De 1949 à 1967
Le dreapeau canadien est inauguré le 15 février 1965 sur la colline du Parlement à Ottawa. Le très honorable Lester B. Pearson est alors premier ministre. Avant lui il y avait eu le gouvernement conservateur de John George Diefenbaker qui lui, avait remplacé Louis Saint-Laurent en 1957.
Sur la scène nationale
En 1956, le gouvernement fédéral nomme la Commission royale d’enquête Fowler pour étudier la question de la radio et de la télévision au pays. Un des effets de la Commission Fowler est l’adoption, en 1958, d’une nouvelle loi canadienne de la radiodiffusion. Le deuxième rapport Fowler, en 1961, est favorable aux quatre postes de l’Ouest. En 1966, le Livre blanc sur la radiodiffusion rappelle l’importance d’établir des services de réseaux nationaux complets dans les deux langues officielles.
En 1963, la Commission royale d’enquête est créée pour faire rapport sur l’état du bilinguisme et du biculturalisme au Canada. C’est un des événements les plus importants pour les communautés minoritaires du Canada. Le deuxième livre (1969) du rapport traite d’éducation française et présente plusieurs recommandations ayant trait à la création d’écoles françaises et d’écoles d’immersion. La 19e recommandation indique le besoin de créer un établissement de formation des maîtres pour répondre aux besoins des quatre provinces de l’Ouest.
D’autres événements viennent appuyer les progrès du bilinguisme. En 1958, le gouvernement fédéral approuve la traduction simultanée des débats de la Chambre des communes. Une motion semblable concernant le Sénat est approuvée en i960. Egalement en i960, la Déclaration canadienne des droits garantit à toute personne le droit à l’assistance d’un interprète. En 1964, la Commission du service civil met sur pied le Programme d’enseignement des langues et offre, pour la première fois, une formation linguistique aux fonctionnaires fédéraux.
L’Alberta
En Alberta, en décembre 1957, l’honorable A.J. Hooke, secrétaire provincial, forme une commission royale d’enquête sur tout le système scolaire. L’honorable Donald Cameron, sénateur, est nommé président. Le rapport final de la Commission n’est pas du tout favorable ni aux francophones ni aux catholique.
Les associations francophones nationales
Pendant la période allant de 1949 à 1967, plusieurs associations francophones nationales visitent l’Alberta. Par exemple, le congrès de l’ACELF a lieu à Edmonton en 1957. La Fédération canadienne-française de l’Ouest tient son assemblée annuelle à Edmonton en 1964 et en 1966.
Mais de tous ces événements, c’est la visite, en l’automne 1956, du Conseil canadien de la coopération qui va le plus marquer l’Alberta francophone. Le CCC existe depuis 10 ans et son but est de semer et répandre l’idée de la coopération. Cette visite marque le premier contact entre l’Assurance-vie Desjardins et l’ACFA.
Les politiciens francophones
Les politiciens francophones se font de plus en plus rares. On n’en compte que trois pendant la période allant de 1949 à 1967.
En 1951, Roméo Desfossés, candidat libéral de Falher, est élu lors d’une élection partielle dans le comté de Grouard.
En 1957, Marcel Lambert est élu député d’Edmonton-Ouest à Ottawa. Il est le petit-fils de L.-J.-A. Lambert qui représentait le comté de Saint-Albert au Conseil des Territoires du Nord-Ouest en 1903. Il est réélu en 1965. Il est président de la chambre en 1962-63. Pendant quelque temps, il occupe le poste de ministre des Affaires des anciens combattants.
De 1961 à 1971, Roméo Lamothe de Bonnyville est membre de la législature albertaine.
L’Association canadienne-française de l’Alberta
L’ACFA célèbre ses 25 ans en 1950. Le président général est alors le Dr Mousseau. Il est remplacé par M. J.-O. Pilon lors du 15e congrès général de l’ACFA tenu en avril 1952. M. André Déchène, devient président de l’ACFA lors du congrès de 1955. Il occupe le poste jusqu’en octobre 1961 alors que Me Louis A. Desrochers le remplace. En 1964, Me Lucien Maynard est élu président. Il est remplacé à son tour en 1966 par le Dr Joseph P. Moreau. Réélu par la suite, celui-ci se voit dans l’obligation de démissionner en 1967. M. Gérard Diamond est choisi pour le remplacer. Le Conseil général du 11 mai 1968 confirme l’élection de M. Diamond.
M. Eugène C. Trottier, ancien propagandiste de La Survivance, est engagé comme propagandiste de l’ACFA en 1955. Parmi les dossiers dont il est responsable figure celui du plan d’Assurance-vie Desjardins de l’ACFA qui est lancé officiellement lors du congrès de novembre 1959.
L’ACFA s’occupe aussi de radio et de télévision. L’idée d’un poste privé de télévision bilingue à Edmonton prend naissance en septembre 1957. Mais les problèmes abondent. L’ACFA abandonne le projet en juin 1958. On va plutôt appuyer, en 1960, la demande que fait la Société Radio-Canada au Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion pour l’établissement d’un poste de télévision à Edmonton. Radio-Canada promet cinq heures de français par semaine et laisse entrevoir la possibilité à l’avenir d’établir un poste satellite.
Parmi les nombreuses activités que l’ACFA entreprend on note, entre autres, l’établissement du Centre d’abonnements des revues de l’ACFA, la Société des prêts et bourses aux étudiants de langue française, le Service d’emploi de l’ACFA, le Club Parlez-vous dont le but est d’aider ceux qui le veulent à pratiquer la conversation française.
Le 12 avril 1965, il est décidé que le terrain et l’édifice du transmetteur de CHFA seront vendus à l’ACFA pour le montant de la dette que CHFA doit à l’ACFA. En 1970, les services d’urbanisme provinciaux et municipaux se montrent intéressés à acquérir le terrain. À l’époque, l’ACFA et CHFA sont en pourparlers avec la SRC concernant une vente possible de CHFA. Avec les profits, on se propose d’établir une fondation pour l’ACFA.
L’ACFA participe aussi à des projets qui touchent tout l’Ouest. En novembre 1960, le projet d’une Fédération canadienne-française dans les Prairies est lancé. Un des premiers gestes de la Fédération est la préparation d’un mémoire à l’adresse du ministère Culturel du Québec.
L’ACFA se préoccupe aussi de son organisation interne. En octobre 1960, l’ACFA organise une enquête sur tout ce qui touche au présent et au futur de l’Association. Suite à l’enquête, l’ACFA remplace les petits cercles paroissiaux par cinq grands cercles régionaux.
En 1964, le projet de loi demandant l’incorporation légale de l’ACFA a été adopté à l’unanimité par les membres de la législature. L’ACFA se donne alors une nouvelle constitution en 1965 et un nouvel écusson en 1976.
Fidèle à son mandat provincial, l’ACFA organise souvent la tenue de son congrès annuel à l’extérieur de la ville. Le congrès de 1965 a lieu à Bonnyville; celui de 1966 a lieu à Falher et le thème porte sur la jeunesse franco-albertaine. Le nombre d’inscriptions se chiffre à 350 personnes dont 140 jeunes. Le congrès de 1967 a lieu à Saint-Paul.
Les associations francophones de l’Alberta
La période allant de 1949 à 1967 est marquée par la mise sur pied de deux associations de jeunes. La première de ces associations est la Relève albertaine dont le premier congrès provincial a lieu le 5 novembre 1954. Le congrès de 1959 sera le dernier congrès de la Relève. Pour faire suite à la Relève, le Comité des jeunes du Cercle Edmonton de l’ACFA est créé le 25 octobre 1965.
Le secteur économique
Le Conseil albertain de la Coopération est créé en 1956. En 1967, le CAC s’affilie au Conseil canadien de la coopération. Le CAC a aussi conclu une entente avec la Credit Union League of Alberta.
Le bilan des 19 caisses populaires françaises en date du 31 mars 1963 révèle un total de 5 740 membres. La Fédération des caisses populaires bilingues de l’Alberta est fondée en août 1964.
En 1963, M. Fernando Girard participe à la naissance de CARDA de Saint-Paul. Il en assume la gérance.
La radio
L’ouverture du poste CHFA a lieu le 20 novembre 1949. Le premier gérant du poste CHFA est Romain LeClair. Hospitalisé le 2 novembre, il laisse la direction du poste à M. Télesphore Gareau, le gérant-adjoint. En octobre 1950, M. J.A. Gallant est nommé gérant. Il est remplacé en 1953 par M. Léo Rémillard qui est remplacé à son tour en 1956 par Bernardin Gagnon, gérant jusqu’à la vente du poste.
Le club de la radio CHFA est créé le 3 février 1951 comme solution à long terme au problème financier du poste. Le 19 octobre 1952, CHFA est officiellement relié au réseau de Radio-Canada.
L’ouverture officielle des nouveaux studios de CHFA a lieu le 23 mars 1961. Les Oblats et CHFA ont construit un deuxième étage à l’édifice La Survivance pour y loger les nouveaux studios et les nouveaux bureaux.
Le journal
En 1953, Jean Patoine est nommé directeur en chef de La Survivance. M. Eugène Trottier devient propagandiste de La Survivance en 1954. Le journal La Survivance change de nom et de forme en 1967. Dorénavant, il sera connu sous le titre de Franco-albertain.
Le livre
Le 15 juillet i960, les Éditions Fides de Montréal ouvrent les portes d’une succursale à Edmonton. Le 20 décembre 1963, la Corporation des éditions Fides annonce son intention de fermer sa succursale d’Edmonton. L’ACFA décide alors d’organiser une compagnie indépendante qui se portera acquéreur de la Librairie Fides qu’on nomme Schola par la suite. En septembre 1967, les actionnaires de la Librairie Schola décident de fermer les portes de la librairie.
L’éducation
Pendant la période allant de 1949 à 1967, l’AEBA continue de s’occuper de l’éducation française en Alberta. Par exemple, en octobre 1962, M. Laurent Beaudoin présente un projet de vacances qui suscite beaucoup d’intérêt. Il s’agit d’un voyage organisé dans l’Est pour les jeunes, le Voyage interprovincial de l’Alberta (VIA).
Mais il y a de grands changements à l’horizon. En 1962-63, M. Maurice Lavallée qui occupe le poste de président depuis seize ans est remplacé par M. Gérard Moquin de Bonnyville. Et en 1963, le conseil d’administration de l’AEBA étudie la formation d’un conseil de spécialistes de professeurs bilingues au sein de l’ATA. Ceci marque les débuts du Conseil français de l’ATA.
De grands changements se produisent aussi dans les trois grandes institutions d’éducation francophones : le Collège de La-Rivière-la-Paix, l’Académie Assomption et le Collège Saint-Jean. Le Collège Notre-Dame-de-la-Paix de Falher ouvre ses portes aux élèves en 1951 et il accueille des centaines de jeunes jusqu’en 1971.
En 1964, l’Académie de l’Assomption et la Commission des écoles séparées d’Edmonton concluent une entente pour l’intégration des années 7 à 9 dans le système scolaire subventionné. L’année suivante l’Académie Assomption obtient le privilège de se servir du français comme langue d’enseignement de la 10e à la 12e année. On espère établir une entente semblable pour le Collège Saint-Jean.
En 1953, le Collège Saint-Jean inaugure le nouveau pavillon du gymnase. Le 20 avril i960, le nouveau pavillon des classes est inauguré. En mai 1964, le Collège Saint-Jean annonce encore un autre nouveau projet de construction. Ce dernier édifice contiendra les bureaux de l’administration, des salles de cours, des laboratoires, des réfectoires et des salles de réunions.
Dès février 1961, le Collège Saint-Jean prépare son projet d’école de pédagogie relié à la faculté d’Education de l’Université Laval. La première inscription a lieu le 18 septembre 1961. Un mois plus tard, l’existence de l’école est menacée. Les problèmes se règlent peu à peu et à compter de septembre 1963, l’école de pédagogie de Saint-Jean est affiliée à la University of Alberta. L’entente d’affiliation est en vigueur pour une période de cinq ans.
Le cours des Arts du Collège Saint-Jean est affilié à la U of A en 1966. La permission d’offrir la deuxième année du cours des Arts est accordée en 1968. Le 22 septembre 1968, l’entente entre le Collège et la U of A est prolongée jusqu’au 22 septembre 1970.
Mais les plus grands changements se produisent au niveau de la loi scolaire qui permet l’utilisation du français à 50 % de la journée. Le projet de loi est annoncé en mars 1968 et l’amendement est adopté en avril.
Le théâtre
De 1949 à 1967, on fait du théâtre en français un peu partout : au Studio Theatre de la U of A, à la paroisse Saint-Joachim, au Cercle Dollard, au Club Alouette et au Collège Saint-Jean. Fondé en 1955 sous la direction de Mme Alphonsine Gouin, le Cercle dramatique de Saint-Paul est toujours très actif, la troupe du Théâtre français d’Edmonton aussi.
Mais à compter de 1963, on fait beaucoup de théâtre à Saint-Jean suite à la mise sur pied de la troupe des Collégiens comédiens sous la direction de Reginald Bigras. Le travail des Collégiens comédiens va donner lieu, en 1967, à la création par France Levasseur-Ouimet de la troupe Le Rideau rouge et à la renaissance du Théâtre français d’Edmonton.
En 1970, le TFE embauche un directeur artistique à temps plein. Plusieurs personnes occuperont le poste de directeur artistique du TFE par la suite : Julien Forcier, France Levasseur-Ouimet, Jean Fortier, Claire Ifrane, Eve Marie et Pierre Bokor.
La musique
En 1949, suite à l’invitation de Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l’Université Laval en visite à Edmonton, le Collège Saint-Jean délègue à Québec une chorale d’environ 65 collégiens. Le voyage dure un mois. L’année suivante, on parle d’un nouveau groupe de jeunes chanteurs, Les gais troubadours du Collège Saint-Jean. Le groupe sera très actif jusqu’en 1961. En 1963, Saint-Jean organise sa première chorale mixte sous la direction d’Albert La France.
Il importe de noter qu’à compter de 1967, l’organisation des chorales ‘À coeur joie’ vient remplacer l’ancienne formule des festivals de la chanson française qui ont perdu graduellement leur prestige.
Sur la scène classique, en 1962, plusieurs Canadiens français contribuent au succès de l’opéra « Il Trovatore » de Verdi sous la direction de M. Jean Létourneau. Deux ans plus tard, en octobre 1964, Létourneau, le directeur musical de The Edmonton Professional Opera Association, présente « Rigoletto ». La célèbre soprano de chez nous, Cécile Vallée-Jalbert de Bonnyville, y participe.
En 1967, deux groupes populaires très spéciaux font parler d’eux : « Les Copines » un groupe qui réunit sept jeunes filles de la ville et un groupe instrumental, « Les Mikis ».
Dans tout ce tableau, il y a pourtant une note triste. Il s’agit du décès en 1952 de Gédéon Pépin âgé de 73 ans.
L’Église
Mgr Anthony Jordan devient archevêque-coadjuteur d’Edmonton en 1955. Deux nouvelles paroisses et un bon nombre de nouvelles institutions religieuses sont créées pendant cette période.
En 1952, le père Patoine organise la paroisse Sainte-Anne de Jasper Place. La paroisse Saint-Thomas d’Aquin, située dans la région de Bonnie Doon à Edmonton, est fondée le 2 décembre 1960.
En 1952-53, on fonde la maison de retraite à Saint-Albert, L’étoile du nord, construite sur le site exact de la première école-couvent-orphelinat des Soeurs grises. Le nouveau Séminaire Saint-Joseph pour la formation du clergé diocésain est construit en 1956.
La même année, Mgr Lussier, évêque du diocèse de Saint-Paul, décide de bâtir un logis d’accueil pour les colons, le Centre d’accueil Quirion, situé dans le petit hameau de Saint-Edouard près de l’église paroissiale.
La paroisse de Saint-Joachim achète le couvent et la propriété des Fidèles compagnes de Jésus. L’édifice sert de presbytère jusqu’en 1974. L’ancien couvent sert de centre de rencontre et de nombreux groupes louent des locaux dans le vieil édifice. A compter de septembre 1969, l’ancienne école est louée au ministère des Travaux publics. En novembre 1972, le loyer de l’école est renouvelé avec le ministère de l’Education de la province de PAlberta pour y loger NAIT.
Les fêtes, les célébrations et les événements particuliers
La première Cabane à sucre a lieu à Edmonton en avril 1949.
La Cabane aura lieu par la suite au Sportex et puis au Fort Edmonton. En 1960, la 11e Cabane à sucre est caractérisée par un nouvel apport, la Cabane des jeunes. On note surtout la visite impromptue du Gouverneur général Georges Vanier et de Madame Vanier.
En juillet 1964, Gilles Vigneault, artiste invité de « Fête au village », se rend à Falher avec l’équipe de Radio-Canada.
Les régions et les villages
Dans les régions on voit naître de nouvelles paroisses et de nouvelles communautés. La paroisse Marie-Reine est fondée en 1950 et Saint-Isidore en 1953. La paroisse Saint-Philippe d’Atmore est fondée en 1954 et la paroisse l’Assomption de Grand-Centre en 1957.
D’autres endroits célèbrent des anniversaires importants. La paroisse de Girouxville célèbre son jubilé d’argent le 20 décembre 1953 et son jubilé d’or les 23 et 24 juin 1978. La paroisse Saint-Louis de Bonnyville célèbre son jubilé d’or en 1957. Saint-Albert célèbre son centenaire en 1961 et la paroisse de Legal célèbre son soixantième anniversaire de fondation en juillet 1963. La paroisse de Saint-Edouard célèbre son soixantième anniversaire en 1967.
Le 23 juin 1963, plus de 5 000 personnes rendent hommage aux pionniers de la Rivière-la-Paix. Organisé par l’ACFA, c’est le plus grand rassemblement de Canadiens français jamais vu en Alberta. Félix Leclerc est parmi les invités spéciaux.
D’autres centres font preuve d’un développement important. En 1955, Donnelly devient un village et Falher devient une ville.
Girouxville est officiellement reconnu comme village le 31 décembre 1951.
Dans certains villages et certaines régions les signes du progrès sont bien marqués. En 1949, la compagnie Imperial Oil creuse le premier puits dans la région de Rivière-la-Paix. Le village de Saint-Albert reçoit l’eau et les services d’égoûts en 1953-54. La même année a lieu à Bonnyville la bénédiction de l’école élémentaire Notre-Dame. Le 30 septembre de l’année suivante, Mgr Lussier bénit l’annexe de l’Hôpital Saint-Louis à Bonnyville.
L’école Saint-Dominic de Cold Lake ouvre en 1957. La nouvelle église paroissiale Sainte-Anne de Falher est bénie par Mgr Routhier en juin 1964. Le 24 juin 1964, Girouxville ouvre un nouveau pont, le pont Bleu situé sur la route 744 à 10 milles au sud de Girouxville. Le Lycée Louis-Pasteur est fondé à Calgary en 1966.
Mais de tous les projets, le plus original est sans aucun doute celui de Saint-Paul dont le projet de centenaire est une plaque d’atterrissage pour les objets volants non-identifiés.
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