1971, Le Franco-albertain rapporte que l’exécutif de l’ACFA propose pour l’école le nom de Lamoureux dans le but d’honorer la mémoire de Osias Lamoureux. Lamoureux a été la deuxième école établie dans ce qui était alors les Territoires du Nord-Ouest. M. Osias Lamoureux a été le premier maître d’école de langue française et en 1971 il célèbre son 100e anniversaire. En avril 1971, on annonce que la nouvelle école bilingue sera nommée École J.-H.-Picard.
Calgary
Fondation de la Société franco-canadienne de Calgary.
La musique
La chorale « Les Musicos » de Saint-Paul, dirigée par Laurier Levasseur, est fondée en janvier 1970.
Grâce à une subvention du Gouvernement canadien, 21 choristes des différentes chorales « À coeur joie » de l’Alberta ont participé aux Choralies Internationales à Québec au mois de juillet 1970. 800 choristes de 14 différents pays y ont participé. Parmi les participants de l’Alberta, il y avait Albert La France et Léonard Rousseau.
Entre le 20 septembre et le 31 juillet 1971, la chorale des Chantamis a participé à 17 manifestations culturelles et sa saison se termine par une tournée au Québec où l’on présente quelques spectacles.
La Fédération canadienne-française de l’Ouest accepte de jouer le rôle d’imprésario. Le premier chanteur à faire une tournée sous les auspices de la Fédération est Pierre Calvé. Celui-ci est de passage à Edmonton le n mars après avoir donné dix spectacles. Il se rend aussi à Bonnyville, à Saint-Paul, à la Boîte à chanson d’Edmonton, à Falher et il participe à la soirée de Gala de Radio-Canada, à l’auditorium du Jubilé, gala organisé pour marquer l’ouverture officielle de la télévision française en Alberta.
Une personnalité intéressante
Me Louis Desrochers est nommé Chancelier de la University of Alberta. Il est membre du Bureau des gouverneurs de l’université depuis 1964 et a été nommé vice-président en 1966. C’est un ancien président de l’ACFA et un directeur de l’Assurance-vie Desjardins. Il est membre du Conseil canadien depuis 1968 et a été membre du Conseil des Territoires du Nord-Ouest de 1960 à 1963.
1971
Le Canada
Les propositions constitutionnelles de Victoria qui comprennent une charte des droits linguistiques ne sont pas acceptées par le Québec.
Suite à la publication du livre IV du Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, le gouvernement énonce une politique sur le multiculturalisme dans un Canada officiellement bilingue.
L’Alberta
Peter Lougheed est le premier ministre de l’Alberta (gouvernement conservateur qui entre au pouvoir le 10.09.1971).
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le comité des candidatures de l’ACFA annonce que deux candidats se présentent à la présidence de l’ACFA : le Dr Joseph Moreau et M. Jules Van Brabant de Saint-Paul. C’est Jules Van Brabant qui l’emporte.
Les services francophones
La radio – Le 26 novembre 1971, Radio-Canada entreprend des pourparlers avec CHFA. Le projet tel que soumis prévoit que Radio-Canada se porterait acquéreur des postes de l’Ouest d’ici l’automne prochain et commencerait ses opérations au Manitoba en septembre 1972, en Saskatchewan en septembre 1974 et en Alberta en septembre 1974.
La télévision – L’arrivée sur la scène politique de Peter Lougheed permet à la télévision française de l’Alberta de réaliser la première grande émission d’information « en direct ». Montréal a collaboré mais c’est tout de même la première production locale d’envergure depuis la création du poste en 1970. La première émissiontélé animée localement a pour titre « Jean et gens » et elle est animée par Jean Patenaude.
L’éducation
François McMahon est nommé doyen du Collège universitaire Saint-Jean.
Les étudiants du Collège universitaire SaintJean reçoivent une subvention de 13 500 $ pour faire une enquête sur les attitudes de la population francophone de l’Alberta devant les médias de communication comme la presse, la radio et la télévision française. Douze étudiants participent au projet au cours duquel on compte visiter 4 000 familles.
Le Conseil français tient son deuxième congrès annuel à l’automne de 1971.
En 1970, la Commission scolaire catholique d’Edmonton décide de construire une école secondaire bilingue qui regroupe les 191 élèves du secondaire au Collège Saint-Jean et les étudiantes de l’Académie Assomption. La nouvelle école vient s’ajouter à la liste des 27 écoles bilingues fréquentées par 5 214 élèves francophones en 1971. La nouvelle école sera nommée l’école J.H.-Picard en l’honneur d’un ancien membre de la Commission des écoles séparées de Saint-Joachim devenue plus tard la Commission des écoles séparées d’Edmonton.
Beaumont
Le sous-comité des Chevaliers de Colomb de Beaumont forme le Conseil Lapointe et reçoit sa charte officielle le 21 mai 1971. Le 15 juin, le Conseil devient propriétaire de la salle paroissiale.
Bonnyville
Après avoir renvoyé la discussion à deux reprises, les membres du Conseil municipal de Bonnyville ont finalement adopté lors d’une troisième séance un règlement pour que l’identification des camions et autres véhicules municipaux soit bilingue, malgré la vive opposition soulevée par un conseiller. On croit alors que le principe de l’identification bilingue a été accepté.
Calgary
Demande de reconnaissance de la Société franco-canadienne de Calgary comme la représentante de l’ACFA à Calgary.
Le Club français s’amalgame à la Société Saint-Jean-Baptiste de Calgary.
La Coopérative Sainte-Famille de Calgary célèbre son quart de siècle. Cette coopérative fut fondée en 1946 pour aider les Canadiens français qui arrivaient à Calgary.
La Caisse populaire Sainte-Famille s’amalgame à la Calcath Credit Union.
Saint-Paul
L’ACFA régionale de Saint-Paul loue la première école secondaire de Saint-Paul et la transforme en centre culturel. Le local est rénové en 1980. Le feu met fin aux rénovations en 1981.
La musique
Les Chantamis font une tournée dans l’Est du pays grâce à un octroi du gouvernement canadien.
Paulette Lorieau présente un spectacle à la première de la nouvelle saison de « La Boîte chez Pierrot ». Elle est accompagnée de ses frères Henri et Déni. La ré-ouverture de la Boîte est due en grande partie au président Daniel Poulin.
Paulette Lorieau, Michelle Diamond et France Levasseur sont en spectacle au Torches Theatre le jeudi 12 août. Le spectacle est présenté dans le cadre du Festival 71 par le Studio Theatre de la University of Alberta. Le maître de cérémonie est André Roy. Plus de 250 personnes assistent au spectacle. C’est l’assistance la plus nombreuse depuis le début du festival d’été présenté par la direction du Studio Theatre de la U of A dirigé par M. David Liles.
Le théâtre
Le Théâtre français d’Edmonton, sous la direction de Julien Forcier, rapporte que lors de la saison 1970-71 on a présenté « Le Quadrillé », « Une maison…un jour », « Le fou d’Agolan », « Ma petite ville » et « Un ami imprévu ».
Le Cercle dramatique de Saint-Paul joue du Félix Leclerc en 1971 et du Gélinas en 1977 et en 1981.
Une personnalité intéressante
Lucien Maynard, un ancien président de l’ACFA est nommé juge de la Cour provinciale de l’Alberta. Ancien procureur général et ministre des Affaires municipales de la province, il a siégé à la législature de 1935 à 1955.
Une personnalité intéressante
Me Louis A. Desrochers est réélu membre du Conseil des Arts du Canada après un terme de trois ans. Il est le seul francophone hors du Québec et le seul Albertain à siéger à ce conseil.
1972
Le Canada
Le Comité mixte spécial du Sénat et de la Chambre des communes sur la Constitution recommande que l’on inscrive dans la Constitution le libre choix à l’instruction dans la langue de la minorité pour le mettre à l’abri de toute ingérence législative. Ceci marque les origines de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Pierre Eliott Trudeau visite Edmonton en octobre 1972. De retour à Edmonton en mai, il rencontre « Mlles Cabane à sucre ».
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le 6 décembre 1972, l’ACFA rencontre officiellement le gouvernement de l’Alberta. C’est une prise de contact officielle avec le gouvernement conservateur. On profite de l’occasion pour présenter un mémoire qui résume les principales préoccupations de l’ACFA au niveau de l’éducation et de la culture.
Les associations francophones de l’Alberta
Le Fonds commémoratif Jean-Patoine est lancé par le Club Richelieu. Ce fonds a pour but d’établir une bourse annuelle décernée à un étudiant francophone albertain pour lui permettre de poursuivre ses études dans la langue française. Le fonds Jean-Patoine est relancé en septembre 1973. En septembre 1974, la fiducie du Fonds commémoratif Jean-Patoine invite pour la première fois la population francophone de l’Alberta âgée de 15 à 30 ans à participer au premier concours pour le Prix Jean-Patoine.
Paul Pelchat, Suzanne Bugeaud, Daniel Poulin et Paul Riopel représentent l’Alberta au 25e congrès de l’ACELF. À leur retour, ils sentent un besoin de regrouper les jeunes francophones de l’Alberta. En décembre 1972, ils réunissent des représentants des régions francophones et lancent le mouvement Francophonie jeunesse de l’Alberta. Un exécutif intérimaire est élu et on
organise un rallye qui a lieu en mars 1973 et qui attire plus de 300 jeunes. Le groupe se forme dans diverses régions de la province. Les groupes déjà existants tels les Anti-coquilles de Bonyville, le Rouet de Falher et le groupe du Collège Saint-Jean s’intègrent aux rangs de FJA. En 1978, FJA inaugure son Centre d’accueil et de loisirs à Edmonton. En 1981, FJA organise « La Clac au lac » activité qui est maintenant intégrée à la Fête franco-albertaine. La même année, l’association lance son concours du drapeau franco-albertain.
En décembre 1987, FJA organise une manifestation. Plus de 500 jeunes et moins jeunes se rendent devant le Palais législatif d’Edmonton pour réclamer le respect de leurs droits linguistiques suite à l’affaire Piquette. La programmation de FJA comprend maintenant de nombreuses activités ayant pour but de permettre aux jeunes de s’épanouir en tant que francophones.
Le commerce
En janvier 1972, Mathias Tellier parle de partir une nouvelle caisse populaire à Edmonton. Il faut demander aux deux caisses déjà existantes, la caisse populaire de Saint-Joachim et celle de Saint-Thomas, de fusionner. À la réunion de mars on suggère un nom : la Caisse Francalta. Mathias Tellier est le président de la caisse.
L’ouverture officielle de la Caisse Francalta d’Edmonton a lieu le 17 février 1973 après 8 mois d’existence et deux mois d’opération. Le caisse accepte des membres et prend des dépôts le 28 novembre 1972. L’incorporation est entrée en vigueur le 1er janvier 1973. L’ordinateur est utilisé à compter de 1974-75, ce qui permet l’établissement du plan 24.
Les services francophones
Les journaux – Le Franco-albertain gagne trois prix au congrès des hebdomadaires de langue française du Canada : le trophée Lionel-Bertrant pour l’hebdomadaire de l’année dans sa catégorie (24 pages et moins), le prix de 200 $ pour le meilleur hebdo de l’extérieur du Québec et une première mention pour sa page de rédaction. Le Franco-albertain était l’un des 50 journaux à participer à ce concours national. Quelques semaines plus tard le rédacteur Yvan Poulin annonce son départ.
Le livre – Le magasin de livres de l’ACFA, le troisième projet de ce genre depuis 1946, commence humblement à la fin de 1972. Son loyer est partagé par Carda et par la Caisse Francalta. En 1975, le magasin possède déjà une sélection de deux à trois mille livres et de deux à trois cents disques dont s’occupent deux employés à plein temps : France Royer et Ovila Morissette. À Falher, Donnelly et Saint-Isidore, le personnel de la Caisse est responsable du service des livres. En 1975, à Edmonton, on a besoin de plus d’espace, des lieux d’entreposage et d’un bibliobus qui fonctionne. En 1976, le Centre culturel mobile de l’ACFA est à vendre.
La télévision – Jacques Boucher, un ancien de CHFA, devient directeur des programmes de CBXFT. Il sera remplacé par Guy Pariseau à la fin de l’année.
La télévision – La bataille de la télévision française se poursuit, disent les manchettes dans Le Franco-albertain du 23 août 1972. Le contrat de MEETA avec la Société Radio-Canada doit se terminer officiellement en avril 1973. Or, il semblerait que MEETA demande une extension de son contrat de trois ans. MEETA partage le canal 11 avec les francophones.
M. Keith Spicer, commissaire aux langues officielles se rend dans la région de la Rivière-la-Paix pour rencontrer les responsables du comité de télévision française. Selon lui, la télévision française est une nécessité.
La télévision – Le Comité de télévision française de la Rivière-la-Paix a déclaré la campagne de la pétition terminée et on décide de l’adresser à l’honorable Gérard Pelletier, ministre au Secrétariat d’État.
Le samedi 15 avril, une manifestation organisée par le Comité de télévision de Rivière-la-Paix et ayant pour but de protester contre la suppression des quatre heures de télévision française dont bénéficiait la population de la région de Rivière-la-Paix s’est tenue devant l’édifice de Radio-Canada à Edmonton. Cette manifestation qui regroupait plus de 150 personnes fut appuyée par l’ACFA.
Le film – Un club du film français dont le nom est Toutimage est fondé à Edmonton.
L’éducation
Avec la naissance du Conseil français de l’ATA, l’avenir de l’AEBA est incertain. Les deux organismes poursuivent les mêmes buts. Après trois ans d’existence, le Conseil français de l’ATA a déjà montré que sa force de pression est grande et que le Comité des curriculum du ministère de l’Education est à son écoute.
Le Franco-albertain du 19 juillet 1972 annonce que le secondaire Saint-Jean ferme ses portes sans tambour ni trompette. Une semaine plus tard le journal annonce l’ouverture de l’école J.H.-Picard. Le premier directeur est Michel Beaudoin.
Trois femmes, Louise Lavallée, Adèle Fontaine et Dolores Cadrin rêvent d’ouvrir une garderie pour les enfants francophones. Mme Dolores Cadrin, la secrétaire du Centre d’expérience préscolaire, propose l’ouverture d’un centre d’expérience préscolaire dans les locaux de Saint-Joachim. L’ouverture de la garderie a lieu en janvier 1973. Le CEP ouvrira une succursale sur le campus du Collège Saint-Jean à l’automne de 1974. Depuis 1998, le CEP est situé à la Cité francophone d’Edmonton.
Bonnyville
Le samedi le 28 octobre 1972 a lieu à Bonnyville l’ouverture officielle des nouveaux locaux de la Caisse populaire Saint-Louis. Cette caisse fondée par les francophones a un actif de un million et trois quarts de dollars.
Calgary
À Calgary, le parc Beauchemin devient un lieu de rendez-vous pour tous les Canadiens français.
Saint-Paul
L’ACFA régionale de Saint-Paul loue la première école secondaire de Saint-Paul et la transforme en centre culturel. Le local est rénové en 1980. Le feu met fin aux rénovations en 1981.
Girouxville
Le 29 août 1972, on convoque une réunion pour l’organisation du Club étoile de Girouxville, un centre de rencontre du troisième âge. En 1976, le Club étoile achète l’ancien magasin de Théodore Rémillard qui appartient alors à Emile Doucette. Le samedi 18 août 1976, le Club ouvre officiellement son nouveau local. Le 11 décembre 1979, le Club est détruit par le feu. On rebâtit au même endroit. L’ouverture officielle du nouvel édifice a lieu le 22 mai 1981.
Saint-Paul
La vieille école en brique de Saint-Paul qu’on devait démolir devient un centre culturel à faire rêver. L’ouverture officielle du centre a lieu le 24 juin et le discours de bienvenue est fait par le jeune André Routhier âgé de 10 ans.
La musique
Le mouvement international « À coeur joie » groupent les chorales albertaines suivantes : les « 67 » de Bonnyville, les Chantamis d’Edmonton, la chorale Chantejoie de la Rivière-la-Paix, les Musicos de Saint-Paul, et les Voix du printemps de Saskatoon. Une grande soirée de « Coeur à Choeur » a lieu le 15 avril 1972 au théâtre des étudiants de la University of Alberta.
La danse
La troupe de danse, « Les Blés d’Or », est fondée (certaines sources disent 1973). Dès sa formation, le style de danse est inspiré de différents groupes folkloriques internationaux. En 1976, ils vont exploiter la danse québécoise et accueillir des spécialistes du Québec.
Une personnalité intéressante
Le père Jean Patoine est hospitalisé à Montréal. Il est décédé le 25 septembre 1972 à l’âge de 61 ans. Il est le fondateur de la paroisse Sainte-Anne; il a été supérieur du Juniorat Saint-Jean de 1942 à 1944, curé de Saint-Joachim de 1944 à 1953, directeur de La Survivance (Le Franco-albertain), secrétaire général de l’ACFA de 1953 à 1972 et secrétaire-trésorier de nombreux organismes. De toutes les parties du Canada, on souligne sa mort : la Presse et le Devoir de Montréal, les grands journaux de l’Alberta, M. Gérard Pelletier, les associations canadiennes-françaises du Canada. Louis Desrochers dira de lui que la francophoine canadienne était sa paroisse.
Une personnalité intéressante
On apprend le décès du Dr Joseph Etienne Amyot, le premier président de l’ACFA. Il est décédé à 90 ans.
1973
Le Canada
Mme la sénatrice Thérèse Casgrain rencontre les Franco-Albertains.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
François McMahon accepte de se porter candidat à la présidence de l’ACFA. Il est élu en avril 1973.
En janvier 1973, M. Guy Lacombe devient secrétaire-général de l’ACFA.
Il sera proposé lors du conseil général du 13 octobre 1973 que le Bureau de direction du Service d’animation sociale soit dissout. Les structures de l’animation sociale sont intégrées à celles de l’ACFA.
Il sera proposé au Conseil général de l’ACFA du 13 octobre que la Société de prêts aux étudiants cesse son service de prêts. Des fonds qui s’élèvent à 25 000 $, 5 000 $ seront remis au fonds Jean-Patoine et un comité de bourses sera organisé pour assurer la distribution annuelle.
Les associations francophones de l’Alberta
En 1973, on parle de la fondation officielle du scoutisme francophone à Edmonton. C’est une renaissance car un premier groupe de scouts francophones d u nom de Troupe 27e Edmonton existait déjà en 1935. La formation officielle du district scout francophone en Alberta a lieu le 24 novembre 1973.
Les services francophones
Les journaux – Le Franco-albertain remporte le trophée du meilleur hebdomadaire de langue française au Canada dans la catégorie des moins de 24 pages. Trois autres mentions honorables ont été accordées au Franco. La rédactrice est Mme Jacinthe Perrault. En août 1974, Guy lacombe est nommé rédacteur en chef du Franco-albertain.
Le livre – Le Franco-albertain annonce en août que le Centre culturel mobile de l’ACFA sera bientôt une réalité. Il s’agit d’un camion multifonctionnel d’une trentaine de pieds qui offrirait à la fois un service de librairie et un certain nombre d’activités culturelles à domicile. En avril 1974, on rapporte qu’u n acte de vandalisme a causé des dommages importants au Centre culturel mobile de l’ACFA.
La télévision – En juillet 1973, la télévision française est reliée directement à la tête du réseau à Montréal grâce au satellite de communications ANIK. Pour les gens du métier, ceci marque une nouvelle ère qui ouvre à la production toutes les possibilités.
Le contrat de MEETA étant terminé, la télévision française est à l’antenne 17 heures par jour. Avec la télévision en direct commence l’expansion des services et du personnel. La SRC va commencer par le service des nouvelles. Les affaires publiques prennent aussi de l’ampleur. La production locale à l’époque comprend des émissions de nouvelles et affaires publiques, quelques émissions spéciales culturelles, certains documentaires et quelques collaborations annuelles aux grandes émissions du réseau. Deux postes-clé s’ajoutent : un correspondant national dans la personne de Jean-Marc Caron et un chef du services des nouvelles, Hélène Narayana, dont le manda t s’étend aussi à la radio. Le directeur des services français région de l’Alberta est M. Paul Dumaine. Il sera remplacé par Denis Lord.
La radio – Le contrat de vente de CHFA à Radio-Canada est signé le 9 octobre 1973. Le transfert s’effectue le 1er avril 1974. La SRC s’engage à payer la somme de 35 000 $ pour l’achat de l’entreprise et des biens de CHFA. La vente est ratifiée par le CRTC en avril 1974.
Les journaux – Guy Fournier, le nouveau rédacteur du Franco-albertain, entre en fonction le 9 janvier 1973. Il sera remplacé par Arthur Gélinas.
L’éducation
En 1973, la première conférence nationale sur le bilinguisme et l’éducation a lieu au Collège universitaire Saint-Jean. Elle a été organisée par le professeur Stephen Carey. La deuxième conférence a lieu en septembre 1977. La troisième conférence a lieu en mai 1983 dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire de Saint-Jean.
L’AEBA propose d’établir dans les écoles une journée du français plutôt que de poursuivre le Concours de français. L’année précédente, 700 élèves ont participé au dernier concours. En septembre 1973, Le Franco-albertain parle du Concours littéraire de l’AEBA et annonce les gagnants du concours. En 1975, on annonce que les 725 participants de 1973 sont passés à plus de 1 200 en 1974.
Beaumont
De hameau sous l’administration du Comté de Leduc numéro 25, Beaumont devient un village avec une administration autonome.
Calgary
Reconnaissance de la Société franco-canadienne de Calgary comme la représentante de l’ACFA à Calgary.
Falher
Les gens de Falher voient arriver le matériel qui va servir à la construction de tours pour le poste de relais de télévision française.
L’histoire et la recherche
Lucien Royer travaille sur une enquête sociologique et historique sur le village de Lamoureux. Au cours de ce travail, il rencontre environ 150 Canadiens français ce qui lui permet de préparer des données pour un supplément de huit pages qui sera publié dans Le Franco-albertain.
La musique
Edmonton est choisie pour recevoir les troisièmes Choralies internationales. On estime à mille le nombre de chanteurs venant de tous les coins du monde. Le Festival aura lieu au campus de la U of A du 13 au 20 août 1973. Le grand concert final qui aura lieu à l’Auditorium du Jubilé mettra en vedette trois francophones bien connus d’Edmonton : Paul Lorieau (ténor) Carmen Tellier-Bourret (soprano) et Lucien Lorieau (basse). Le Festival est supporté par l’Alliance chorale canadienne de l’organisation internationale « À coeur joie » et tenu localement par les chorales françaises « A coeur Joie » de l’Alberta. Deux festivals semblables ont déjà eu lieu au Canada : à Trois-Rivières en 1967 et à Québec en 1970.
La chorale les Montéchos du Collège universitaire Saint-Jean célèbre son 10e anniversaire.
Une personnalité intéressante
Henri Lemire est nommé président du Service d’animation sociale. Il remplace Guy Lacombe qui est nommé secrétaire-général de l’ACFA.
Une personnalité intéressante
M. Eugène Trottier est nommé coordonnateur de la Compagnie d’assurance-vie Desjardins pour les provinces de l’Ouest canadien.
1974
Le Canada
Un arrêt de la Cour suprême du Canada confirme la validité de la Loi sur les langues officielles du Canada, ainsi que de l’article de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick qui prévoit l’emploi du français et de l’anglais devant les tribunaux de cette province.
La loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation assure un étiquetage bilingue.
Les associations francophones nationales
Le Conseil canadien de la coopération tient son congrès annuel à Edmonton en juillet 1974. M. Mathias Tellier, président du CAC, invite tous les francophones de l’Alberta à venir se joindre aux coopérateurs des autres provinces.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
M. Jean Durant est nommé secrétaire-général de l’ACFA à compter du 1er novembre 1974. Il remplace Guy Lacombe. M. Durant quitte son poste en septembre 1975.
L’ACFA achètera bientôt l’Imprimerie La Survivance Ltée, dit Le Franco-albertain du 4 septembre 1974. Avec l’Imprimerie viendra Le Franco-albertain dont l’ACFA deviendrait aussi propriétaire. Tel que prévu, la transaction s’effectuera au début de 1975.
Le commerce
Le 5 janvier 1974, les directeurs de la Caisse Francalta ont officiellement accepté le plan d’ouvrir une succursale à Falher. L’ouverture officielle a lieu le 17 octobre 1974. La responsable est Mme Carmen Thibault de Donnelly. En janvier 1975, on parle aussi du comptoir à Saint-Isidore. Le bureau d’Edmonton décide de doubler la superficie de ses locaux.
Les services francophones
Les journaux – En mai 1974, l’exécutif de l’ACFA étudie le mémoire de Guy Lacombe concernant Le Franco-albertain. Suite au départ de Mme Jacinthe Perreault comme rédactrice, M. Lacombe demande à l’exécutif de considérer sa propre condidature comme directeur et rédacteur du Franco-albertain, recommandation qui est acceptée.
Les journaux – Le Franco-Albertain se classe premier au concours des hebdos du Canada lors du congrès qui réunit à Québec les représentants de presque tous les hebdomadaires du Canada français. Le Franco-Albertain se mérite aussi deux autres trophées, soit celui de la page éditoriale et celui de la langue française.
Le livre – En 1973, l’ACFA a l’idée d’un bibliobus qu’on remplirait de livres, de disques, de cartes et qui irait d’une région à l’autre. Avec l’aide conjointe des gouvernements de l’Alberta, du Québec et d’Ottawa, le bibliobus de l’ACFA devient une réalité. Le bibliobus se nomme le Centre cuturel mobile de l’ACFA. Mais des difficultés mécaniques et des actes de vandalisme immobilisent le bibliobus pendant plusieurs mois. Entre-temps, la Caisse Francalta invite l’ACFA à y installer son dépôt de livres et M. Ovila Morissette fait le service.
La radio – En 1974, la Société Radio-Canada lance le Plan accéléré de rayonnement (PAR) qui a pour but d’améliorer le service existant ou pour le rendre enfin accessible là où il n’existait pas. Cela va permettre l’installation d’une dizaine d’antennes réémettrices d’un bout à l’autre de la province.
Ainsi, l’inauguration des services de radio française à Calgary a lieu en mars 1977. En 1976, la SRC installe un transmetteur à Lethbridge et un autre à Red Deer en 1977. En 1979, la Rivière-la-Paix se joint au réseau radiophonique de Radio-Canada. En mai 1980, on annonce l’inauguration officielle de la radio et de la télévision françaises pour la ville de Peace River et ses environs, soit Marie-Reine, Nampa et Saint-Isidore qui étaient mal desservis par l’émetteur de Falher. En 1983, la SRC installe à Falher une nouvelle antenne tout près de l’ancienne. Le signal sera amélioré dans la région de Bonnyville, Saint-Paul et Lac-la-Biche en 1998.
La radio – Guy Pariseau, natif de Rivière-la-Paix, est nommé le premier directeur de la radio française de la SRC en Alberta. Il est remplacé en août 1982 par Denis Collette.
La radio – Le Ranch 680 de CHFA a le plaisir d’accueillir Willie Lamothe, vedette québécoise.
L’éducation
Le père Thomas Bilodeau, provincial des Oblats, et le père Paul Poirier, recteur du Collège Saint-Jean, annoncent la décision prise par les Oblats de se libérer de l’administration et de la responsabilité financière du Collège Saint-Jean. Le 7 décembre, on annonce que la U of A est intéressée à devenir propriétaire du Collège et à garder le campus comme université à caractère bilingue. Le Dr McCalla fait une étude et reçoit quelques 50 mémoires dont un seul est négatif.
Calgary
La Société franco-canadienne de Calgary réalise son rêve. Le projet d’un foyer pour personnes âgées est passé d’une simple maquette à un édifice de trois étages. Le foyer, la Villa Franco, sera complété au mois d’août. L’édifice est composé de 36 logis et devra abriter les bureaux et la salle de réunion de la Société franco-canadienne.
L’histoire et la recherche
En 1974, Soeur Alice Trottier et M. Kenneth Munro du Département d’histoire de la U of A fondent le Salon d’histoire franco-albertain. Le but du Salon est de faire connaître l’histoire des francophones albertains.
La musique
Pauline Julien donne un concert à Edmonton le dimanche 8 septembre 1974 au Musée provincial. Organisé par l’ACFA, le spectacle a attiré 270 personnes dont un bon nombre venait de la Rivière-la-Paix, de Saint-Paul et de Bonnyville.
Les fêtes, les célébrations et les événements spéciaux
Gilles Vigneault sera à la Cabane à sucre le 27 avril 1974. C’est la 25e Cabane à sucre.
1975
L’Alberta
Le 21 mars 1975, les conservateurs sous la direction de Peter Lougheed remportent la victoire lors des élections provinciales. Ils remportent 69 des 75 sièges de la Législature.
Les associations francophones nationales
Le 26 novembre 1975, la Fédération des francophones hors-Québec est fondée. Cette fédération regroupe les associations provinciales et interprovinciales francophones hors-Québec.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Me Hervé Durocher devient président de l’ACFA.
L’ACFA rencontre le gouvernement provincial le 22 octobre 1975. Sont présents les ministres H. Schmid, Dr. Hohol et J. Koziak et le chef du caucus conservateur W. Diachuk.
L’ACFA achète l’Imprimerie La Survivance. Au mois de décembre 1975, M. Joséphat Baril prend sa retraite après 45 ans de dévouement. Le 1er janvier 1976, Marcel Doucet est nommé nouveau gérant de l’Imprimerie. L’Imprimerie La Survivance a été incorporée comme service indépendant de l’ACFA car l’Imprimerie doit pouvoir subvenir aux besoins financiers du journal Le Franco-Albertain.
Les services francophones
La radio – Peu avant Noël 1975, le poste CHFA de la SRC quitte ses anciens bureaux situés dans l’édifice de La Survivance, au coin de la 100e avenue et de la 109e rue et vient occuper les 15e et 16e étages d’un édifice à appartements, Sir William Place, dans le quartier Bonnie Doon.
La radio – Mise en ondes de la radio française par la mise en service d’un réémetteur de Radio-Canada à Calgary (certaines sources disent 1977).
L’histoire et la recherche
Le 24 octobre 1975, la Fédération des femmes canadiennes-françaises d’Edmonton section Jean-Patoine remet officiellement au Musée provincial un album-souvenir de grande valeur renfermant les biographies d’environ trente-cinq dames franco-albertaines qui se sont illustrées d’une façon ou d’une autre dans la vie et le développement de la province.
La musique
Les Chantamis offrent leur concert annuel devant une salle comble; mille billets de vendus. Le directeur des Chantamis depuis le début il y a huit ans est M. Léonard Rousseau.
1976
L’Alberta
Un nouveau changement à la loi scolaire permet l’utilisation du français comme langue d’enseignement jusqu’à 80 % de la journée.
L’Église
Suite à la vente du Collège Saint-Jean, les Oblats mettent à la disposition de l’ACFA les revenus d’un fonds de fiducie considérable, lesquels revenus doivent servir à faire avancer certains programmes d’éducation française. Il s’agit du Fonds Saint-Jean.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
On annonce que le ministre fédéral de l’Industrie et du Commerce, M. Jean Chrétien, sera le conférencier lors du banquet de l’ACFA au congrès de novembre 1976.
En 1976, l’ACFA célèbre son 50e anniversaire.
Me Hervé Durocher est réélu président de l’ACFA.
M. Léo Bosc devient secrétaire-général de l’ACFA à compter du mois d’avril 1976.
En 1976, l’ACFA a des animateurs sociaux dans cinq des six régions de l’ACFA.
Le commerce
Carda, Coopérative d’aménagements régionaux et de développements agricoles, est une agence immobilière. Cette co-opérative a eu sa première succursale à Saint-Paul où M. Ghislain Bergeron en était le directeur. Carda possède aussi des succursales à Girouxville et à Edmonton. La direction de Carda à Edmonton informe son public que ses locaux se situent maintenant au 8935 de la 82e avenue.
La Caisse Francalta ouvre une nouvelle succursale à Edmonton-Sud à l’intersection de la 88e avenue et de la 91e rue.
Les services francophones
Les journaux – Le Franco-albertain déménage ses bureaux dans l’édifice La Survivance au 10012 109e rue, pièce 204. L’édifice La Survivance est le berceau du journal. C’est là qu’est né La Survivance en 1928 et c’est là que le journal a été imprimé jusqu’en 1967 lorsque La Survivance devient Le Franco-albertain. Durant toutes ces années le journal occupe un petit bureau au même étage que l’imprimerie, dans la partie nord de l’édifice. En 1973, le journal déménage dans l’édifice de M. Paul Châtain à quelques pas de l’édifice La Survivance. Avec le départ du poste CHFA de l’édifice La Survivance, l’ACFA déménage dans les anciens locaux du poste laissant les siens à l’Agence Prestige. Le Franco-albertain occupe alors la partie est de l’édifice.
Le livre – En 1976, le Centre culturel mobile de l’ACFA est à vendre. Dans son rapport annuel du 10 avril, le président de l’ACFA rapporte que le Centre culturel mobile a été vendu et qu’on a augmenté le personnel au bureau du Centre culturel à Edmonton. Il s’agit de Marie-Andrée Lasalle, ancienne secrétaire au bureau de l’ACFA qui est maintenant employée à plein temps au Centre culturel de l’ACFA.
L’éducation
Le 14 avril 1976, un accord entre le gouvernement de l’Alberta, la U of A, les Oblats et le gouvernement fédéral est signé. Le gouvernement fédéral versera un million de dollars pour l’achat du Collège annonce le Secrétaire d’État, l’honorable Hugh Faulkner, en février 1976. Dorénavant, Saint-Jean appartient à la U of A et l’université prend possession du terrain et des édifices le 1er mai 1976.
Bonnyville
Le Centre culturel de Bonnyville est une réalité. L’ouverture officielle a lieu le 27 février 1976.
Calgary
Première participation au défilé du Stampede avec un char allégorique monté par la Société franco-canadienne de Calgary.
La danse
Les Blés d’or, groupe de danse folklorique de Saint-Paul, participent à un grand festival international en France. Le groupe a été sélectionné par le Secrétariat d’État pour représenter le Canada au 14e Festival International des Pyrénées.
Le théâtre
Claire Ifrane est la nouvelle directrice artistique du TFE.
1977
Le Canada
En 1977, à la Conférence interprovinciale de St. Andrews, neuf premiers ministres parlent du droit de la minorité en matière d’éducation. Les gouvernements provinciaux acceptent en principe l’idée que l’instruction dans la langue de la minorité soit offerte là où les nombres le justifient et que la question des nombres devrait être évaluée à la largeur de la province et non par région. Cette décision va mener à la création de l’article 23 de la Charte des droits et libertés de 1982.
Maxwell Yalden remplace Keith Spicer comme Commissaire aux langues officielles.
Les associations francophones nationales
La FFHQ publie « Les Héritiers de lord Durham », document produit par la FFHQ et ses neuf associations provinciales. L’étude présente la situation des francophones hors-Québec.
À l’occasion de l’assemblée annuelle de l’ACELF qui se déroulait à Moncton en août 1977, le président de l’ACFA, en compagnie du directeur du Bureau de l’éducation se rendent à la Conférence de St. Andrews au Nouveau-Brunswick pour appuyer les revendications de la FFHQ. Suite à la déclaration faite par les premiers ministres à St. Andrews, le président écrit au premier ministre albertain pour réitérer sa demande d’une rencontre avec les représentants de l’ACFA. Suite à de nombreuses démarches, le 8 février 1978, l’ACFA présente un mémoire intitulé « Les problèmes à surmonter pour réaliser une éducation bilingue (française) efficace en Alberta » aux ministres Julian Koziak (Education) A.E. Hohol (Enseignement supérieur et Main-d’oeuvre) et H.A. Schmid (Culture) et L. Hyndman (Affaires intergouvernementales). Ce mémoire sera inclus dans le dossier du premier ministre Lougheed lors de la conférence interprovinciale qui a lieu en février à Montréal.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
L’édition du Franco-albertain du 11 mai 1977 rapporte que la candidature de Alain Nogue a été retenue pour le poste de coordonnateur en éducation de l’ACFA.
L’ACFA accepte une résolution concernant la vente du terrain de l’ancien émetteur de CHFA à Consor Builders Ltd. Cette compagnie offrait la somme de 4 425 000 $. Le contrat de vente est signé en septembre. L’ACFA va transférer tous les capitaux à une fondation dont les directeurs seront les sept derniers anciens présidents de l’ACFA.
Le diocèse d’Edmonton offre à l’ACFA l’occasion d’être locataire d’un nouvel édifice au coin de la Jasper et de la 113e rue. Mais le projet ne se réalise pas.
Les services francophones
Le livre – Le Carrefour qui existe depuis un certain temps adopte le nom « Le Carrefour ». La librairie se compose, à l’époque, d’un magasin et de comptoirs dans plusieurs régions (Bonnyville, Falher, Saint-Paul, Morinville-Legal). La directrice est Mlle Marie-Andrée Lasalle. On parle alors de la possibilité d’ouvrir un deuxième magasin à Edmonton. Les locaux seraient adjacents à la Caisse Francalta (Edmonton-Sud).
Le livre – Le 15 juin 1977, le feu ravage Le Carrefour situé au 11217 avenue Jasper. L’inventaire avant l’incendie était de 17 000 $. Par la suite, Le Carrefour déménage temporairement aux locaux du Secrétariat provincial de l’ACFA au 10012 109e rue. Suite à l’incendie, Le Carrefour organise une vente de livres endommagés qui rapporte 7 000 $.
Le livre – L’édition du Franco-albertain du 9 octobre 1977 rapporte l’ouverture officielle d’un comptoir du Carrefour à Calgary.
Bonnyville
L’édition du journal Le Franco-albertain du 21 décembre annonce l’ouverture officielle d’un bureau de Carda à Bonnyville.
Le commerce
En opération depuis le 4 novembre 1976, le 12 mars 1977, la Caisse Francalta-sud célèbre l’ouverture officielle de ses nouveaux locaux situés au 88o6-92e rue. Une foule d’environ 250 personnes participe aux célébrations. Le président de la caisse est M. Ernest Lefebvre et M. Mathias Tellier est gérant.
L’éducation
Le 20 juin 1977, le General Faculties Council accepte les recommandations du deuxième rapport McCalla en ce qui concerne le Collège Universitaire Saint-Jean. La recommandation deux dit : That CUSJ be given full faculty status with all the rights and responsibilities that faculty status implies. Cette recommandation est adoptée par le Bureau des gouverneurs de la U of A le 9 septembre 1977. Saint-Jean n’en portera le nom qu’une année plus tard, le 5 mai 1978 alors que le changement de nom est approuvé par le Bureau des gouverneurs.
Le 1er août 1977, Sylvia Landry entre en fonction à titre de responsable du Centre de documentation pédagogique du Collège universitaire Saint-Jean. Elle a comme mandat de recueillir tout le matériel didactique qui pourrait être utile dans le domaine de l’enseignement bilingue en Alberta, de le faire connaître et de le mettre à la disposition de tous ceux qui en ont besoin. Le Centre déménage dans l’ancienne annexe qui a été refaite pour accueillir la collection du Centre.
L’édition du Franco-Alhertain du 15 juin 1977 rapporte que l’Association des éducateurs bilingues de l’Alberta annonce les gagnants de son cinquième concours littéraire lancé en février dernier.
La musique
En 1977, Alliance Chorale de l’Alberta célèbre son 15e anniversaire.
Les Montéchos, sous la direction de M. Albert La France, se rendent en Israël à Noël. En plus de participer à un Festival de chorales à Bethléem la veille de Noël, la chorale prévoit chanter dans de nombreux endroits lors de sa visite de 15 jours en Terre Sainte.
Les fêtes, les célébrations, les événements spéciaux
Le 30 mai, l’ACFA régionale d’Edmonton tenait sa 28e Cabane à sucre. Environ 4 500 personnes venues de tous les coins de la province se sont rendues au Sportex. Mlle Dolores Tailleur, candidate de la Rivière-la-Paix, est élue Mlle Cabane à Sucre 1977.
1978
Le Canada
Le Parlement du Canada adopte le projet de loi C-42 qui modifie le Code criminel de façon à permettre aux parties à un procès devant un juge ou un jury d’être entendues dans l’une ou l’autre des langues officielles. La Loi ne prend effet dans les différentes provinces que lorsqu’elle est proclamée en vigueur par les autorités compétentes.
Le gouvernement fédéral dépose le projet de loi sur la réforme constitutionnelle qui vise, entre autres, à garantir l’égalité linguistique des collectivités francophones et anglophones du Canada.
En 1978, lors d’une rencontre des premiers ministres à Montréal, ceux-ci acceptent en principe que chaque enfant de la minorité a le droit de recevoir une éducation dans sa langue dans les écoles élémentaires et secondaires dans toutes les provinces où le nombre le justifie. Cette décision va mener à la création de l’article 23 de la Charte des droits et libertés de 1982.
L’Alberta
En 1978, l’Alberta reconnaît que les francophones peuvent recevoir l’instruction dans leur langue mais cette éducation française sera offerte à tout résident albertain qui veut s’en prévaloir. « It will continue to be our policy to allow admission to French language programs regardless of mother tongue. »
Edmonton
Edmonton est l’hôte des Jeux du Commonwealth.
Les politiciens francophones
Le 9 août, François McMahon, doyen du Collège universitaire Saint-Jean, annonce sa décision de briguer une nomination au Parti conservateur provincial pour la circonscription de Saint-Paul.
Les associations francophones nationales
La FFHQ publie son étude intitulée « Deux poids, deux mesures ». C’est un dossier comparatif sur la situation des francophones hors-Québec et celle des anglophones au Québec.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
Le Dr Roger Motut est élu président de l’ACFA en février 1978. Il a déjà occupé le poste de 1969 à 1971.
Léo Bosc est nommé directeur général de l’ACFA. Il sera remplacé par Paul Poirier.
Le conseil général de l’ACFA accepte une recommandation traitant de l’incorporation d’une fondation associée à l’ACFA et dont les revenus seraient versés à l’ACFA. L’argent provient de la vente du terrain de l’émetteur de la radio CHFA. Le conseil général de l’ACFA du 2 décembre 1978 accepte six recommandations au sujet de la fondation : que la fondation privée soit incorporée par acte privé de la législature de l’Alberta, que les directeurs de la fondation soient les sept derniers présidents de l’ACFA, que les buts de la Fondation soient les mêmes que ceux de l’ACFA et que les revenus de la Fondation soient remis en entier à l’ACFA pour ses oeuvres, etc.
L’exécutif de l’ACFA recommande au conseil général l’incorporation de la région de Plamondon à titre de nouvelle régionale sous la charte de l’ACFA.
Lethbridge et Red Deer deviennent des régionales de l’ACFA.
Les associations francophones de l’Alberta
Fernando Girard devient le premier coordonnateur du Conseil albertain de la coopération. Ce conseil est l’ensemble des coopératives de l’Alberta. Le but du conseil est de regrouper les efforts coopératifs dans tous les domaines, éducation, information, magasins, caisses. Ce conseil unit l’Alberta avec les coopérateurs du monde entier.
Le commerce
La coopérative Carda de Saint-Paul fusionne avec la coopérative Carda de la Rivière-la-Paix pour devenir Carda Ltée. Or, Carda d’Edmonton est une succursale du bureau de Saint-Paul. Carda offre des services d’impôt, d’assurance générale immobilière, de prêt et d’épargne. Carda Ltée compte 1 000 membres et 15 employés en 1978.
Les services francophones
Le livre – Le Carrefour déménage dans ses nouveaux locaux situés au 10014 109e rue.
Le livre – La régionale de Lethbridge annonce l’ouverture prochaine d’un comptoir du Carrefour dans la région.
Le film -« C’est l’nom de la game », un film documentaire produit par l’Office national du film et réalisé par Sylvie Van Brabant, est présenté au Salon du livre au théâtre du Collège Saint-Jean le 3 février 1978. Le film présente le problème des francophones hors-Québec à partir du vécu d’une petite communauté rurale de l’Alberta, Saint-Vincent.
L’éducation
La première conférence provinciale de l’organisme Canadian Parents for French se déroule à l’auditorium de l’école J.H.-Picard. Mme Elaine Kuhlemeyer, présidente provinciale, accueille plus de 200 participants.
L’édition du Franco-albertain du 1er février 1978 annonce que le Cercle Pie XI de l’AEBA de Bonnyville a décidé de rétablir le Concours oratoire qui n’existe plus depuis 10 ans.
Girouxville
L’histoire et la recherche – La paroisse de Girouxville célèbre son 50e anniversaire.
Saint-Isidore
L’histoire et la recherche – Saint-Isidore célèbre le 25e anniversaire de sa fondation.
L’histoire et la recherche
L’église Saint-Joachim est déclarée « monument historique » et la paroisse reçoit officiellement la plaque le 9 décembre 1980.
La musique
Le 18 mars 1978, la Chorale du Collège Saint-Jean célèbre ses quinze ans d’existence. Son directeur musical est Albert La France.
Fondation de la chorale Voix des Rocheuses à Calgary.
La danse
Grâce aux efforts de la régionale d’Edmonton, le groupe de danse folklorique de Saint-Paul, Les Blés d’Or, participe aux cérémonies d’ouverture des Jeux du Commonwealth qui ont lieu à Edmonton.
Le théâtre
Fondée en 1978, la Boîte à Popicos est une troupe professionnelle ayant pour mandat de présenter un théâtre de qualité au jeune public. Active jusqu’en 1992, la troupe remporte le prix Sterling pour sa production du « Petit Prince » en 1988. La Boîte à Popicos offre à son public deux créations albertaines « Il était une fois Delmas, Sask…mais pas deux fois » d’André Roy et Claude Binet en 1990 et « Mission Nord-Ouest » de Réjean Boutin en 1991. La troupe est aussi l’instigatrice d’un Festival de théâtre jeunesse qui a connu et continue de connaître beaucoup de succès depuis sa fondation en 1989.
1979
Le Canada
Charles Joseph Clark est premier ministre du Canada de 1979 à 1980 (gouvernement conservateur du 04.06.1979 au 03.03.1980).
À l’occasion d’une conférence constitutionnelle fédétale-provinciale, la question de l’inclusion d’une charte des droits linguistiques dans la Constitution est de nouveau débattue sans que l’on parvienne à un accord.
Le commerce
En juin 1979, Carda, Coopérative d’aménagement régionale de l’Alberta, ouvre ses nouveaux locaux dans l’édifice South Centre d’Edmonton. Un mois auparavant, la succursale de Saint-Paul s’installait dans un édifice flambant neuf. Carda compte à l’époque cinq succursales à travers la province et a un actif qui dépasse les deux millions.
Les services francophones
Le livre – En mai 1979, Angele Drolet succède à Marie-Andrée LaSalle à la tête de la librairie le Carrefour. Puis en novembre de la même année, Claire Lafrenière entre en fonction. À l’époque il y a des comptoirs du Carrefour à Edmonton-Sud, Calgary, Lethbridge, Legal, Red Deer et Plamondon.
La télévision – Grâce au Plan accéléré de rayonnement de Radio-Canada, la télévision française arrive à Hinton qui se joint alors au réseau de la télévision française en Alberta. CBXFT à Edmonton diffuse environ cinq heures d’émissions régionales chaque semaine.
L’éducation
En mai 1979, on célèbre l’inauguration officielle de la Faculté Saint-Jean au Convocation Hall de l’édifice des Arts. Deux diplômes honorifiques sont remis à l’occasion : un à Antonine Maillet et l’autre au père Arthur Lacerte.
En avril 1979, l’Alberta Teachers’ Association sous la présidence de M. Kryzanowski a adopté une motion voulant que tout enfant, en Alberta, ait le droit de recevoir son éducation en français ou en anglais. Les six cents délégués à cette assemblée générale de l’ATA ont aussi fortement appuyé une seconde résolution demandant au gouvernement albertain de passer une loi à cet effet. A l’époque, plus de six mille étudiants fréquentent diverses écoles bilingues ou d’immersion dans tous les coins de la province.
Fort McMurray
M. Jean-Guy Thibaudeau présente sa demande officielle au conseil général de l’ACFA afin que la région de Fort McMurray devienne régionale de l’ACFA. Elle compte plus de cent membres actifs.
La danse
Le 29 novembre, à Saint-Paul, les Blés d’or lancent le projet Héritage franco-albertain parrainé par la troupe de danse. Le projet s’échelonne sur deux ans et a pour but de retrouver les traditions de nos pionniers canadiens-français dans cinq domaines : chansons et musique, costumes, cuisine, danse et légendes.
1980
Le Canada
Pierre Elliott Trudeau est premier ministre du Canada de 1980 à 1984 (gouvernement libéral du 03.03.1980 au 30.06.1984).
Le gouvernement du Canada dépose un projet de résolution constitutionnelle ayant pour but le rapatriement de la Constitution. La résolution établit un mécanisme de modification constitutionnelle et contient la Charte canadienne des droits et libertés qui traite, entre autres, du droit à l’instruction dans la langue de la minorité à l’article 23. Le Parlement adopte la résolution en 1981.
Air Canada affiche depuis quelques temps des panneaux annonçant un service bilingue à l’aéroport international d’Edmonton. C’est en fait la seule compagnie aérienne à le faire.
Les autres provinces et territoires
Le Québec – Référendum sur l’avenir du Québec : environ 60 % des Québécois rejettent la proposition de souveraineté-association du gouvernement Lévesque.
Edmonton
Les centres de Main-d’oeuvre d’Edmonton affirment que plus de 300 nouveaux Québécois arrivent à Edmonton chaque mois.
L’Église
Au mois d’avril, les travaux de construction de la nouvelle église de la paroisse Saint-Thomas d’Aquin débuteront, afin de répondre aux besoins actuels : le nouvel édifice pourra accueillir quelque 400 familles, alors que l’ancien en contenait à peine 250.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
M. Roger Lalonde est élu président de l’ACFA. Il remplace Roger Motut.
Le 12 mars 1980, l’ACFA fait parvenir à tous les membres de son Conseil général un document préparatoire sur la question du référendum québécois et la position de l’ACFA. Le document offre cinq options face au référendum.
Léo Bosc, le directeur général de l’ACFA, informe les membres de l’exécutif que les archives de l’ACFA ont été déposées d’une façon permanent e aux archives provinciales mais que l’ACFA en demeure quand même propriétaire.
Le commerce
L’Alberta aura bientôt son premier annuaire des organismes et des commerçants francophones de la province.
Les services francophones
Le livre – En janvier 1980, Le Carrefour d’Edmonton est incorporé et devient La Librairie Le Carrefour Bookstore Ltd.-Ltée. Le magasin est situé au 10014 de la 109e rue.
Le Carrefour retrace son histoire au premier service de livres offert par l’ACFA en 1946 alors que le magasin de l’ACFA était situé au rez-de-chaussée de l’édifice La Survivance. Ce service offrait de 1 500 à 2 000 livres et le gérant du magasin était Maurice Lavallée. C’est cet effort initial qui a déclenché la collaboration entre un magasin de livres spécialisés dans la vente d’oeuvres françaises et l’Alberta School Book Branch et qui par la suite a attiré les librairies Fides et Schola, deux tentatives de librairie française à Edmonton.
De là est né le comptoir de livres situé dans l’édifice de la Caisse Francalta en 1976. La Librairie Le Carrefour est opérée par le secteur provincial de l’ACFA qui en est propriétaire. Le mandat principal de la librairie est d’assurer la distribution de livres et autres ressources en français sur tout le territoire albertain.
Le livre – Le 11 octobre a lieu l’ouverture du Carrefour de Fort McMurray. Le maire de l’endroit et Eugène Trottier, employé de l’ACFA provinciale, coupent ensemble le ruban traditionnel.
La radio et la télévision – On peut maintenant capter Radio-Canada à Grande-Prairie, autant à la télévision qu’à la radio; le réseau de télévision devient aussi disponible au Lac-la-Biche et à Plamondon.
Les manoirs – Au début avril 1979, les travaux de construction du manoir Saint-Joachim commencent. En janvier 1980, le comité de la Société du manoir accepte les applications des futurs résidents du manoir et les portes du manoir ouvrent en juin 1980.
L’éducation
Cent vint-cinq enseignants d’Edmonton se réunissent pour le lancement du premier guide pédagogique pour l’enseignement du français de la 1er à la 12e année.
Gamila Morcos est nommée doyen de la Faculté Saint-Jean, poste qu’elle occupe jusqu’en 1985.
Fort McMurray
Fort McMurray devient une régionale de l’ACFA.
Plamondon
La construction de la Villa des pionniers, maison à appartements pour les personnes âgées de Plamondon, est terminée.
Rivière-la-Paix
La région de Rivière-la-Paix a maintenant son antenne Radio-Canada, télévision et radio.
Saint-Paul
Mère Térésa sera de passage à Saint-Paul durant l’été pour recueillir le don de près de 150,000 $ que les citoyens de la municipalité ont amassé.
L’histoire et la recherche
L’histoire franco-albertaine est à l’honneur dans un projet soumis pour le 75e anniversaire de la province par trois professeurs : Sr Alice Trottier et Gratien Allaire de la Faculté Saint-Jean et Ken Munro de la U of A. On fera traduire et on publiera la thèse de Edward Hart sur l’histoire des francophones à Edmonton et on publiera une brochure qui contient des entrevues du Dr Joseph Moreau, de Mme Gertrude Biais, du juge Déchène, de M. Maurice Lavallée etc. Ces deux documents figurent dans la bibliographie du présent travail.
La musique
Le Franco du 11 janvier 1980 annonce le nouveau disque de Gabrielle Bugeaud.
FJA organise le Festival de la chanson dans le but de promouvoir et d’encourager les jeunes talents musicaux francophones de l’Alberta.
La danse
En 1980, on rapporte que trois troupes de danse folklorique et de gigue canadiennes-françaises existent maintenant à Edmonton. Il s’agit de « Les Alouettes » de l’école Saint-Thomas-d’Aquin, sous la direction de Suzanne Foisy, de « Les Arc-en-ciel » de l’école J.H. Picard sous la direction de Suzanne Foisy et de Ronald Boivin et de « La Girandole » une troupe de gigueurs de la Faculté Saint-Jean sous la direction de Gilbert Parent.
Le théâtre
Pierre Bokor, le directeur artistique du Théâtre français d’Edmonton récemment embauché comme professeur d’art dramatique à la Faculté, fonde la troupe le Théâtre à la carte. Composé d’étudiants de la Faculté Saint-Jean, le groupe remporte le premier prix du One Act Play Festival d’Edmonton pour « Sinfonietta » de Jean Tardieu au Festival Stage One à Edmonton en 1989-1990. La mise en scène est de Sylvie Nicolas.
La Boîte à Popicos présente la première pièce de théâtre franco-albertaine destinée aux enfants, « Fascinéma ». La pièce, écrite par Suzette Lagacé-Aubin, se veut une adaptation des fables de Lafontaine et sillonnera les routes de la province pendant une bonne partie du mois de février.
Le Cercle dramatique de Saint-Paul célèbre son 25e anniversaire.
1981
Le Canada
Le Parlement britannique approuve la résolution constitutionnelle du Parlement canadien et donne effet à la Loi constitutionnelle de 1982.
Ouverture, le 22 octobre, du Bureau régional du Commissaire aux langues officielles sous la direction de Déni Lorieau. Situé à Edmonton, le bureau servira les résidents de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
Edmonton
Ouverture du West Edmonton Mall, le plus grand centre commercial au monde ! À l’époque, il compte 225 magasins.
L’Église
Mgr Henri Légaré, archevêque de Grouard-McLennan, a été élu président de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Il occupera ce poste pour une période de deux ans.
L’histoire et la recherche – La paroisse Immaculée-Conception d’Edmonton fête ses 75 ans.
Les associations francophones nationales
La présidente de la Fédération des francophones hors-Québec, Mme Jeannine Séguin, déclare que dans son état actuel la charte des droits linguistiques acceptée par le gouvernement fédéral et les provinces à majorité anglophone est nettement insuffisante pour garantir les droits linguistiques des francophones hors-Québec. Le président de l’ACFA, M. Lalonde, ajoute que l’article 23 accorde un minimum de droits insuffisants.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
L’ACFA fait connaître sa position officielle concernant la Constitution du Canada. L’ACFA appuie le projet de rapatriement de la Constitution et une charte des droits tout en regrettant que les droits linguistiques ne soient pas accordés à tous les Canadiens, que la clause « des nombres suffisants » y soit toujours, que le droit à la gestion scolaire soit absent et que la province de l’Ontario tout au moins et toutes les provinces en principe ne soient pas asujetties à l’article 133 de l’AANB.
On distribue aux membres de l’ACFA une copie du rapport Bérubé, qui définit les changements devant être apportés à l’association et les recommandations à ce sujet.
Le budget de l’ACFA provinciale dépasse le million de dollars. En mai 1926, quelques mois avant son congrès de fondation en juillet 1926, l’ACFA avait 66,25 $ en banque.
Les associations francophones de l’Alberta
FJA présente la première édition de la Fête jeunesse du patrimoine qui se tiendra à Saint-Vincent. Pour un peu moins de 25 ¢, les jeunes francophones de la province peuvent participer à diverses activités sportives et culturelles.
Lors de sa réunion annuelle, le CAC crée le trophée « Fernando-Girard » en l’honneur de M. Girard, leader de la coopération en Alberta décédé le 1er mars 1980. La première année, le trophée sera décerné à Ghislain Bergeron, beau-fils de M. Girard.
Les services francophones
La télévison – Depuis novembre, on diffuse, par satellite, la chaîne de télévision québécoise TVA dans l’Ouest du pays. Il faut toutefois un permis du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications et de l’équipement spécialisé pour avoir accès à la programmation.
Les manoirs – Le Manoir Saint-Joachim ouvre officiellement ses portes le 27 novembre.
Le centre francophone – L’ACFA régionale d’Edmonton se propose de mettre sur pied une société à but non lucratif dont le but serait de créer u n centre socio-culturel à Edmonton. Une première rencontre a eu lieu au début de l’année à la Faculté et d’autres sont tenues par la suite. Cependant, le projet ne fonctionnera pas.
Saint-Albert
On dévoile, pour l’ouverture du Palais de justice de Saint-Albert, une plaque commemora-tive en l’honneur de François-Xavier Plante, premier magistrat de la municipalité.
Saint-Paul
Fort McMurray devient une régionale de l’ACFA.
Plamondon
La construction de la Villa des pionniers, maison à appartements pour les personnes âgées de Plamondon, est terminée.
Rivière-la-Paix
La région de Rivière-la-Paix a maintenant son antenne Radio-Canada, télévision et radio.
Saint-Paul
Le 17 mars 1981, tout ce qu’Héritage franco-albertain avait recueilli pendant les deux années d’existence est ravagé par le feu qui a presque complètement détruit le Centre culturel de Saint-Paul. Les anecdotes, les auto-biographies, les légendes, les recettes, les chansons, les soirées de danse traditionnelles, tout est en cendres. Au moment de l’incendie, l’édifice n’hébergeait que la troupe folklorique les Blés d’or, mais la régionale de Saint-Paul et Le Carrefour devaient s’y installer sous peu.
La musique
L’Alliance chorale Alberta présente son « Choeur à coeur » du 22 au 25 janvier. Parmi les chefs de choeur professionnel de la chorale Pro-Coro à Edmonton, groupe qu’il a formé en 1976. M.
Gervais est natif de Falher.
Le théâtre
Le Théâtre français d’Edmonton lance le tout premier festival de théâtre francophone de l’Alberta. Près de 200 personnes de théâtre participeront à l’événement.
À Calgary en 1981, deux troupes réunissent de nombreux amateurs de théâtre : le Tréteau des Rocheuses, une troupe de l’Alliance française de Calgary et la Société de théâtre de Calgary connue aussi sous le nom de la Troupe des avant-cimes. Ces troupes jouent un peu de tout y compris une création franco-albertaine, « La Génération velero » de Gisèle Villeneuve.
Une personnalité intéressante
Décès de Georges Bugnet, à l’âge de 101 ans et il mois. Originaire de France, c’est en 1905 qu’il s’installait au nord d’Edmonton avec son épouse, Julia Ley.
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